Psyché et Cupidon

La pratique du SM, bien austère pour certains, m’a permis d’aller chercher beaucoup de choses au fond de moi, de mon inconscient, d’accepter de les regarder, prendre du recul, y réfléchir et réagir. Ce qui est quand même étourdissant c’est que quand je pense en avoir fait le tour, de nouvelles émotions se font jour, venant me titiller les neurones. La vie est ainsi faite que des évènements, discussions ou rencontres viennent toujours se greffer pendant ces périodes de réflexion et viennent valider la voie à explorer…

J’ai eu récemment quelques discussions très intéressantes, dont une avec un de mes ami-congénère-soumis qui donnait des qualificatifs féminins à ses fantasmes. Cela m’a amené à réfléchir et discuter avec mon Elle de cet Anima*.

C’est bien sûr grâce encore à la pratique du SM et de la D/s que j’ai identifié cette facette inconsciente  car l’un des principes de base de cette relation est d’apprendre à lâcher prise sur mes certitudes et mon ego. Cela a pris du temps avant que je puisse comprendre la dimension de ce que je ressentais et encore plus pour y mettre des pensées conscientes. Ce processus d’individuation a commencé par de subtiles émotions que je n’avais pas ressenti auparavant qui se sont faites de plus en plus présentes au fur et à mesure que notre relation D/s prenait place. Bien sûr cela ne s’est pas fait toujours facilement et je n’ai surtout pas compris tout de suite ce qu’en représentait leurs expressions. Je soupçonne que certaines de mes réactions parfois virulentes étaient provoquées par cette Anima ou par l’homme qui voulait reprendre sa légitimité exclusive.

Il est vrai que cela semble contre-nature d’accepter cette facette pour un homme. Le réflexe premier est de la refouler. Le problème est que l’humain a une fâcheuse tendance à projeter sur l’autre ce qu’il n’accepte pas de son inconscient. De plus son attitude est influencée subjectivement d’une façon d’autant plus vigoureuse qu’elle est inconsciente. L’expression inconsciente de l’Anima peut se caractériser par des saut d’humeurs inexplicables, laissant l’homme dans une sorte de vide incompréhensible.

Il m’a fallu donc initier le dialogue avec ma propre image inconsciente féminine lui permettant de s’exprimer sachant que l’alternative était de d’en projeter inconsciemment une image négativiste de celle-ci autour de moi. Tout ce processus inconscient qui me faisaient réagir négativement vient maintenant me construire, me stabilise dans ma relation avec l’autre car je m’identifie mieux dans mon entièreté.

Messieurs, acceptez de regarder et suivre la femme qui vous accompagne de l’intérieur… Vous y trouverez bien sûr une Venus, mais aussi une Déesse qui aura la sagesse de vous guider. Le dialogue intérieur ou la verbalisation de votre partenaire invisible ne sont pas des exercices faciles au premier abord mais ils vous aideront peut-être à trouver votre bien-être…

* (Selon Jung l’Anima représente la part de féminité inconsciente de l’homme, en miroir de l’Animus représentant la part de masculinité inconsciente chez la femme).

En prenant le temps de me poser et d’ouvrir mon esprit, je me trouve à élever mon niveau de compréhension sur ce que je suis. La pratique du SM, bien austère pour certains, m’a permis d’aller chercher beaucoup de choses au fond de moi, de mon inconscient, d’accepter de les regarder, prendre du recul, y réfléchir et réagir. Ce qui est quand même étourdissant c’est que quand je pense en avoir fait le tour, de nouvelles émotions se font jour, venant me titiller les neurones. La vie est ainsi faite que des évènements, discussions ou rencontres viennent toujours se greffer pendant ces périodes de réflexion et viennent valider la voie à explorer…

J’ai eu récemment quelques discussions très intéressantes, dont une avec un de mes ami-congénère-soumis qui donnait des qualificatifs féminins à ses fantasmes. Cela m’a amené à réfléchir et discuter avec mon Elle de cet Anima (Selon Jung l’Anima représente la féminité inconsciente de l’homme, en miroir de l’Animus représentant la masculinité inconsciente chez la femme).

C’est bien sûr grâce encore à la pratique du SM et de la D/s que j’ai identifié cette facette inconsciente car l’un des principes de base de cette relation est d’apprendre à lâcher prise sur mes certitudes et mon ego. Cela a pris du temps avant que je puisse comprendre la dimension de ce que je ressentais et encore plus pour y mettre des pensées conscientes. Ce processus d’individuation a commencé par de subtiles émotions que je n’avais pas ressenti auparavant qui se sont faites de plus en plus présentes au fur et à mesure que notre relation D/s prenait place. Bien sûr cela ne s’est pas fait toujours facilement et je n’ai surtout pas compris tout de suite ce qu’en représentait leurs expressions. Je soupçonne que certaines de mes réactions parfois virulentes étaient provoquées par cette Anima ou par l’homme qui voulait reprendre sa légitimité exclusive.

Il est vrai que cela semble contre-nature d’accepter cette facette pour un homme. Le réflexe premier est de la refouler. Le problème est que l’humain a une fâcheuse tendance à projeter sur l’autre ce qu’il n’accepte pas de son inconscient. De plus son attitude est influencée subjectivement d’une façon d’autant plus vigoureuse qu’elle est inconsciente. L’expression inconsciente de l’Anima peut se caractériser par des saut d’humeurs inexplicables, laissant l’homme dans une sorte de vide incompréhensible.

Il m’a fallu donc initier le dialogue avec ma propre image inconsciente féminine lui permettant de s’exprimer sachant que l’alternative était de d’en projeter inconsciemment une image négativiste de celle-ci autour de moi. Tous ce processus inconscient qui me faisaient réagir négativement vient maintenant me construire.

Messieurs, acceptez de regarder et suivre la femme qui vous accompagne de l’intérieur… Vous y trouverez bien sûr une Venus, mais aussi une Déesse qui aura la sagesse de vous guider ! Le dialogue intérieur et la verbalisation de votre partenaire invisible n’est pas un exercice facile au premier abord mais ils vous aideront peut-être à trouver votre voie…

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Je n’y avais pas prêté attention…

Dans la douceur des vacances, entre piscine et ballades au soleil, nous passions aussi beaucoup de temps pour « nous ». Elle n’avait pas fait manque d’imagination dans la manière d’épicer notre vie intime. Je me sentais vraiment en phase avec elle. Elle avait affirmé sa place de Dominante en épiçant notre relation d’une pointe d’humiliation, un soupçon de contraintes, le tout relevé à l’arôme BDSM. La constante étant que je ne savais jamais quand le temps de nous sustenter d’émotions fortes allait venir ni ce qu’il y aurait au menu des épices.

C’est dans cette même douceur de vivre que peut me tomber dessus à tout instant la plus implacable des demandes ou douloureuse contrainte qu’en ma position de soumis je me dois d’accepter.

… Moi qui ai pourtant l’œil aiguisé pour ces choses là, je n’y avais vraiment pas prêté attention…

Nous étions donc en train de finir nos cafés sur la terrasse et nous nous apprêtions à aller nous protéger du soleil de l’après-midi quand Elle dit :

- »Tiens j’ai une idée »…

Cette phrase, toute droite sortie de son esprit parfois (enfin souvent) sadique n’annonce jamais rien de bien réjouissant pour ma personne. J’ai aussi appris à ne surtout plus essayer de demander quels pourraient être les aboutissants de cette nouvelle idée au risque de me retrouver dans une situation encore plus hasardeuse.

Donc, je me tus et attendis.

Elle entra dans la maison puis vint me rechercher pour m’emmener dans la chambre. Je dû me déshabiller et elle me laissant là, nu. Je ne vis pas de signe de sa part qui aurait pû me faire penser qu’elle allait m’enlever la Birdlocked Pico que je portais depuis la veille en punition d’une de mes nombreuses indélicatesses. Elle me fit enfiler une cagoule en latex. Une possédant des petits trous au niveau des yeux qui n’empêche pas vraiment de voir mais qui limite considérablement le champ de vision. Mon espace de perception fut soudain réduit à une vision juste floutée, une forte odeur de latex et une audition assourdie. Je ne parle même pas ici de la mauvaise sensation de ressembler à une grosse mouche !

Mais porter une cagoule reste toujours pour moi une expérience intense. L’esprit est protégé de ses stimulus usuels. Je sais aussi que je renvoie une image dépersonnalisée, le visage n’ayant plus de possibilité de s’exprimer. Je ne peux donc plus accrocher mon Elle du regard. Dans ce « bondage » mon esprit s’isole alors de son environnement et l’attention converge peu à peu sur les ressentis, le corps et les sensations.  La bulle se crée alors avec mon Elle, je ressens intensément son énergie. Ses plus subtils touchers s’écoulent en moi pour m’inonder de vagues voluptueuses.

Elle vint se placer devant moi et je devinais son regard amusé. Sans un mot, elle attacha l’extrémité d’une sangle autour de mon scrotum, se retourna et me tira en avant. Je traversais donc l’appartement, me laissant guider ainsi tiré en laisse. C’est alors qu’elle ouvrit la porte menant sur la terrasse ! Non pas ça ! Elle ne va pas le faire ! Malgré ma volonté à vouloir la suivre, j’ai probablement tressailli car elle tira fermement sur la sangle, me forçant ainsi à sortir. Elle s’arrêta au milieu de cette cour, me fît accroupir et noua la sangle à un anneau fixé sur un regard au sol.

Je n’y avais pas prêté attention à ce crochet, mais Elle… si !

- »Bon je vais me mettre un peu au frais. Je te conseille de ne pas bouger ! »

Elle tourna les talons et rentra, non sans avoir immortalisé ce qui allait devenir un grand moment de solitude.

solitude

C’est alors que je réalisais que je me trouvais dans l’axe de la porte d’entrée vitrée du voisin. Et s’il venait à sortir ? Quelle serait sa réaction de trouver un homme à poil, encagé, la tête dans une cagoule en latex attaché par la queue au milieu de la terrasse ? Je sentis la panique m’envahir. Le soleil me chauffait dur au travers de la cagoule, mais ce n’est pas la chaleur qui me faisait transpirer. Combien de temps allait-elle me laisser ainsi ? Même si Elle avait prévu de me libérer rapidement, il ne suffisait que d’une fraction de seconde pour être découvert ainsi. Toutefois, je réussis à garder mon calme. Si Elle m’a attaché ici, c’est volontairement qu’elle l’a fait. L’épreuve est justement de savoir me contrôler et lui faire confiance. La cagoule qui m’aide habituellement à mieux ressentir mes émotions est subitement devenue véritablement gênante. Ainsi stéréotypé, n’importe quel inconnu comprendra au premier coup d’œil que je pratique le SM. Elle m’empêche de pouvoir regarder dans la direction de l’entrée de notre appartement et celle du voisin, de plus je n’arrive pas à distinguer convenablement l’origine des bruits qui me parviennent. Je me sens vraiment déstabilisé, les jambes flageolantes.

C’est alors que j’entendis des pas crisser sur le gravier pour s’arrêter derrière moi. Là j’en prends pour 15 jours d’adrénaline! Je suis cuit, ca y est, c’est le voisin m’a aperçu et est sorti de chez lui. J’essaye d’imaginer ce qu’il risque de se passer. Si c’est lui, que vais-je pouvoir faire ? Il n’y aura rien à à justifier. Ma situation actuelle est simplement hors de ce que l’on peut expliquer ! Mais je sens une main se poser délicatement sur mon épaule et comprends que  c’est mon Elle qui m’a rejoint.

Elle me détacha et me ramena tranquillement par la sangle dans l’appartement protecteur.

- « Je suis fière de toi » me dit-elle simplement.

Fier je l’ai été, oui, mais après coup seulement. Fier d’avoir surmonté ma peur, fier d’avoir gardé le contrôle de mes émotions sans céder à la panique, fier de ne pas l’avoir déçue. Fier mais heureux aussi de réaliser qu’au restaurant des émotions, ce n’est pas le plat des expériences les plus douloureuses qui est nécessairement le plus pimenté.

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humiliation

Le désir de soumission se ressent souvent comme une nécessité de s’abandonner à l’autre pour son propre plaisir. C’est en quelque sorte un jeu où le sentiment d’appartenance, de transfert de contrôle, de lâcher prise, de surprise et d’inconnu en sont les cartes. La connaissance de l’autre et la confiance installée, l’exploration peut alors commencer…

Je pensais me connaître, particulièrement du fait que je sois axé sur l’ introspection (souvent un peu trop aux dires de ma bien-aimée), mais ce dont je me rends compte est que nos activités m’amènent à révéler mes émotions longuement enfouies au fond de moi et à découvrir des sources innatendues de plaisir. A l’opposé des expériences physiques, le voyage psychologique commence souvent avant même d’avoir pris le billet et c’est généralement après coup que je comprends le sens de ces instants vécus.

J’ai comme tout le monde eu et ai encore des fantaisies érotiques, des fantasmes (Pfff… heureusement !), mais jamais je n’ai fantasmé sur le fait d’être rabaissé, humilié et pourtant au final je découvre que cette humiliation m’apporte énormément de plaisir.

Mais que se passe t-il quand je dois faire face à une situation définie comme volontairement embarrassante ou humiliante par mon Elle ? Pourquoi ce que je fuis instinctivement m’excite finalement terriblement ?

Me retrouver à poil et tenu en laisse par ma Maitresse au milieu d’une soirée, me faire porter ses sous-vêtements sur ma cage de chasteté, finir le repas à manger ma glace par terre dans une gamelle sous ses quolibets et ceux d’une amie Domina ou plus simplement le rituel du soir où je dois m’agenouiller au pied du lit et attendre qu’ Elle m’accepte dans sa couche ou me dise de dormir par terre, m’auraient semblé difficile à assumer au premier abord. Mais à bien y réfléchir… Plus je me trouve enfoncé dans l’humiliation, plus la situation m’échappe sans autre solution que d’accepter. Quand je ne trouve plus les mots pour faire face, que les jambes ont du mal à me soutenir, que la nausée de l’auto-dégout monte et que mon esprit s’efface, conscient de ce conflit interne… et plus je suis excité. Quel terrible paradoxe !

Dans ces moments, je me trouve à entendre deux voix : la raisonnable qui me dit : « Aller, mon gars, relève la tête, envoies tout balader et sors toi de cette situation » et l’autre, passionnée, qui me crie : « Fais confiance et obéis ! » Me lever et fuir vers la porte dérobée sur une amère liberté ou accepter, se plier et vivre, exhalant ma soumission, surmontant mes inhibitions en savourant la victoire du mental sur l’instinct et l’égo.

La réalité s’entrechoque inévitablement avec les idéaux sociaux et il en résulte des impacts émotionnels dont souvent les dommages ne sont qu’imperceptibles mais résilients. Tout ce bagage émotionnel que nous transportons depuis les profondeurs de notre enfance se remplit d’expériences plus ou moins traumatiques et dont les peurs nous amènent à fuir et éviter toutes sortes d’émotions. Le masochiste que je suis est amené à inverser le sens de ces émotions à la recherche d’une explosion de plaisir. Tout ceci n’est viable que parce que j’ai une confiance absolue en mon Elle. Abandonner ses émotions à l’autre est aussi dangereux que le claquement d’un fouet à fleur de peau. Dans des esprits peu soucieux de leur jouet, le danger n’est plus une illusion et la relation peut alors être véritablement destructrice. Cette confiance m’a permis de lui donner les rênes pour me faire traverser mes peurs, comprendre mes rejets, faire face à mes démons ou encore jouer avec mon anxiété et mes rushs d’adrénaline. Une grande apnée émotionnelle dont je ne ressors paradoxalement pas essoufflé.

Je dois avouer qu’Elle sait parfaitement m’emmener là où elle veut en m’annonçant la couleur parfois longtemps à l’avance. Le jour où elle m’a expliqué qu’elle m’urinerai dessus, j’étais perplexe et bien qu’ayant fait mon fier à bras en répondant : «Pas de problème», je n’en menais quand même pas large. Je ne sais d’ailleurs jamais dans ses affirmations si c’est du lard ou du cochon et il serait bien futile d’essayer de le savoir au risque d’aggraver mon cas… Les mois ont passé puis un soir elle l’a fait sans autre cérémonial. la surprise après l’attente et l’incertitude. J’étais prêt. Ce fut une expérience intense !

Depuis que ma Maîtresse a accepté mon abnégation et de me la faire vivre, nous avons créé ensemble notre légende où elle a trouvé son rang de noblesse sur un territoire dont nous avons seuls créé les lois. L’honorer selon nos rituels ou accepter d’être rabaissé par ses actes de domination m’amène certes à confirmer son rang (et le mien) mais me procure au final un certain sentiment de fierté.

Dépressif  ? Je vous prescrit une bonne humiliation !

« lui » – Professeur es-en rien (en herbe)

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Elle me l’a commandé tout spécialement, juste histoire de me challenger un peu plus. Je veux parler de la nouvelle Birdlocked PICO.

En apparence, rien de bien différent par rapport au modèle standard. Même taille, même design… Sauf qu’à y regarder de plus près… L’intérieur du tube est équipé de 25 picots en silicone !

birdlocked- PICO

Pas de souci pour la mettre en place, jusqu’au moment de positionner le tube. Euh… il faut que je me calme là sinon je ne tiendrai pas longtemps. La douleur n’est pas à proprement parler insupportable mais lancinante. Elle verrouille la cage et emmène la clef. Je n’ai pas d’autre choix que de gérer mes pulsions là.

Mon calme retrouvé, la cage redevient supportable mais la moindre érection est rappelée à l’ordre. De plus la peau, sous la présence des pointes, devient avec le temps de plus en plus sensible donc encore plus douloureuse.

J’avais l’habitude, avec le confinement des cages,  de ne pouvoir vivre que des demi-érections, des demi-plaisirs frustrants mais tout à fait gérables. Ici le plaisir devient douleurs et je dois le fuir pour être tranquille… Un très bon outil d’éducation, voir de punition ! Pavlov, t’aurais pas pu rester couché ???

D’ailleurs, j’ai aussi découvert toute la dimension des érections nocturnes et la nécessité de les contrôler…

Mon Elle ne s’y est pas trompée : Elle a aussi vite compris qu’avec la cage souple, elle pouvait me provoquer la douleur juste en pressant dessus, même au travers du pantalon. Je vous laisse trouver les inspirations plus ou moins ludiques dont Elle n’a pas hésité à en tester les applications, comme réveil-matin très efficace par exemple.

Elle ne me l’a laissé que 24H et pour être franc, j’étais bien content d’en sortir, la cage m’a laissé une multitude de petits points rouges qui ont disparus après 48h.

La cage a retrouvé son tirroir… Que je ne suis pas pressé d’ouvrir ! :mad:

Cette cage est disponible chez « Les Folies de Morgane« 

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J’essayais en vain de m’imaginer ce qu’elle pouvait bien avoir en tête depuis qu’Elle m’avait annoncé :

- « Demain c’est moi qui conduit ta voiture pour aller au Cav’O ! »

Annonce bien inhabituelle que je ne pouvais mettre sur le seul plaisir de conduire une automatique :roll: .

Le soir venu, nous nous préparions donc pour la soirée. Elle avait choisi d’étrenner la nouvelle combinaison Vinyle avec ses cuissardes et corset assortis. Quant à moi je ne porterai que mon collier et un string en cuir juste assez grand pour cacher la cage de chasteté.

Alors qu’elle finissait de sélectionner le matériel dont elle aurait besoin pour la soirée, elle m’interpela et me tendit ce que je reconnaissais être le plug electrique. Cet accessoire assez pervers qui a la possibilité d’infliger des décharges électriques au plus profond de votre intimité. Jusque là tout va bien et est assez commun, mais ce modèle particulier est… télécommandable à distance ! Eh oui, vous ouvrez votre voiture, changez de chaine avec votre télécommande, mais Elle, elle électrise son soumis !

J’enfile donc le machin lubrifié, puis le string et m’habille. Je trouve une solution pour placer le boitier dans ma poche. Elle essaye la télécommande, je sursaute de surprise. :shock:

L’electro n’est pas douloureuse, du moins nous ne réglons pas l’appareil à un niveau où il représenterai une réelle punition. Disons simplement qu’il provoque une stimulation intense, invisible et silencieuse et toujours inatendue.

Tout est en ordre, nous pouvons y aller…

Autant dire que je n’ai pas trouvé la route si calme. Elle s’est bien sûr amusée à me tourmenter tout le long du trajet.

Arrivés à destination, nous retrouvons nos amis déjà présents dans notre cave voûtée préférée. Elle pose ses clefs ornées du porte-clef-télécommande sur la table de bar devant Dame Féline… Qui ne manque pas, intriguée par l’objet, d’appuyer sur les boutons. Voyant ma réaction, elle en comprit vite l’utilité et n’a pas hésité à en exploiter les bénéfices, particulièrement lorsque je servais à boire, ou allumait des cigarettes. Je n’ai pas flanché : Pas de verre renversé, ou objet cassé, mais une franche rigolade entre Dominas s’amusant avec leur nouveau jouet : le soumis télécommandé ! :???:

Finalement, je fus sauvé lorsqu’elle m’envoya me « déconnecter » et préparer pour la soirée. Les choses sérieuses allaient commencer…

Que ne ferait pas la haute technologie pour nos Maitresses aimées ? Petites filles elles jouaient avec ( ou cassaient ?) leurs poupées, maintenant elles se donnent à fond avec leur mâle télécommandé ! :neutral:

 

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Il y bien une chose que le démarrage de nos pratiques SM on fait apparaitre est bien ma propension à être masochiste.

:?: Cela est apparu bien sûr avec la découverte de la douleur imposée, la manière dont j’ai été amené à la gérer puis finalement la prise de conscience du plaisir que j’en tirais. Me voilà en plein dans le paradoxe de la douleur-plaisir qui m’amène à me questionner sur le fonctionnement de cette excitation « coupable ».

Mais je trouve réducteur de lier le masochisme uniquement à l’aspect physique et les émotions résultantes qui explosent quand le corps se trouve surchargé au delà du point de contrôle. Je me suis également surpris à trouver une certaine forme plaisir au travers de pratiques plus mentales comme l’humiliation et l’abaissement engendrant un fort sentiment de vulnérabilité exhibitionniste qu’il y a peu n’auraient même pas été imaginable.

Nous avons bien sûr développé le sujet avec Elle qui me fit remarquer que je pétais régulièrement les plombs quand « tout allait bien ».

:!: Ah ! Je suis donc aussi maso dans la vie de tous les jours ? Oh quel merdier ! J’ai du boulot là, mais je dois avouer qu’Elle a raison. En prenant un peu de recul et en me regardant avec lucidité, je me rends compte que je me complais à garder une certaine instabilité dans ma vie.

… Pourquoi l’aspect « fini », quand tout est terminé, qu’il n’y a plus rien à entreprendre et qu’il est temps de tirer bénéfice du travail accompli, se reposer et prendre du plaisir, me provoque paradoxalement un sentiment d’instabilité et d’enfermement angoissants …

… Garder les actions ouvertes qui me permet d’en perfectionner la fin, même si la volonté inconsciente me dicte de surtout ne jamais terminer cette action, de peur que les imperfections ressortent.

… Me mettre en position de danger tout en comptant sur mes capacités pour me retirer si les choses vont trop loin… Je flirte avec le feu , c’est chaud, très chaud, mais je n’irai pas jusqu’à me brûler.

La complexité de ce « merdier » est peut-être aussi protecteur. Peu sauront m’y trouver et je peux m’y retrancher pour m’y protéger.

:idea: D’avoir identifié mon masochisme et de pouvoir y donner vie d’une manière codifiée au travers de notre relation SM m’amène à pouvoir maintenant me comprendre et commencer à casser ces schémas de fonctionnement qui ne me construisent plus. Je cherche les pistes, analyse mes ressentis face à diverses situations et commence à mettre de la méthodologie dans ma vie. C’est particulièrement difficile à initier car il s’agit là d’un processus inconscient et je dois me baser sur mes émotions pour me comprendre et trouver des alternatives. Je ne suis heureusement pas seul dans cette démarche car s’il y a une personne qui a bien compris le problème, c’est bien mon Elle !

Faut-il considérer que la pire de punitions pour un masochiste comme moi serait le plaisir imposé ? Il n’y a pas loin !

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Mon Lui
J’avoue que je suis déçue de t’avoir gentiment accordé ta récompense … les orgasmes ne te conviennent décidément pas !
Non seulement j’ai dû t’arracher un « merci » du bout des lèvres mais surtout et cela ne souffre d’aucune excuse quelle qu’elle soit, tu as encore une fois oublié le bisou dans la main lorsque je suis partie.
Le bisou dans la main est le symbole de ta soumission et j’aimerai que tu t’en souvienne.
Ce n’est ni difficile à faire, ni long a réaliser. Il faut simplement être conscient de ce symbole qui est un acte important dans notre relation.
Pour te faire t’en souvenir, je me vois dans l’obligation de te punir.
Je ne t’accorderai donc plus aucun orgasme durant 1 mois à partir d’aujourd’hui mais tu resteras évidemment à mon service pour mon plaisir, autant que je le souhaite et de la manière dont je le souhaite.
Chaque fois que tu oublieras le bisou dans la main je te sanctionnerai d’une semaine supplémentaire de non orgasme qui s’ajoutera à ton mois en cours.
Dans le cas où cela devrait durer plusieurs … mois, je procèderai à une traite rapide de temps à autre.
J’agirai ainsi tant que tu ne te soumettras pas au bisou rituel.
D’autre part, je veux que tu me remercie lorsque je t’accorde un orgasme, après une punition et après chaque séance (cette dernière part écrit).
J’attends donc tes excuses écrites pour tes manquements et la confirmation que tu as bien compris mon message.
Ton  Elle
——-
Le message est clair, reçu et compris. Je vais m’y tenir ! … Je suis tellement tête en l’air que je crains le pire :neutral:

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J’étais terriblement excité ce soir. Je la sentais répondre à mes caresses envahissantes et c’est très vite que nous nous étions retrouvés sur sa couche à nous embrasser passionnément. Ses seins répondaient avec ardeur à mes prévenances. Son corps accompagnait dans un mouvement explicite mes explorations tactiles. Mon sexe, quant à lui, cherchait un peu d’expression dans le confinement de sa cage d’acier.

Elle me libéra finalement de cette cage de chasteté. Je ne pense pas nécessaire ici de décrire ma réaction, disons qu’elle fût plutôt… rigide ! Je nous voyais déjà en train de voyager à l’unisson vers nos orgasmes, enfin c’est ce qui aurait pû arriver si elle n’avais pas immédiatement sorti la muselière que je dûs enfiler sans broncher.

Avez-vous essayé de faire l’amour sans avoir la possibilité d’embrasser votre partenaire ? C’est très embarassant au débût, puis vous compensez en redoublant les ardeurs de vos caresses. Mais Elle en avait aussi décidé autrement et me passa les bracelets en cuir pour m’attacher les mains à la tête du lit. C’est à ce moment précie que vous vous sentez vraiment vulnérable.

La sachant avoir complètement la situation en main, je n’avais rien d’autre à faire que de gérer au mieux mon excitation : Un orgasme non autorisé me couterait trop cher. Heureusement pour moi, je la vis m’enduire la verge de pommade anesthésiante puis y placer un préservatif. Je savais à ce moment là que ne jouirai pas ce soir. J’étais donc maintenant entièrement focalisé à ce qu’elle prenne le plus de plaisir. Immobilisé, insensibilisé et muet, je n’en avais pas moins la possibilité de pouvoir la faire jouir. Je restais un mâle, certes ramené à un objet de plaisir, mais un mâle quand même dont l’anesthésie de l’attribut complété par un manque de jouissance d’une semaine en avaient sensiblement augmenté l’érection.

Elle recula et pris le temps d’admirer le spectacle que lui offrait son mâle maintenant apprêté pour son unique plaisir.

Elle semblais vraiment inspirée mais au lieu de m’utiliser, elle sortit un god et s’entreprit seule avec celui-ci jusqu’à l’orgasme dans un show digne des meilleurs pornos.

Je me sentais ramené à l’état d’un voyeur pervers pris au piège de ses propres fantasmes. Bien que ne sentais plus mon organe je restais dans cet état obscène d’érection insensible.

Elle rigolait des écoulements pré-séminaux remplissant maintenant la capote, puis décida qu’il était temps de me chevaucher pour de longues minutes. Je me remplissais de ses orgasmes. Je vibrais avec elle de ses tressautements de plaisirs, lui transmettant mes énergies dans une éjaculation imaginaire.

La suite fut beaucoup moins glorieuse pour moi. J’espérais qu’elle me détacherait et que nous nous retrouverions dans les bras l’un de l’autre pour partager les réminiscences de cet instant charnel. Non, elle me fit me retourner, me plaça de sévères pinces sur les fesses avant de me cravacher le corps et me sodomiser de ses doigts.

-  » Tu ressembles à quoi maintenant ? A une larve inutile ? « 

Donc, c’est à ce moment là que le mâle remballe ses couilles et se fait tout petit !

Elle me détacha finalement les mains et m’ordonna de remettre la cage en place. Il me fallut près de 10 minutes à serrer mon sexe comme un taré pour essayer de faire descendre cette érection incontrôlable . Croyez moi, c’est vraiment pas facile de remballer un sexe insensible parti en vrille dans tout le bastringue . Finalement je réussis à tout remettre en ordre puis retira la muselière.

-  » Je te libèrerai à Noël, peut-être avant !  » , puis quitta la chambre sans autre cérémonial.

Je ne sais que penser à la perspective de ce challenge. Je vais essayer de gérer au mieux, sachant qu’elle ne manquera pas de venir se servir son plaisir.

—–

Mon Elle, Ce moment fort m’a permis bien sûr de partager votre plaisir, émotion bien plus profonde et riche qu’un simple acte sexuel, mais aussi de me recentrer encore sur la position que j’ai choisi de vivre à vos pieds.

Vous vous investissez à me faire vivre des expériences passionnantes, me fixant des épreuves parfois difficiles à surmonter mais toujours respectueuses de ma soumission.

Je vous remercie profondément pour tout cela.

Je vous Aime !

Votre lui

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Depuis déjà plus d’une heure, Elle jouait à me transporter au bord de l’orgasme. Enfin c’est le temps que j’estimais car je vivais ce moment pieds et mains attachés et portais la cagoule de confinement. Désorienté par la suppression de mes sens, toutes mes énergies étaient focalisées sur ce désir charnel que nous étions en train de partager. Je peux vous assurer que de pouvoir faire l’amour ensemble après avoir passé des jours d’abstinence prend autre dimension superbe. Le moindre souffle, la plus fugitive des caresses font vibrer tout votre corps. Je me délectais donc dans ce partage voluptueux.

Sachant qu’Elle ne cherche en général pas à me challenger sur la durée de mon abstinence, et ayant eu mon dernier orgasme 10 jours auparavant, j’avais bon espoir qu’elle m’offre la possibilité de jouir, sans toutefois en être pleinement certain.

- Tu veux te relâcher ? me glisse t-elle finalement à l’oreille, connaissant déjà la réponse.

Dans mon confinement je luis fit « oui » de la tête.

Elle me pris par le collier et m’entraina avec elle… dehors !

Mais que voulait-elle faire ?

Finalement elle me fit m’agenouiller sur le pallier et m’attacha la laisse sur la rambarde de l’escalier. Oh non, pas ça !

Qu’arrivera t-il si un voisin venait à sortir ou que le facteur passe à ce moment là et trouve un mec à poil cagoulé, menotté et attaché à la rambarde en train de se masturber ?

Elle me glissa un mouchoir en papier dans la main :

- Voilà, tu peux jouir, prends tout ton temps.

Puis tourna les talons pour retourner dans l’appartement.

Je peux vous assurer que je n’ai jamais joui aussi vite. Était-ce l’excitation de tous nos préliminaires ? La peur d’être découvert ? Ou la situation particulièrement humiliante dans laquelle je me trouvais en ce moment?

Je me suis vidé sans plaisir, content que ce soit allé si vite dans le désespoir qu’elle revienne VITE me rechercher.

Je restais là, immobile, tenant toujours ce mouchoir maintenant saturé de mon sperme, à l’affut du moindre bruit que j’aurais pu encore percevoir sous cette cagoule rembourrée. Je n’entendais que de vagues bruits de talons émergeant de l’appartement, sinon rien, le vide ! Le vide dans cet espace résonnant, le vide en moi. Le vide créé par cet orgasme tant espéré mais volontairement métamorphosé en une profonde humiliation.

Finalement elle est revenue, m’a enlevé la cagoule, détaché la laisse et sans aucune tendresse m’a dit :

- Gros porc, tu en as mis partout sur le tapis. Essuies ça et rentre tout de suite.

Je me suis exécuté et n’ai pas demandé mon reste.

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Je profite d’un répit qui m’a été accordé pour allonger quelques lignes.

Elle m’avait prévenu. Cela est arrivé.

Le weekend serait intense et il l’est : Séances d’éducation, nouvelles règles de vie, humiliations, espaces d’introspection, domination sexuelle, SM, passage des punitions… Beaucoup d’intensité… Je sens le soumis en moi vivre encore un peu plus fort… Et les résistance de l’homme s’affaiblir.

Je reviendrai plus tard en détails sur ce weekend, car je vais devoir laisser décanter tout cela devant l’intensité de ces instants.

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