Mistress Elle très prolixe en ce temps automnal !

J’ai découvert ce texte qui me paraît fort intéressant et qui fait une suite évidente aux 2 posts précédents.

Certains passages (en gras) me ramènent à quelques conversations avec des hommes soumis … Le « fantasme » de la Parfaite Maîtresse … celle qui n’existe que dans LEUR tête et qui ne correspondra JAMAIS à la Femme réelle qu’ils rencontreront.

Bonne réflexion …

Mistress Elle

AnimaAnimus3

L’homme et son Anima: l’inconscient dans les rapports entre les hommes et les femmes

Il est un sujet bien peu abordé, celui de l’influence de l’inconscient dans les rapports entre les hommes et les femmes.

Je me limiterai volontairement ici aux rapports hétérosexuels, les seuls que je connaisse et toute réflexion me semble, en particulier sur ce thème, devoir être nourrie de l’expérience personnelle. L’inconscient joue certainement un rôle aussi important dans la relation homosexuelle ou bi-sexuelle mais je préfère ne pas évoquer cet aspect du problème, n’ayant pas d’expérience concrète. Que l’on me comprenne bien, je ne remet nullement en cause, ni ne critique la bisexualité

Vouloir évoquer l’inconscient dans sa globalité serait bien présomptueux et même impossible, je ne suis pas psy… quelque chose, et même eux, d’ailleurs ne s’y risquent pas, peut-on explorer un puits sans fond ?

Non, je voudrais ici aborder seulement cette partie de l’inconscient que l’on appelle Anima.

C’est Jung qui a mis à jour cet notion d’Anima ( la féminité inconsciente de l’homme ) et en mesurer l’importance.

Selon Jung, la femme, de son côté, possède un Animus. Il serait certainement intéressant, dans le cadre d’un débat hommes-femmes que celles-ci puissent parler de leur expérience de l’Animus, ce n’est pas à un homme de le faire. J’évoquerai simplement ma vision de l’Animus des femmes dans le cadre de la relation qui s’établit entre un homme et une femme, mais il ne s’agit que de ma propre perception des choses, forcément subjective.

En effet l’Anima est pour l’homme une sorte de femme intérieure, son côté féminin, car tout être humain est naturellement bisexué ( non au sens d’une attirance vers les deux sexes, mais dans son être profond ). Cela pourra paraître surprenant mais je pense que cette féminité de l’homme peut être pleinement vécue et assumée dans le cadre d’une relation hétérosexuelle. L’amour me semble être le lieu idéal ( mais pas le seul ) où les hommes pourraient assumer consciemment leur féminité.

Bien des hommes refusent cette composante féminine de leur personnalité et la refoulent dans leur inconscient. Or tout ce qui est refoulé, court le risque d’être projeté sur autrui. Et cette Anima intérieure des hommes est généralement projetée sur les femmes que ceux-ci rencontrent, en particulier dans les relations amoureuses.

Projeter cette image intérieure sur des femmes réelles perturbe sérieusement les relations hommes-femmes. En effet une projection est d’une certaine façon une négation de l’être réel qui se trouve en en face de l’homme. Le « dialogue » qui s’instaure entre l’homme et sa propre image féminine inconsciente est difficile, voire impossible. L’Anima est un personnage fascinant pour l’homme, mais aussi déstabilisateur.

La femme qui se trouve être le support du transfert peut ne pas accepter ce rôle, ne pas cadrer avec le personnage de l’Anima masculin. C’est d’ailleurs une réaction tout à fait normale et saine. Mais malheureusement les femmes, comme les hommes sont également prisonnières de leur inconscient : la projection de l’homme, tout comme la réaction de la femme à cette projection se situe à ce niveau.

A la projection de l’Anima sur la femme, répond, bien souvent la projection de l’Animus sur l’homme et les conditions du dialogue de sourds s’installent : l’homme parle à son Anima et la femme à son Animus.

Le faux dialogue Anima-Animus ne peut mener qu’à la rupture ou à l’incompréhension, car tous deux sont des archétypes, des éléments de l’inconscient collectif auxquels les individus sont amenés à se conformer, mais pas des êtres réels.

S’affrontent alors deux principes : l’Anima, créature irrationnelle, bonne et méchante, secourable et nuisible, bienfaisante et destructrice et l’Animus, moralisateur, sermonneur, arbitre des bonnes mœurs.

La relation entre alors dans la tragédie grecque, où chacun joue un rôle préétabli et ne peut se sortir de la théatralité.

Les ruptures, par leur caractère excessif, ne sont-elles pas, au fond, que des pièces de théâtre antique, où chacun se brûle dans un rôle écrit d’avance.

Cette problématique de l’Animus et de l’Anima me semble essentielle dans la compréhension des relations entre les hommes et les femmes. Par ailleurs, je pense que si les hommes et les femmes arrivent à prendre conscience de cette part cachée d’eux-mêmes, un grand pas sera fait dans la mise à mal du patriarcat.

Cette reconnaissance que tout être humain est constitué des deux principes, masculin et féminin, en des proportions variables selon les individus, devrait inciter à une meilleure compréhension. La prise de conscience du rôle moteur de ces phénomènes inconscients me semble également une étape vers l’autonomie de l’individu, car il n’est pas de liberté lorsque l’inconscient nous guide.

Source : EuoPROFEM, par Dominique Petit

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Ce qu’il y a de bien avec la vie de couple dans une relation D/s est qu’il est possible de se retrouver aussi dans la vie vanille; Où la femme retrouve l’homme dans toute la simplicité et la richesse de la relation.

Tenez, ce week-end, Elle avait décidé de me faire plaisir. Elle m’a fait couler un bain agrémenté de pétales de fleurs.

bain de fleurs

Dans l’ambiance parfumée et vaporeuse, elle m’a déshabillé, enlevé la cage puis m’a rejoint dans le bain. Nous avons alors passé un moment charnel intense… :razz:

Alors que nous étions encore enlassés, elle s’est levée soudainement, s’est positionnée au dessus de ma tête et m’a pissé dessus ! Elle ne m’avait jamais fait cela auparavent. La soudaineté de l’acte m’a surpris. Je l’ai pourtant laissé faire sans broncher. Je ressentais une certaine humiliation à me faire souiller de la sorte, pourtant je percevais aussi une grande excitation pour cet acte de Domination où elle marquait son territoire, souillait son objet pour démonter qu’elle faisait finalement ce qu’elle voulait de moi ; Qu’elle pouvait m’offrir le plaisir et la douceur puis me remettre immédiatement dans ma position, sans état d’âme ! :shock:

Ce qu’il y a de surprenant avec la relation D/s dans une vie de couple, c’est qu’il est possible de retrouver vraiment très vite nos positions respectives ! :wink:

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Evolutions

Je viens d’avoir un échange de courrier intéressant avec un soumis se posant de réelles questions et doutant sur sa capacité à se soumettre.

Si vous connaissez déjà mon Blog, vous comprendrez que ce sont des questions que je me suis également déjà posé.

J’ai pensé que cet échange pourrait intéresser quelques lecteurs/trices de ce Blog car il touche certaines questions fondamentales dans la mise en place d’une relation D/s.

Avec l’autorisation de mon correspondant, je vous livre donc les extraits significatifs de cet échange de courrier.

Peut-être aurez-vous d’autres perspectives ou points de vue à développer, alors n’hésitez pas à abuser des commentaires ;)

Bonne lecture…

—————————————–

Lui,
Tout d’abord félicitations pour votre site, il est pleins d’enseignements à tirer et tellement « vrai ».
J’ai lu vos écrits sur votre site ainsi que ceux de votre Maitresse sur le site d’elise suton.
Il se trouve que je vois dans votre expérience et les obstacles auxquels vous avez été confronté voir ceux auxquels vous êtes encore à ce jour confronté, une grande similitude avec ce que nous vivons ma Maitresse et moi depuis 10 mois (début de notre relation D/s).
En ce sens, tout comme vous l’avez été je suis à l’heure actuelle sous le coup d’une sanction qui m’oblige a porter ma cage de chasteté et dormir au pied du lit jusqu’au 14 février !!! Face à cette sanction et à cette manifestation de la domination de ma Maitresse (tout comme à d’autres qui ne sont pas forcément des sanctions) , je n’arrive pas a réagir autrement que dans l’orgueil de celui qui respecte la sanction mais qui garde la tête haute en ne pliant pas,en s’astreignant « au minimum syndical du soumis afin de n’être pas réprimendable » . J’ai l’impression d’être totalement bloqué par mon orgueil et cette sanction me semble m’éloigner de ma soumission beaucoup plus que me soumettre comme ce devrait être le cas.

Auriez vous un conseil a me donner fort de votre expérience qui me permettrait de modifier cette situation?

Je ne pense évidemment pas a une solution miracle mais vos écrits sonnent tellement justes à mes oreilles et vous semblez avoir passé des caps (que dis je des péninsules) que je n’arrive pas à passer !

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Cher x,

Je vous remercie ici pour votre message .
Je n’aurai pas la prétention de vous donner des conseils ni avis en ce qui vous concerne, je vais donc me contenter de vous donner quelques éléments de réflexions. Nous pourrons en débattre si vous le désirez…. ;)

Quelques questions fondamentales pour commencer :

Qu’est-ce qui vous a amené à vous soumettre ?

Que voulez-vous vivre ?

Votre relation coïncide t-elle avec vos fantasmes ?

Désirez-vous réellement donner le contrôle à votre Maitresse ?

Ne désirez-vous finalement pas le jeu (Domination sexuelle…. SM.. D/s en séance seulement? ) à une relation D/s « engagée » ?

N’avez-vous pas peur de vivre vos fantasmes, de peur qu’ils perdent de leur « beauté » ?

Où au contraire, êtes-vous prêt à y renoncer ?

Vous sentez-vous capable d’oublier vos propre désirs et prendre un réel plaisir au travers de celui de votre Maîtresse ?

En ce qui concerne  votre Maitresse :

Où se trouve votre plaisir à la servir ? Observez vos ressentis quand vous êtes en situation de l’honorer : Trouvez-vous du plaisir à lui donner, à lui offrir? Ressentez-vous du plaisir dans ce qu’elle vous renvoie dans ces moment là ? Où, peut-être inconsciemment, le faites-vous parce que vous êtes en attente à ce qu’elle « s’occupe de vous » ou vous soit reconnaissante ?

Quels sont ses désirs ? Les comprenez-vous ? Y accédez-vous ? Comment pourriez vous la surprendre et aller au delà de ce qu’elle attend de vous ?

Au début, apprenez à vous mentir : Si elle vous demande quelque chose que vous ne voulez pas faire où que vous n’aimez pas, dites lui « oui d’accord », et faites le. puis…

…plus profondément…
…Que ressentez-vous à ce moment là.. de l’humiliation ? Vous sentez-vous rabaissé ? un peu moins « Mâle » ? Votre égo vous dicte de ne pas perdre le contrôle ? Vous ressentez des émotions « nouvelles » qui vous font peut-être peur ? Mais ces émotions sont-elles finalement nouvelles ?… Où vous connectent-elles à de vieux ressentis qui vous font mal ? Vous devrez alors apprendre à recentrer vos énergies sur vous même, plutôt que de rechercher à les extérioriser sous forme de colère, de refus ou mauvaise volonté. Vous verrez alors la puissance de réflexion que vous obtiendrez, observez vos ressentis en vous positionnant comme « témoin » de vous même. Prenez de la distance avec ceux-ci et vous obtiendrez une meilleure compréhension de vous-même.

Oubliez l’homme à ce moment là et laissez vivre l’être, tout simplement. Vous n’avez plus rien à vous prouver et la perte de contrôle sera la solution. Paradoxalement, le fait de vivre un cycle où vous allez voir au fond de vous même ce que vous avez inconsciemment appris à vous cacher par l’orgueil ou l’égo, où vous serez dans une situation de « je ne veux pas, mais j’accepte de le vivre » vous en fera ressortir plus fort.

Quelques astuces :

Dépersonnalisez-vous : Oubliez votre identité de mâle, et plongez-vous dans votre peau de soumis.

Explorez votre côté féminin : Je ne parle pas ici de l’aspect « fétichiste » de la féminité mais plutôt émotionnel. Nous l’avons tous en nous. Que ressentirait une femme si elle se trouvait dans cette situation ? Ce sont des émotions riches.

Parlez lui de vos émotions, de vos ressentis. Une femme acceptera toujours de vous guider si vous vous posez des questions et lui demandez son aide. Exposez lui vos difficultés, dévoilez-lui vos blocages (l’égo dans la poche, je sais c’est dur). Révélez-vous comme un être émotionnel et sensible et vous parlerez alors le même langage qu’elle. Surtout ne bloquez pas vos émotion, exprimez les toujours dans le respect : Si vous ressentez de la colère, dites lui que vous ressentez de la colère. Le fait de partager ce type d’émotion permettre de ne pas la faire éclater mais aussi d’avoir d’autres perspectives. Vous avez envie de pleurer ? Laissez couler les larmes (Il m’aura fallu un an pour cela).

Et puis… « au minimum syndical du soumis afin de n’être pas réprimendable » … Pourquoi fuyez-vous votre soumission et ne pas voir plutôt cette perspective :  » au mieux que je puisse lui offrir sans rien attendre en retour  » Et si retour il y a, prenez le comme un réel cadeau.

Essayez d’identifier comment vous pourriez trouver du plaisir dans ce que vous n’aimez pas.

La soumission est avant tout une aventure humaine où vous devez apprendre à vous connaitre, vous ! Vous n’êtes pas soumis par hasard, et si vous êtes dans une situation où vous la vivez c’est que vous avez quelque chose à en tirer de très profond. Vous avez le mode d’emploi en vous et devez simplement maintenant prendre le temps de l’ouvrir et le lire.

Si vous êtes mieux dans votre peau, vous projetterez au final quelque chose de très positif, votre Maîtresse le ressentira et votre relation s’épanouira en harmonie… Et je n’aborde pas ici les effets sur la vie sociale et professionnelle !

Finalement quelques nuit inconfortables sur la carpette sont de bonnes occasions à l’introspection… J’en sais quelque chose ;)

donc… Laissez aller, soyez persévérant… C’est un chemin qui se fait par étapes.

Amicalement,

lui

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Cher lui,

Tout d’abord merci beaucoup pour la rapidité de votre réponse. J’apprécie réellement car je me sens un peu « dans l’urgence » a donner une réponse; à la fois à moi même ainsi qu’à ma Maitresse.
Mon épouse et moi avons commencé notre relation D/s en Mars dernier … les choses ont très vite évolués … Nous avons commencé par des séances pour très vite s’orienter sur du 24/7….non sans fracas!

Ma Maitresse m’impose classiquement de ne pas prendre de plaisir seul  et c’est en fonction de son désir qu’elle me permets de jouir de temps en temps sans qu’il n’y ai de règles de temps mais en moyenne ce serait toutes les deux ou trois semaines. Elle s’astreint alors à un milking tous les 10 jours ou par semaine. Lorsqu’elle le souhaite et souvent dans le cadre d’une sanction elle m’oblige a porter ma cage. dans le cadre de la sanction je ne sais pas (puisque cela va être la première sanction si longue) si je vais avoir droit à des milkings ou pas.

Vos écrits sont vibrants de vérité et je sais qu’ils peuvent m’aider, il me faudrait juste arriver à passer outre mon moi! passer outre ce que j’ai mis des années à construire (pas toujours en le voulant) et qui m’empêche de ma laisser aller et de percevoir les aspects positifs en limitant ma vision à l’agression que représente l’intrusion de ma Maitresse dans ma vie  dans mon moi!

Amicalement

PS: je vais prendre le temps de la réflexion pour répondre à chacune des questions que vous évoquez et j’en partagerai certainement les fruits avec vous si vous le voulez bien.

——————————-

Cher x

Il est très difficile de se mettre en phase. Des fracas, nous en avons eu des sérieux.  Beaucoup de communication ouverte et honnête vous aideront. pensez à vous aménager des espaces de discussions « libres » où vous pourrez mettre au point vos ressentis mutuels et éventuellement réajuster votre relation.

Pour être vraiment efficace, le port de la cage de chasteté doit pour plusieurs raisons être permanent :

- C’est avant tout le symbole le plus fort : Vous transférez à votre Maitresse le contrôle de ce qui vous caractérise le plus en tant qu’homme : Votre virilité ! C’est à mon sens le symbole clé ( si je puis dire lol) de votre soumission. Votre Maitresse doit pouvoir disposer de vous selon ses désirs et a une une arme redoutable à sa disposition : le TEMPS !

Je sais qu’après un certain nombre de jours de chasteté complète, celle-ci m’aide à lâcher prise. Essayez alors d’être attentif à ce qui se passe en vous après 7 à 10 jours de chasteté (peut être qu’une « vidange » tous les 10 jours est trop pour vous, milking ou orgasme, vous devez peut être plus sous pression pour vous en apercevoir, du moins au début)

Pour vous donner une idée je porte une cage en 24/7 depuis le mois de mars dernier (avec un break de 3 semaines en Juillet pour la cicatrisation du Prince.Albert avant le changement de cage). Il a fallu près de 9 mois pour que, par des étapes successives, je lâche prise. C’est un véritable outil pour développer les émotions profondes aidant à baisser les armes. Le milking n’est qu’un soulagement bien agréable mais l’orgasme un véritable cadeau ou une réel remerciement de mon Elle. Ils prennent alors une dimension vraiment décuplée impossible à avoir lors de rapports réguliers « normaux ». C’est aussi en quelque sortes Elle qui symboliquement me dit : J’ai apprécié ta dévotion, Je te respecte comme soumis, et pour te le démontrer je t’offre la possibilité de retrouver, l’espace d’un instant le Mâle que tu es aussi avec tout le plaisir décuplé que l’abstinence te donne. Ces moments sont véritablement magiques.

Par extension cela signifie que la vie du soumis chaste se forme de cycles remplis de longues périodes de dons à sa compagne, d’attente, de déni, d’humiliations, d’espoir, d’abandon, de doutes, de blocages, de progrès…. et de courts instants d’orgasmes ultimes qui offrent un plaisir désincarné. Ces moments rares et fugitifs de bonheurs valent vraiment la peine de se battre et avancer  pour les mériter. Quand mon Elle décide de me les ruiner, ce qu’elle ne manque pas de faire parfois, je m’enfonce encore plus dans ma soumission et m’en retrouve de par là même encore plus renforcé… La chasteté est par conséquent un engagement réel et permanent.

Le problème est qu’après une jouissance le phénomène bien connu de « vide » se met en place et il est souvent difficile de reconnecter avec sa soumissions. Elle l’a bien compris : Elle me remet généralement en cage très rapidement et me démontre immédiatement qu’elle n’a pas l’intention de perdre le contrôle…

Pour le côté pratique, si vous voulez utiliser la chasteté comme « outil » de soumission, il faut que vous investissiez dans une cage ou ceinture avec laquelle vous ne pourrez pas « tricher ». Car même si vous ne le faites pas, vous savez que vous avez toujours la possibilité de jouir sans autorisation. Cela change tout. Vous serez alors surpris de vos capacités à lâcher prise et vous vous verrez vraiment évoluer.

Amicalement,

lui

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Un commentaire récent , je cite :  » J’espère que vous avez conscience tous les deux que la finalité de votre relation est la séparation, ce qui est assez logique, mais assez étrange tout de même…
Ces quelques mots vont vous faire hurler, c’est sûr, mais la séparation, dans le cas d’une relation comme la vôtre, me semble être l’aboutissement parfait d’un vécu aussi intense…
 » de RPH dans le dernier post sur le masochisme, m’amène à certaines réflexions :

L’intensité d’une relation doit-elle indubitablement faire feu de tout bois ? Doit-on en avoir peur ?

Doit-on donc s’abstenir de s’engager dans une telle relation de peur qu’elle ne se termine vite ? Ben oui, après tout, pourquoi prendre le risque du bonheur si celui-ci se doit d’être intense :roll: !

Je vois autour de moi tellement de personnes se contentant d’une relation médiocre ou d’autre rejeter toutes perspectives d’engagement par peur de l’échec que je préfère vivre et sublimer le bonheur : Si demain tout doit-être fini, ce bonheur est acquis et en moi. Il fera partie de mon expérience de vie.

Mais pour le moment… Je suis heureux, je rends heureuse une femme qui me rend heureux, nous le sommes plus qu’hier. Et demain ? serons nous plus heureux ou loin l’un de l’autre ? Nous le verrons en nous réveillant !

 » La vie est comme le vent qui souffle sur le sable du désert. Il y a deux jours dont tu ne dois pas avoir peur : Celui qui est passé et celui à venir  » (Euh, je ne sais plus qui en est l’auteur)

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2 ans déjà que nous nous sommes croisés cette soirée où nous étions tous les deux remplis d’incertitudes.

Nous avons parcouru notre chemin comme nous le pouvions le mieux au gré de nos évolutions personnelles, avec des hauts parfois très hauts, et des bas aussi très bas, mais toujours avec amour.

Je sais que mon Elle a décidé de marquer le démarrage de cette 3ème année avec un gâteau dont les parts me seront difficile à avaler, mais je sais aussi qu’elle le fait pour approfondir encore plus notre relation.

Mon Elle, Je vous renouvèle donc toute ma confiance et suis prêt à continuer cette route à vos pieds.

Excellent anniversaire à Vous !

Je vous aime.

Votre lui

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Un évènement récent où une connaissance (dans le monde vanille) , à l’occasion d’un apéritif a fait une remarque à Elle :

- »Il est sympa ton homme, arrête de l’humilier en public. « 

J’imagine ce que cet ami, d’une approche plutôt macho devait ressentir. Cela me fait penser que même si nous restons discrets en public, notre relation D/s reste peut-être perceptible à un œil attentif. Quel décalage dans cette perception entre notre vécu, qui est établi d’une manière consensuelle et une personne « formatée » par son éducation, l’environnement familial ou encore la religion.

J’en viens à me demander sur la faisabilité d’expliquer une relation D/s à une personne non initiée à nos codes de vie. Je ne crois pas que ce soit possible. De prime-abord, celle-ci va probablement instinctivement se connecter sur ses propres visions stéréotypées, imaginer un  monde glauque sous-terrain fait de cuir, de chaines et de douleur. Cette image véhiculée par les médias et autres sites internet ou la Femme est ramenée à un fouet manié par un corset cuissardé torturant un pauvre type en désespoir de douleurs. Des quelques personnes avec lesquelles j’ai un jour abordé ce sujet (sans qu’elles sachent que je sois de ce style de vie), leur réaction a été régulièrement la même : Incompréhension et rejet complet.

Les différences dans les valeurs de vie font peur, particulièrement quand elles sont en décalage avec celles universellement acceptables. La différence fait peur. La peur conduit bien souvent au rejet pur et simple, quant ce n’est pas à l’agressivité. C’est la nature humaine qui nous poussent à nous protéger de nos différences plutôt que de nous inciter à s’intéresser et s’ouvrir à l’autre afin de pouvoir comprendre et accepter. L’humain a déjà beaucoup de mal à accepter les dissemblances de religions ou couleurs de peaux, alors imaginez leurs perceptions sur les minorités sexuelles.

Combien de personnes se sont senties attirées par une émotion, une envie ou un fantasme et se sont interdites de les vivre parce que « ça se fait pas » ? Combien trouvons nous d’homosexuels faisant un mariage hétéro ? Combien de soumis, de fétichistes, de masochistes n’osent même pas avouer leurs ressentis à leur partenaire de peur de leur réaction ?

Pour ma part j’ai décidé de ne pas faire la démarche d’expliquer ce mode de vie à moins que mon interlocuteur fasse preuve d’un réel intérêt et ouverture d’esprit.

« lui »

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Big Bang !

« Oui, je suis prêt à vivre notre relation D/s. »

Le point de non-retour était passé.

Tout est devant maintenant. Il va me falloir apprendre à revivre, laisser mes certitudes, ma rationalité, mon égo qui me vissent au sol.

Je croyais savoir mais j’ai tout à apprendre. apprendre à l’écouter, accepter son regard, à la ressentir, à la vivre. Je dois m’effacer et me laisser guider, m’en tenir à ce que je dois faire et non plus à ce que je voudrais faire. Je dois mettre à bas les superbes idées que je pensais pouvoir nous construire. Elle saura me montrer le chemin quand je serai prêt.

Je dois apprendre à trouver plaisir au manque, à l’absence et au désespoir. Ces sentiments que je fuyais sont ceux qui vont maintenant me construire, et ils seront mon quotidien dans une vie dont je ne connais pas la route. Je le réalise maintenant, enfin.  Ma vie se forge désormais au présent et lui remets le pouvoir du futur.

Chaque humiliation, chaque acceptation, chaque tourment qui me faisaient si peur commencent maintenant à m’exalter, je suis sur la bonne mais longue route.

J’ai pris une feuille blanche, il ne me reste plus qu’à y écrire ma vie à l’encre d’Elle.

« lui »

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Je viens de lire le nouveau message dans le Blog de mon amie DvL sur un sujet récurrent dans le monde des rapports Dominas / soumis et par extension Femmes/hommes.

Qu’il est difficile de se comprendre entre genres dans notre monde du BDSM. Force est de constater qu’en ayant l’opportunité de discuter avec mes congénères soumis, je me rends compte que je n’aimerais pas être une Domina en recherche d’une relation sérieuse. Car avec le « soumis » coexiste le « mâle » qui n’a pas forcément l’attitude appropriée dans sa recherche d’une Domina et une perspective de vie avec elle.

A mes chers congénères en recherche, je me permets de donner ici quelques repères.

- Posez-vous les bonnes questions :

Que voulez-vous vivre ? Ne répondez pas, je le sais : vos fantasmes ! C’est un bon point de départ, mais encore ? Alors, disons : Qu’êtes-vous prêts réellement à vivre ?

Le moins que l’on puisse dire est que la Femme a de l’intuition. Si elle a un doute sur votre sincérité, elle tournera les talons-aiguilles. N’espérez donc pas de « vendre » plus que ce que vous êtes prêts à assumer ou ce sera le coup de cravache virtuel final !

Quel est votre degré de disponibilité ? N’espérez pas engager une relation sérieuse et impliquée si vous n’êtes disponible que le mardi soir de 17 à 19 heures et surtout pas le Weekend (qui moi marié ? noonnn pas du tout !!!) Si votre intention est de vous engager, il vous faudra avant tout faire une place prioritaire dans votre vie pour cette relation.

-Donnez et oubliez-vous un peu.

Etes-vous prêts à donner avant de « prendre » ? Certainement la question fondamentale à vous poser. Je suis attiré par cette Femme, que puis-je lui lui apporter avant tout ?

- Elles ne sont pas vous.

Une Domina est avant tout une Femme pas un complément d’objet direct. S’il lui est facile de trouver des soumis à la pelle, il lui sera plus dur d’y trouver l’homme qui partagera sa vie et elle cherchera à trouver l’homme avant le soumis. Imaginez-vous à la place d’une personne qui voit un gros fantasme avec un tout petit bonhomme qui se cache derrière, pensez-vous qu’elle sera intéressée ?

- Exposez-vous.

Parlez avant tout de vous, votre vie, vos passions, vos forces et faiblesses et intéressez-vous vraiment à Elle. Votre vécu l’intéressera. Oubliez l’image de l’homme qui contrôle sa vie parce qu’il ne se dévoile pas. Vous êtes sur la mauvaise piste ! Virez le macho et son égo et ouvrez votre coeur. Ben oui, a quoi bon vous soumettre si vous voulez garder le contrôle de la situation ? N’êtes-vous pas à la recherche de la personne qui prendra la contrôle de votre vie et vous guidera dans votre soumission ? Alors commencez maintenant et parlez avec sincérité. Vous serez compris.

- Prenez le temps.

Vous voulez le fouet tout de suite ? Allez voir une pro. Elle saura vous donner exactement ce que vous voulez. Si vous envisagez une relation à long terme vous devrez savoir évoluer en phase avec votre partenaire. Vous devrez alors vous donner du temps pour le partage d’émotions qui consolidera votre relation avant tout et vous apportera harmonie et épanouissement.

- Rien n’est acquis.

Cool j’ai eu ma première fessée ! Les autres suivront ? Non ! Vous devrez constamment vous focaliser sur elle et vous serez assuré qu’elle vous donnera la possibilité de développer votre soumission ! Ceci est un travail de tous les jours.

Je peux vous assurer que ces efforts méritent d’être faits. Vous pourrez, pourquoi pas, envisager alors une vie extraordinaire à deux.

« lui »

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Une réflexion qui revient d’une manière récurrente dans les dials concerne les évolutions personnelles, s’il y en a, à tirer de la soumission.

Ce qui était initialement un simple ressenti se concrétise finalement par un projet décidément plus conséquent sur l’essence même de ma vie.

Les problèmes que je ne pouvais auparavant contrôler, je les compensais par d’autres comportements et challenges personnels, comme la réalisation de projets de vie, de progression sociale, l’Ego ou encore en donnant aux autres peut-être plus que ce que je ne n’étais censé faire… Ou simplement leur occultation pure et simple.

Pour ne rien arranger, je suis une personne de nature assez rêveuse, l’oubli est quotidien chez moi (j’ai même raté la rue de mon domicile en rentrant un soir, c’est dire !)… A l’opposé d’Elle qui planifie, structure, organise… Autant dire qu’un gouffre sépare nos personnalités !

Ces points faibles sont maintenant ouvertement partagés avec Elle qui, à sa manière, me rend « attentif » sur ce que je dois régler. Cela m’oblige bien sûr a aller regarder au fond de moi, affronter mes peurs et blocages mais aussi m’astreindre à m’améliorer vers une certaine discipline de vie. C’est un combat du quotidien que de laisser mon caractère très fort au placard et d’apprendre à lâcher prise et ainsi accepter ma position. En toute honnêteté, je n’y arrive pas toujours.

Lors d’une discussion récente avec une amie à qui je confie mes ressentis, elle me fit remarquer que ce n’était pas là combattre ma nature primaire mais des schémas de fonctionnement établis de vieille date et qui ne sont que des pis-aller. En cassant ces schémas, les problèmes qu’ils recouvrent se révèlent, parfois crument, exposés et sans protection. Je n’ai d’autre option que de m’y attaquer.

Je suis par conséquent convaincu que si elle est bien gérée, la D/s est source de développement personnel.

Je sais que j’ai encore beaucoup de chemin à parcourir pour trouver ma position au pieds d’Elle mais une chose est sûre : Je ne suis pas seul à travailler dessus.

Je rends hommage ici à Elle, son amour, sa patience et détermination.

« lui »

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Il y a quelques mois, alors que nous communiquions sur nos positions respectives, Elle m’a demandé de lui faire une déclaration sur ma volonté de soumission.

Je vous la livre ici :

J’accepte que Vous appliquiez votre Domination dans ma vie.
- Oui, je suis prêt à vivre notre relation D/s.
- Oui je Vous fais confiance.
- Oui, je Vous donne les clefs de mon corps, mon sexe, mon cœur et ma vie.
- Oui, Vous avez un pouvoir dont Vous n’avez certainement pas encore réalisé les possibilités.
- Oui, je suis sincère dans tout ce que Vous ai dit lors de nos conversations.
- Oui, je Vous aime !

« lui »

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