Mon Elle,

Je voulais vous remercier pour ce moment superbe hier soir. Vous servir a été bien sûr du bonheur à l’état brut. Je l’ai vécu encore comme une réelle jouissance en osmose avec Vous. Vous m’avez aussi laissé prendre mon plaisir, qui a bien sûr été un nirvana foudroyant :) encore, MERCI !

Mais que se passe t’il ?

Je me suis réveillé ce matin, vous étiez déjà partie travailler. J’aurais tant aimé pouvoir vous dire combien je vous aime, vous embrasser une dernière fois. Je me sentais vide. Une dure réalité où toute l’expression qui était en train de se bâtir ces derniers jours s’était vidé avec le jus de la jouissance. Je voyais devant la glace un homme, aimant certes, soumis bien sûr, mais dont la connexion forte et permanente avec vous venait de se couper. Connexion dont je veux rétablir rapidement ses pleines capacités.

Est-ce donc cela la chasteté ? la construction émotive d’une relation forte et profonde ? La faculté naturelle à se mettre en phase sans difficulté avec Vous, de ressentir Vos émotions et vivre les miennes d’une manière exacerbée ? Une osmose qui nous emporte et nous garde sur la ligne que nous avons choisi de vivre ? La capacité à pouvoir subir et accepter tout en y trouvant du plaisir ? Tous ces sentiments doivent-ils être brisés d’une simple éjaculation ? Il semble que ce soit le cas. Quelle fragilité ! J’ai le secret espoir que ces feelings tant appréciés reprennent rapidement le dessus.

Cette réflexion me fait me mettre en face de ce paradoxe : Dois-je vivre ces sentiments profonds d’appartenance qui me font tant vibrer intérieurement sachant que ce serait au dépend d’un plaisir physique ? Je ne sais pas.

J’ai passé la journée comme suspendu au dessus d’un vide, un peu hébété, ne trouvant plus de repères sur ce que j’étais en train de construire, comme une coquille n’ayant plus de substance.

J’ai bon espoir que cela ne durera pas, je me sens déjà mieux.

Vous me manquez,

Je vous aime.

Votre « lui »

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Je ne sais depuis combien de temps que je suis là, mais je ne suis pas seul, Je sens qu’Elle est près de moi mais ne saurais dire ce qu’elle fait. La musique diffusée doucement au fond de la pièce et quelques bruits occasionnels sont seuls à stimuler mes sens… Je suis face à moi même, enfermé dans cette camisole de cuir.

Plus tôt dans la journée, Elle m’ordonna de me déshabiller et me banda les yeux :

- « Ton attitude n’a pas été correcte cette semaine avec moi et je veux que tu y réfléchisses. Tu m’as dit que tu avais besoin de moments seuls et de temps pour tes réflexions, sois ravis, du temps, tu vas en avoir ! »

Elle me demande de tendre les bras et m’enfile aussitôt la camisole de force qu’elle entreprend de serrer en place. Je sais pas à quoi m’attendre vraiment. Veut-elle juste jouer avec moi un court instant ou suis-je parti pour un long moment dans cet habit de contrainte ? Je n’en sais rien et Elle ne me donnera pas d’indice.

Elle m’abandonne sur le divan en me disant simplement :

- « Je te souhaite bonnes réflexions et je ne veux pas t’entendre. »

…puis rien… Combien de temps durera l’épreuve ? Je ne sais pas ! Je ne peux qu’essayer de gérer au mieux la situation…

Le temps n’a plus de sens et ne saurais dire quelle heure il est. Cela fait longtemps que je ne résiste plus à cette contrainte douce mais ferme dont il est impossible d’échapper.

J’aimerais qu’elle vienne auprès de moi. J’aimerais sentir l’arôme de son corps mais le seul parfum omniprésent est celui de cette camisole en cuir qui me chauffe la peau. Je ne peux pratiquement plus bouger. Il m’est impossible, les bras croisés ainsi sur la poitrine, de trouver un improbable équilibre ni même prendre appui pour me retourner. Mes bras n’ont plus d’existence, et mon corps est en train d’être vaincu.

J’abandonne !

Mon esprit s’envole, se libère de ce corps contraint devenu inutile. Il entreprend un voyage dans mes souvenirs, mes émotions, mes peurs, mes plaisirs, regarde ma vie avec compassion, me transmet des messages, me « réapprend ». Je n’existe plus que comme une entité spirituelle, cet inconscient affranchi de ses limites imposées et qui reprend la liberté quand je ne peux plus me battre.

… Finalement je sens Elle me prendre dans ses bras et je reprends doucement conscience de ma situation.

- « Je vais te libérer », me dit-elle d’une voix douce.

Mais est-ce vraiment une libération ? Avec une extrême douceur, elle enlève une à une les boucles qui m’enserraient puis me retire la camisole. Les épaules me font terriblement mal, je retrouve la dure réalité charnelle. Elle me laisse le bandeau.

Je reste un moment la tête posée sur ses cuisses réconfortantes à reprendre mes sens. Elle a posé une couverture sur moi. J’ai froid. Je tremble.

Finalement Elle se lève :

- »Reste à genoux, Je n’en ai pas fini avec toi… »

« lui »

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Nous y avons travaillé depuis un certain moment, amené la chose progressivement, mais malgré tout, la réalisation de ce projet reste une expérience émotionnelle importante.

Depuis que nous avions commencé à travailler sur ma chasteté, nous sommes tous les deux passés par des moments de doutes et de questionnements. Les premiers temps n’étaient pas convaincants avec l’impression pour Elle d’opérer là une activité fétichiste plutôt qu’un acte de D/s. Ce n’est qu’après une utilisation sur une période relativement longue que les bénéfices commençaient à se faire sentir. Le besoin sexuel, cette excitation « de surface » omniprésente dont la réalisation finale m’est maintenant hors de contrôle se transpose en une charge émotionnelle intense qui tend à me faire me rapprocher d’Elle. Cela me donne aussi de l’espace à la réflexion et à l’introspection, mettre à mal les conséquences négatives de certaines de mes attitudes…

Elle a maintenant un outil à disposition d’une efficacité redoutable. Je veux parler ici du temps. Et Elle l’a bien compris : « Mon gars, tu m’as manqué de respect hier, je voulais que tu prennes du plaisir ce soir , tu attendras !  » Sachant que nous n’allons pas nous voir dans l’intimité ces 2 prochaines semaines, cela donne à réfléchir… Message reçu !

Comme je l’ai développé un peu plus en amont dans le Blog (voir le message « CB-6000 : Descriptions d’un révélateur de chasteté« ) nous avons choisi pour commencer la cage CB-6000. Je ne reprendrai pas ici sa description, mais le défaut principal de cette cage étant sa sécurité, même si je ne cherche pas à tricher, la possibilité est là et cela l’ennuie profondément. Nous avons par conséquent entrepris de me faire faire un Prince-Albert et commandé une cage Steelworxx qui a la possibilité de « verrouiller » le pénis dans le tube par le biais de ce piercing. La cage vient juste d’être livrée. Le moins que je puisse dire est que l’outil est impressionnant : Réalisé en acier inoxydable, un ajustage et une finition parfaite. Je vous donne simplement les photos, je vous laisse juge :

Steelworxx "Revenge"

Steelworxx "Revenge"

tige de sécurité pour Prince-Albert

tige de sécurité pour Prince-Albert

Ensemble des éléments

Ensemble des éléments

Je ne sais pas quand Elle décidera de me la faire porter, mais je sais déjà que ce sera un moment fort.

« lui »

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