|
Je n’y avais pas prêté attention… Dans la douceur des vacances, entre piscine et ballades au soleil, nous passions aussi beaucoup de temps pour « nous ». Elle n’avait pas fait manque d’imagination dans la manière d’épicer notre vie intime. Je me sentais vraiment en phase avec elle. Elle avait affirmé sa place de Dominante en épiçant notre relation d’une pointe d’humiliation, un soupçon de contraintes, le tout relevé à l’arôme BDSM. La constante étant que je ne savais jamais quand le temps de nous sustenter d’émotions fortes allait venir ni ce qu’il y aurait au menu des épices. C’est dans cette même douceur de vivre que peut me tomber dessus à tout instant la plus implacable des demandes ou douloureuse contrainte qu’en ma position de soumis je me dois d’accepter. … Moi qui ai pourtant l’œil aiguisé pour ces choses là, je n’y avais vraiment pas prêté attention… Nous étions donc en train de finir nos cafés sur la terrasse et nous nous apprêtions à aller nous protéger du soleil de l’après-midi quand Elle dit : - »Tiens j’ai une idée »… Cette phrase, toute droite sortie de son esprit parfois (enfin souvent) sadique n’annonce jamais rien de bien réjouissant pour ma personne. J’ai aussi appris à ne surtout plus essayer de demander quels pourraient être les aboutissants de cette nouvelle idée au risque de me retrouver dans une situation encore plus hasardeuse. Donc, je me tus et attendis. Elle entra dans la maison puis vint me rechercher pour m’emmener dans la chambre. Je dû me déshabiller et elle me laissant là, nu. Je ne vis pas de signe de sa part qui aurait pû me faire penser qu’elle allait m’enlever la Birdlocked Pico que je portais depuis la veille en punition d’une de mes nombreuses indélicatesses. Elle me fit enfiler une cagoule en latex. Une possédant des petits trous au niveau des yeux qui n’empêche pas vraiment de voir mais qui limite considérablement le champ de vision. Mon espace de perception fut soudain réduit à une vision juste floutée, une forte odeur de latex et une audition assourdie. Je ne parle même pas ici de la mauvaise sensation de ressembler à une grosse mouche ! Mais porter une cagoule reste toujours pour moi une expérience intense. L’esprit est protégé de ses stimulus usuels. Je sais aussi que je renvoie une image dépersonnalisée, le visage n’ayant plus de possibilité de s’exprimer. Je ne peux donc plus accrocher mon Elle du regard. Dans ce « bondage » mon esprit s’isole alors de son environnement et l’attention converge peu à peu sur les ressentis, le corps et les sensations. La bulle se crée alors avec mon Elle, je ressens intensément son énergie. Ses plus subtils touchers s’écoulent en moi pour m’inonder de vagues voluptueuses. Elle vint se placer devant moi et je devinais son regard amusé. Sans un mot, elle attacha l’extrémité d’une sangle autour de mon scrotum, se retourna et me tira en avant. Je traversais donc l’appartement, me laissant guider ainsi tiré en laisse. C’est alors qu’elle ouvrit la porte menant sur la terrasse ! Non pas ça ! Elle ne va pas le faire ! Malgré ma volonté à vouloir la suivre, j’ai probablement tressailli car elle tira fermement sur la sangle, me forçant ainsi à sortir. Elle s’arrêta au milieu de cette cour, me fît accroupir et noua la sangle à un anneau fixé sur un regard au sol. Je n’y avais pas prêté attention à ce crochet, mais Elle… si ! - »Bon je vais me mettre un peu au frais. Je te conseille de ne pas bouger ! » Elle tourna les talons et rentra, non sans avoir immortalisé ce qui allait devenir un grand moment de solitude.
C’est alors que je réalisais que je me trouvais dans l’axe de la porte d’entrée vitrée du voisin. Et s’il venait à sortir ? Quelle serait sa réaction de trouver un homme à poil, encagé, la tête dans une cagoule en latex attaché par la queue au milieu de la terrasse ? Je sentis la panique m’envahir. Le soleil me chauffait dur au travers de la cagoule, mais ce n’est pas la chaleur qui me faisait transpirer. Combien de temps allait-elle me laisser ainsi ? Même si Elle avait prévu de me libérer rapidement, il ne suffisait que d’une fraction de seconde pour être découvert ainsi. Toutefois, je réussis à garder mon calme. Si Elle m’a attaché ici, c’est volontairement qu’elle l’a fait. L’épreuve est justement de savoir me contrôler et lui faire confiance. La cagoule qui m’aide habituellement à mieux ressentir mes émotions est subitement devenue véritablement gênante. Ainsi stéréotypé, n’importe quel inconnu comprendra au premier coup d’œil que je pratique le SM. Elle m’empêche de pouvoir regarder dans la direction de l’entrée de notre appartement et celle du voisin, de plus je n’arrive pas à distinguer convenablement l’origine des bruits qui me parviennent. Je me sens vraiment déstabilisé, les jambes flageolantes. C’est alors que j’entendis des pas crisser sur le gravier pour s’arrêter derrière moi. Là j’en prends pour 15 jours d’adrénaline! Je suis cuit, ca y est, c’est le voisin m’a aperçu et est sorti de chez lui. J’essaye d’imaginer ce qu’il risque de se passer. Si c’est lui, que vais-je pouvoir faire ? Il n’y aura rien à à justifier. Ma situation actuelle est simplement hors de ce que l’on peut expliquer ! Mais je sens une main se poser délicatement sur mon épaule et comprends que c’est mon Elle qui m’a rejoint. Elle me détacha et me ramena tranquillement par la sangle dans l’appartement protecteur. - « Je suis fière de toi » me dit-elle simplement. Fier je l’ai été, oui, mais après coup seulement. Fier d’avoir surmonté ma peur, fier d’avoir gardé le contrôle de mes émotions sans céder à la panique, fier de ne pas l’avoir déçue. Fier mais heureux aussi de réaliser qu’au restaurant des émotions, ce n’est pas le plat des expériences les plus douloureuses qui est nécessairement le plus pimenté. Articles relatifs
Même si… Mes pensées profondes m’emportent, les vieilles blessures suintent, je doute de moi ; Même si… Souvent j’oublie, m’enferme, me disperse… Je suis là, vis, vous aime, vous suis soumis! Votre lui Articles relatifs
420-901-144 Juste un numéro ! Un numéro parmi tant d’autres. Un numéro d’esclave. Un numéro sans identité. Un numéro de propriété. Un numéro sans personnalité… en apparence… Un numéro sur moi. mais.. Un numéro offert. Un numéro unique. Un numéro à moi ! Ce numéro : c’est moi ! Dans l’anonymat arithmétique, je me distingue et humblement m’offre à Elle pour être son objet, sa chose, son Numéro. Articles relatifs
J’essayais en vain de m’imaginer ce qu’elle pouvait bien avoir en tête depuis qu’Elle m’avait annoncé : - « Demain c’est moi qui conduit ta voiture pour aller au Cav’O ! » Annonce bien inhabituelle que je ne pouvais mettre sur le seul plaisir de conduire une automatique Le soir venu, nous nous préparions donc pour la soirée. Elle avait choisi d’étrenner la nouvelle combinaison Vinyle avec ses cuissardes et corset assortis. Quant à moi je ne porterai que mon collier et un string en cuir juste assez grand pour cacher la cage de chasteté. Alors qu’elle finissait de sélectionner le matériel dont elle aurait besoin pour la soirée, elle m’interpela et me tendit ce que je reconnaissais être le plug electrique. Cet accessoire assez pervers qui a la possibilité d’infliger des décharges électriques au plus profond de votre intimité. Jusque là tout va bien et est assez commun, mais ce modèle particulier est… télécommandable à distance ! Eh oui, vous ouvrez votre voiture, changez de chaine avec votre télécommande, mais Elle, elle électrise son soumis ! J’enfile donc le machin lubrifié, puis le string et m’habille. Je trouve une solution pour placer le boitier dans ma poche. Elle essaye la télécommande, je sursaute de surprise. L’electro n’est pas douloureuse, du moins nous ne réglons pas l’appareil à un niveau où il représenterai une réelle punition. Disons simplement qu’il provoque une stimulation intense, invisible et silencieuse et toujours inatendue. Tout est en ordre, nous pouvons y aller… Autant dire que je n’ai pas trouvé la route si calme. Elle s’est bien sûr amusée à me tourmenter tout le long du trajet. Arrivés à destination, nous retrouvons nos amis déjà présents dans notre cave voûtée préférée. Elle pose ses clefs ornées du porte-clef-télécommande sur la table de bar devant Dame Féline… Qui ne manque pas, intriguée par l’objet, d’appuyer sur les boutons. Voyant ma réaction, elle en comprit vite l’utilité et n’a pas hésité à en exploiter les bénéfices, particulièrement lorsque je servais à boire, ou allumait des cigarettes. Je n’ai pas flanché : Pas de verre renversé, ou objet cassé, mais une franche rigolade entre Dominas s’amusant avec leur nouveau jouet : le soumis télécommandé ! Finalement, je fus sauvé lorsqu’elle m’envoya me « déconnecter » et préparer pour la soirée. Les choses sérieuses allaient commencer… Que ne ferait pas la haute technologie pour nos Maitresses aimées ? Petites filles elles jouaient avec ( ou cassaient ?) leurs poupées, maintenant elles se donnent à fond avec leur mâle télécommandé !
Articles relatifs
Certains d’entre-vous ont exprimé, via d’autres sites, le besoin de pouvoir nous contacter en privé. J’ai finalement pris le temps d’installer le formulaire vous permettant de le faire facilement. Pour nous écrire, rendez-vous ici ou par le menu « Nous Contacter » dans la colone de droite. Au plaisir de vous lire Articles relatifs
Je tiens à recadrer certaines choses ici. Je réserve bien sûr un accueil chaleureux à tous ceux qui comme moi entreprennent, ou ont envie d’entreprendre l’aventure de leur soumission. Ce n’est pas une démarche facile et en partager les expériences permet bien souvent de trouver des points de repères. Je me réjouis donc de lire et débattre de nos expériences sur cet espace et invite tous ceux qui veulent communiquer à le faire ici. Je ne peux que leur garantir une réponse sincère. mais… Mais ceux m’envoyant un message pour fixer directement un rancard à Elle, de plus en lui demandant ses tarifs, n’auront pas seulement obtenu ma dédaigneuse indifférence, ils se seront surtout ridiculisés à la lecture de leur message face à l’irrespect d’une telle demande. Alors, soyons clairs : « soumis » de passage en recherche de domination d’étape, commencez par lire ce blog, comprenez-en l’essence et peut-être que celui-ci vous aidera à vous trouver vous-même. Ma Maitresse et compagne de vie n’est pas à louer ! A bon entendeur…
Articles relatifs
2 ans déjà que nous nous sommes croisés cette soirée où nous étions tous les deux remplis d’incertitudes. Nous avons parcouru notre chemin comme nous le pouvions le mieux au gré de nos évolutions personnelles, avec des hauts parfois très hauts, et des bas aussi très bas, mais toujours avec amour. Je sais que mon Elle a décidé de marquer le démarrage de cette 3ème année avec un gâteau dont les parts me seront difficile à avaler, mais je sais aussi qu’elle le fait pour approfondir encore plus notre relation. Mon Elle, Je vous renouvèle donc toute ma confiance et suis prêt à continuer cette route à vos pieds. Excellent anniversaire à Vous ! Je vous aime. Votre lui Articles relatifs
Bonjour, moi c’est lui. Toi, l’autre, qui es-tu ? Es-tu… Cette humanité que j’ai vu depuis sa sombre profondeur ? Dans ce fonctionnaire qui vole, abuse et emprisonne ? Ce Militaire enivré qui voulait me descendre ? Cet autre qui rejette et décime pour ne pas s’affronter ? Ce gosse, au regard guerrier livré au charnier ? Cette Femme qui pleure sa famille décimée ? Celle qui cherche sa vie dans cette maison effondrée ? Cet homme épargné qui soupire son membre emporté ? Ou es-tu… Celle qui m’aime, que je sublime ? Cet ami qui partage et me porte ? Cet enfant qui joue et sourit ? Ces gens qui se débattent et se donnent ?… Sur cette terre, j’ai donné, partagé et pris. Et quand je m’arrête, tourne la tête, confessant ton regard pour en trouver le sens, à la scène de tes doutes, je t’interpelle. Toi, oui toi, l’autre ! Qui es-tu, vraiment ? Le sais-tu ? Articles relatifs
Un bisou rituel du soir oublié et la punition (la canne) a été immédiate, puis Elle m’a refusé sa couche. Donc une nouvelle nuit pour moi menotté sur un matelas hors de sa chambre ! J’ai sérieusement besoin de me recadrer car Elle ne me laisse vraiment plus rien passer maintenant. Articles relatifs
Petit moment de bonheur cet après-midi alors que nous sillonions les allées des arts ménagers. Une vendeuse interpelle Elle devant un stand de fers à vapeur : - Madame, connaissez-vous notre nouvelle table à repasser ? Oups, là j’attends une réplique qui sera sans ambigüité. Ça ne rate pas : - Je déteste le repassage Bien voilà, la vendeuse l’avait bien cherché. - Mais alors qui est-ce qui le fait ? demande l’impétueuse intriguée. D’une seule voix nous lui répondons : Elle, en me pointant du doigt : - C’est lui ! moi, en levant le mien : - c’est moi ! La vendeuse est restée figée son fer à la main et n’a même pas cherché à nous vendre sa table miracle Articles relatifs
|
|