Nous étions dans ces moments d’intimité où nous nous abandonnions au plaisir charnel. Je me sentais particulièrement motivé et l’avais déjà accompagné jusqu’à l’orgasme. C’est alors qu’elle entreprit un de ses jeux favoris, qui n’est pas, je dois l’avouer, pour me déplaire : Elle m’amenait et me maintenait au bord de la jouissance. Jouant de ses fellations expertes, de pénétrations contrôlées, Elle déployait ses mains en caresses sensuelles sur mon corps ou s’atardaient longuement sur mon sexe.

Mais Elle m’avait interdit de jouir.

M’abandonner à l’orgasme aurait eu des conséquences fâcheuses.

Je me trouvais dans cet état second à me délecter longuement de cette volupté qu’Elle m’offrait mais je ne pouvais donc pas m’abandonner à l’extase. Je n’y étais pas autorisé. J’ai appris à me contrôler et Elle m’y aidait en sachant arrêter juste avant le point de non retour, pour recommencer encore et encore…

« Mon expérience m’a apprise qu’un homme doit être frustré pour se soumettre. » Me dit-elle calmement à l’oreille.

regard

Sans autre, elle se retira, ouvrit le tiroir de la table de chevet et en sortit la steelworxx.

Je compris alors que mon voyage dans le plaisir n’irait pas plus loin. Le couperet venait de tomber, me laissant seul avec mes désirs, et cette érection inutile qui allait vite devenir un gros souci.

« Comment, tu n’es pas content ? Je ne te trouve pas suffisamment soumis en ce moment, mais je suis sûr que la cage va t’y aider. Tu auras le temps pour y travailler. »

Je passe les détails sur les difficultés que j’ai eu pour me calmer et enfiler la cage, mais il m’aura fallu plus de 20 minutes pour y arriver.

D’un tour de clef elle verrouilla le mécanisme, vérifia que la broche de sécurité était bien en place dans le piercing Prince-Albert, puis se coucha.

« Tu peux venir dans ma couche cette nuit.

Bonne nuit. »

Elle tira la couette sur elle et éteignit la lumière.

De dormir à ses côtés plutôt que par terre aurait dû être une bonne nouvelle, mais dans ce cas précis, j’aurais apprécié l’inconfort du sol. Je n’ose avouer les difficultés que j’ai eu cette nuit là. Je n’arrivais pas à me calmer et chaque frôlement de sa peau ou son odeur ravivaient un désir profond. Mais mon sexe ne trouvait que la dure réalité de l’acier en écho à cette excitation latente, confinant ainsi sévèrement toutes vélléités de plaisir.

frustrations

J’ai toujours admiré cette capacité qu’à ma Maîtresse de me surprendre. Elle est capable de changer soudainement de dynamique sans que je m’y attende. Je ne sais pas si ce sont des actions réfléchies à l’avance ou si elle réagit à une idée, un désir soudain. Mais je sais que je me fais surprendre à chaque fois.

Je ne sais combien de temps je vais cette fois-ci rester encagé, mais son discours n’annonce rien de bon quant à la longueur de l’épreuve en cours.

Je me sens revenir à ma place.

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Une fois n’est pas coutume, je prends la plume afin de donner une autre optique, mal connue, de la part féminine qui se cache, souvent bien profondément, chez l’homme.

Celle que l’on nomme « L’homme lesbien »

Rien à voir avec un homosexuel ou même un travesti. C’est homme, un mâle, classique en apparence. A ceci près qu’il révèle bons nombres des caractéristiques suivantes :

- Image de la femme vécue comme complice, égale et active

- Anti-jalousie, générosité naturelle et altruisme

- Pratiques amoureuses lesbiennes (complicité amoureuse totale, recherche et réalisation des   désirs   de l’autre et de son plaisir, don réciproque et double découverte, amour-comunication/échange)

- Amitié amoureuse qui ne dissocie pas la communication culturelle et affective de la tendresse physique

- Attirance d’abord pour la personnalité et donc vécu sensuel d’anatomies non dissociées de toute la personne et non systématiquement conformes aux canons officiels

- Tendresse et très grande sensibilité physique et morale souvent fragilisantes

- Il est susceptible

- Culture de l’amitié totale, généreuse

- S’assied pour uriner et s’essuie la goutte après

- Sexualité est très sensuelle, il pleure de volupté

- Aime être écouté pendant des heures

- Pleure au cinéma

- A des amis homo, mais ne l’est surtout pas

- Quand il est artiste, il ne peint, ne sculpte que des femmes

- Aime être pris comme un mâle objet

- Quand il était petit, il jouait avec les filles

- Sait qu’il n’y a que dans les yeux d’une femme que l’on voit son désir

- Ses vraies et seules amies dans ce monde ne sont que des femmes

- Jouit rectalement

- Aime par-dessus tout, les fantasmes des femmes, quand elles en parlent entres-elles

- Son idéal féminin est une Amazone qui le capturerai, pour l’enlever et le livrer nu à tribu

- Ne supporte pas les autres mâles nus, trop près de lui…

- Fait l’amour avec Dame nature, la mer, le vent, la pluie, l’orage.. tout l’érotise…

- Contrôle ses sensations

- Concrétise quand on lui parle d’abstrait, il rêve quand on lui parle concret

- Les enfants l’adorent, comme un « papa maman »

- Il parle et réfléchit avec son coeur et son sexe

- L’émotion est son centre vital

- Même adulte, il continue à jouer

- Il aime porter des strings de femme, mais ça déborde de tous les cotés

- Il aime parler chiffon, fringues, coussins, rideaux, parfums et dentelles…humm le contact de la soie sur sa peau

- Il est celui que peuvent aimer les lesbiennes

- Il aime à croire que c’est sa femme idéale, son âme soeur

- Il cultive avec authenticité son incohérence

- Il n’aime surtout pas discuter avec les mâles de foot, de service militaire, de moto et il hait leur façon de parler de sexe

- Il vivrait nu au soleil

- Il aime faire la cuisine, cultive les fleurs

- Il est « hétérophobe » pour ce que les machos font aux femmes et pour ce qu’ils font du monde en général

- Il rêve d’un « couple » à trois, deux femmes et lui, il ne sera pas jaloux, bien au contraire…

- Un psy lui a dit qu’il souhaitait redonner un phallus à la femme…

- Soumis un peu maso, il cherche le syndrome de Stockholm

- Aime par-dessus tout, les longs préliminaires…

- Est bavard comme une fille

- Lèche bien

- Est influencé par la lune…

- Il a deux sortes de jouissances, une très masculine, très forte et rapide, et une autre qui monte en lui doucement par vagues successives et qui l’inonde d’un bonheur érotique de la tête au pied, sans aboutir à un orgasme ou plutôt une volupté sans fin… qui se retourne en lui…

- Il est dans le Désir de la femme

- Il est parfois timide comme une jeune pucelle

- Il est compliqué

- La femme en lui le domine quelques fois en lui infligeant de terribles « tourments »

anima_animus

Il est vrai que je retrouve bien mon Lui dans certaines de ces descriptions. Son physique n’a absolument aucun signe de féminité, croyez-moi ! mais son psychisme et sa sexualité sont très féminins.

J’ai souvent l’impression de vivre avec une femme dans une peau d’homme. Ce qui, soit dit en passant, n’est pas toujours désagréable …  Sauf lorsque qu’il fait sa chieuse !

Messieurs, laissez donc tomber le masque du parfait macho, mettez votre égo au vestiaire et laissez éclore la femme qui est en vous. Pour vous, pour Elle.

Mistress Elle

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Amour

Le moins que je puisse dire est que la chasteté n’a pas fini de me surprendre par les nouvelles découvertes qu’elle draine avec elle.

L’une des règles de base quand nous faisons l’amour est que je dois contrôler mes éjaculation. Disons que sauf autorisation, je DOIS me contrôler. Cela m’a bien sûr emmené à me découvrir, être conscient de la progression du plaisir et de ressentir jusqu’où je peux ne pas aller :???:

Mais qu’en est-il de l’orgasme ?

A force de contrôle mental mais aussi parce qu’Elle me connaît extrêmement bien, nous savons maintenant lors de nos « ébats » aller jusqu’au « point limite » : Ce moment ultime, où j’ai besoin de toute ma concentration pour que les spasmes éjaculatoires ne se produisent pas. Cela peut durer quelques dizaines de secondes et croyez-moi, c’est long, très long…

C’est un moment exceptionnel où l’esprit déconnecte et emmène avec lui le corps dans un subspace exceptionnellement profond. L’éjaculation n’étant pas déclenchée, seul l’esprit est au contrôle pour pouvoir « redescendre » en douceur.

Je me sens ensuite parfaitement détendu, mais sans ce fameux sentiment de vide d’après jouissance bien connu des hommes.

L’autre bonne nouvelle est qu’il est possible de continuer à faire l’amour : L’érection reste entière si vous reprenez l’acte juste après mais avec des sensations beaucoup plus « douces » pour l’homme donc… une érection qui durera beaucoup plus longtemps. Il sera même possible de retrouver suffisamment d’excitation pour avoir un deuxième orgasme ! :razz:

Cela me fait donc croire que l’orgasme se déclenche une fraction de seconde avant l’éjaculation et qu’il est donc parfaitement possible de les dissocier.

J’invite les couples, même vanilles (euh, surtout vanilles !), à pratiquer cet exercice. Vous devrez certainement passer par des ratés et autres orgasmes « ruinés », mais cette pratique contribuera à vous connaitre encore mieux au lit , vous rendra conscient  de votre corps et émotions, et vous fera toucher les limites ultimes de votre plaisir.

lui

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C’est une nouvelle expérience et de nouvelles sensations qu’Elle a décidé de me faire vivre ce soir là.

Après m’avoir fait me déshabiller, elle m’a demandé d’enlever la cage de chasteté.

Voyant le grand rouleau de cellophane sorti, j’ai réalisé ce qui allait suivre.

Je ne sais jamais à quoi m’attendre avec Elle. Elle me parle de ses idées mais ne les applique pas nécessairement ou au contraire me prends par surprise. Je ne savais donc pas si je devais me réjouir.

Elle a donc entrepris de m’emballer littéralement dans le film avant de m’allonger sur le lit. Je me suis donc retrouvé avec cette nouvelle impression étrange de confinement, dans l’impossibilité de bouger mais avec une forte sensation de protection. Cette technique très particulière de bondage est émotionnellement très forte. Ici, pas le lien ni de chaine, mais le corps entier est neutralisé de tous ses mouvements dans un cocon d’une douceur incroyable.

Puis très vite les ressentis très prononcés : Une douce chaleur a commencé à m’envahir, les sensuelles caresses d’Elle ou encore ses jeux avec un pic sur cette seconde peau prenant une nouvelle dimension.

Puis, Elle entreprit de découper une ouverture dans le cocon pour en sortir mon sexe et commencé à jouer avec ce dernier de longs moments, sachant m’emmener au bord de la jouissance sans jamais me faire basculer côté plaisir. Impuissant, Je me tortillais inutilement dans mon emballage cherchant à provoquer une hypothétique jouissance. J’avoue qu’après 15 jours d’abstinence, mon sexe en liberté sur le point d’exploser, je n’aspirais qu’à une chose : JOUIR !

Estimant probablement qu’elle avait assez joué, Elle entreprit finalement de me chevaucher et me faire l’amour, tout simplement. Jouait-elle encore avec moi ? Allait-elle me ruiner cet ultime plaisir tant attendu en se retirant au dernier moment ? Je n’eus pas le temps d’aller au bout de mes réflexions car je fus fauché par un interminable orgasme d’une violence telle qu’il me laissait à demi-inconscient…

… Je reprenais mes esprits. Elle était toujours sur moi à caresser cette double peau, de la satisfaction dans son regard.

-  » J’ai cru que tu t’étais évanouis  » Me dit-elle simplement.

Peut-être, je ne sais plus, mais je n’étais plus tout à fait dans le monde réel , flottant toujours dans une délicieuse sensation de plaisir…

Cette soirée m’a vraiment emballé !

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Depuis un temps que je ne saurais définir, Elle joue avec moi.

De ses mains expertes, Elle m’emmène au bord du plaisir, puis me maintient dans cet état. Elle me connait tellement bien. Tout en me regardant d’un air amusé, elle semble trouver un certain plaisir à me faire réagir comme on changerait de chaine avec une télécommande.

Les mauvais feelings encore en tête, je redoute déjà les conséquences éventuelles d’une nouvelle éjaculation.

L’excitation monte, je ne peux plus tenir.

Mon corps se lâche, elle me lâche, je me vide… dans le vide !

Je recherche en urgence cette puissance du plaisir que j’ai pour habitude de recevoir lorsque nous faisons l’amour. Elle seule peut me le donner. Rien, le néant ! Je suis juste là à me vider comme une outre ouverte tombée à terre.

Je reste là, frustré, haletant, souillé de ma propre substance, humilié face à la simplicité qu’Elle à de me contrôler.

- « Je t’ai dit que je serai plus dure avec toi, c’est ce que je commence à faire. » sera son seul commentaire.

Je comprends désormais que ma sexualité est désormais hors de tout contrôle et que la libération physique n’est plus synonyme de plaisir.

« lui »

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Mon Elle,

Je voulais vous remercier pour ce moment superbe hier soir. Vous servir a été bien sûr du bonheur à l’état brut. Je l’ai vécu encore comme une réelle jouissance en osmose avec Vous. Vous m’avez aussi laissé prendre mon plaisir, qui a bien sûr été un nirvana foudroyant :) encore, MERCI !

Mais que se passe t’il ?

Je me suis réveillé ce matin, vous étiez déjà partie travailler. J’aurais tant aimé pouvoir vous dire combien je vous aime, vous embrasser une dernière fois. Je me sentais vide. Une dure réalité où toute l’expression qui était en train de se bâtir ces derniers jours s’était vidé avec le jus de la jouissance. Je voyais devant la glace un homme, aimant certes, soumis bien sûr, mais dont la connexion forte et permanente avec vous venait de se couper. Connexion dont je veux rétablir rapidement ses pleines capacités.

Est-ce donc cela la chasteté ? la construction émotive d’une relation forte et profonde ? La faculté naturelle à se mettre en phase sans difficulté avec Vous, de ressentir Vos émotions et vivre les miennes d’une manière exacerbée ? Une osmose qui nous emporte et nous garde sur la ligne que nous avons choisi de vivre ? La capacité à pouvoir subir et accepter tout en y trouvant du plaisir ? Tous ces sentiments doivent-ils être brisés d’une simple éjaculation ? Il semble que ce soit le cas. Quelle fragilité ! J’ai le secret espoir que ces feelings tant appréciés reprennent rapidement le dessus.

Cette réflexion me fait me mettre en face de ce paradoxe : Dois-je vivre ces sentiments profonds d’appartenance qui me font tant vibrer intérieurement sachant que ce serait au dépend d’un plaisir physique ? Je ne sais pas.

J’ai passé la journée comme suspendu au dessus d’un vide, un peu hébété, ne trouvant plus de repères sur ce que j’étais en train de construire, comme une coquille n’ayant plus de substance.

J’ai bon espoir que cela ne durera pas, je me sens déjà mieux.

Vous me manquez,

Je vous aime.

Votre « lui »

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mon Elle,

Je vous remercie pour ce Weekend passé à vos côtés. J’ai beaucoup apprécié ces moments de complicité. Vous me manquez déjà. Ces jours à venir loin de vous vont s’annoncer comme une véritable épreuve.

Comme vous pouvez le voir, je dois toujours me battre contre ces réactions impulsives. Si je vous ai blessé, je vous prie de bien vouloir m’en excuser. J’accepterai bien entendu vos punitions, quelles qu’elles soient. J’ai désormais compris qu’elles allaient être très dures à vivre.

Sachant ma sexualité désormais sous contrôle, je ressens de fortes envies, particulièrement le soir quand les activités de la journée sont closes, de m’occuper de vous, de votre bien-être et plaisir. Ces moments où je partage intérieurement d’une manière sensuelle et cérébrale vos jouissances sont délicieux.

Je me sens simplement bien, là, à genoux, à vous regarder allongée, venir vous caresser, sentir votre peau, vous embrasser.

Je vis, j’existe.

Je vous accompagne à l’extase, ma respiration suivant la votre, je sens sous ma langue votre discret clitoris trouver son orgueil et venir prendre le plaisir, hume votre vulve coulant de ce concentré de félicité, suis les mouvements de vos hanches en recherche d’exactitude sous ma langue motivée ; ces seins durcis que je masse avec attention ; Vous vous abandonnez voluptueusement avant de vous recroqueviller comme une petite chose fragile que je réconforte.

Mon sexe s’exalte inutilement, contraint au confinement. Ce soir il n’y aura pas relâche, ni je ne sais quand. Est-encore mon but ?

Jour après jour, je me vois glisser inéluctablement dans ma soumission. La muraille de mon égo s’affaiblit et déjà je ressens un nouveau « moi » ; un monde qui s’ouvre sur une dimension de ressentis sensuels, où le temps cultive ces nouvelles stimulations et où la douleur exacerbe les caresses. Je ne sais qui se réveille dans cette peau mais j’aime bien ce type. Je dois apprendre à le connaître et vous êtes là pour faire les présentations.

La cage de chasteté, cet engin terrifiant mais protecteur, agit comme un rappel permanent de ma condition. Elle me protège mais me contraint. Mon sexe durci inutilement en recherche d’une improbable liberté, m’apprend, lettre par lettre, le conte de ma nouvelle appartenance. Je suis si bien à découvrir l’abandon de cet égo et me sens plus fort de jour en jour à affronter les épreuves à venir : celles de la vie et celles auxquelles vous me ferez faire face.

Il est bien tard, je voulais juste vous dire, en toute humilité, que je vous aime.

Votre « lui »

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La chasteté est un fantasme qui me travaillait l’esprit depuis un certain temps. J’étais attiré par ce paradoxe de prendre du plaisir dans le déni sexuel qui représente le plaisir ultime pour l’homme, mais ne savais sur quelles émotions cela pouvait aboutir. Lorsque j’ai suggéré cette possibilité à Elle, intriguée, elle a accepté. Les débuts n’ont pas été évidents, d’autant que les bénéfices d’une telle activité ne se font connaitre qu’après une certaine période de temps… Seulement, un jour Elle m’a déclaré :

«  Si seulement j’avais connu cela plus tôt ! »

Nous avions commandé une cage de chasteté « CB-6000″ qui se trouve être une excellente solution pour débuter (je ferai un article sur cet accessoire prochainement).

Les premiers temps n’ont pas forcément été évidents pour Elle. Cela ne changeait finalement pas grand chose pour notre vie de couple et Elle me trouvait même un peu ridicule cadenassé dans ce machin en plastique.

Ce n’est qu’après quelques semaines, après avoir décidé de me sevrer un peu plus sérieusement de l’utilisation de mon attribut qu’elle comprit tous les bénéfices qu’elle pouvait en tirer…

En effet, si se retrouver sous clef est très probablement une initiative basée sur un acte fétichiste, la chasteté contrôlée n’en est pas moins un outil incroyablement efficace pour aider un soumis à trouver sa place. Après une dizaine de jours d’abstinence, étant dans l’incapacité d’obtenir mon propre plaisir sexuel ni ne sachant quand je pouvais l’espérer, c’est naturellement que je me focalisais sur le sien et me retrouvais en osmose avec ses réactions, son plaisir et émotions. Son odeur, le toucher de sa peau, ses caresses bienveillantes, ses jouissances m’emmenaient avec Elle. Je partageais son plaisir de tout mon être. Une jouissance cérébrale se substituait au relâchement sexuel. Cette sensation allait en s’amplifiant de jour en jour. Elle ne quittait plus mon esprit de la journée et me retrouvais dans un état de demi-excitation permanente. Je me sentais comme une bombe atomique ne demandant qu’à exploser mais qui attendait que l’on insère sa clef pour la déclencher. Je donnais sans compter dans l’attente de pouvoir finalement être libéré de mes « tensions ».

Le jour où Elle a décidé de m’emmener à la jouissance, je ne me rappelle pas avoir jamais eu un tel orgasme. Toutefois, j’ai l’ai presque regretté, comme le sentiment d’avoir perdu quelque chose, d’avoir eu à accepter de me battre contre mes pulsions des jours durant pour ne finalement obtenir que quelques instants de plaisir, extrêmes certes, mais tellement fugitifs. Un sentiment de culpabilité me disant que j’aurais pu tenir peut-être un peu plus longtemps. L’humiliation de savoir qu’Elle peut décider de me faire jouir en ouvrant juste le capot, comme une vulgaire machine. La compréhension que l’homme a finalement une grande faiblesse : son sexe ! Il se trouve désarmé face à une femme sachant lui contrôler sa sexualité. Enfin, la perspective de devoir recommencer un cycle complet.

Si vous désirez vous engager dans cette activité qu’est le contrôle de la sexualité masculine dans le cadre d’une relation D/s sachez simplement être patient(e)s, vous verrez que les choses se font toutes seules, naturellement.

Après quelques mois à utiliser la CB-6000, nous avons décidé d’explorer cet aspect de la chasteté en passant à des options plus sérieuses que je vous détaillerai prochaînement dans d’autres messages.

Je me réjouis de lire vos commentaires et expériences et me ferai un point d’honneur de répondre à toutes vos questions.

« lui »

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