Je n’y avais pas prêté attention…

Dans la douceur des vacances, entre piscine et ballades au soleil, nous passions aussi beaucoup de temps pour « nous ». Elle n’avait pas fait manque d’imagination dans la manière d’épicer notre vie intime. Je me sentais vraiment en phase avec elle. Elle avait affirmé sa place de Dominante en épiçant notre relation d’une pointe d’humiliation, un soupçon de contraintes, le tout relevé à l’arôme BDSM. La constante étant que je ne savais jamais quand le temps de nous sustenter d’émotions fortes allait venir ni ce qu’il y aurait au menu des épices.

C’est dans cette même douceur de vivre que peut me tomber dessus à tout instant la plus implacable des demandes ou douloureuse contrainte qu’en ma position de soumis je me dois d’accepter.

… Moi qui ai pourtant l’œil aiguisé pour ces choses là, je n’y avais vraiment pas prêté attention…

Nous étions donc en train de finir nos cafés sur la terrasse et nous nous apprêtions à aller nous protéger du soleil de l’après-midi quand Elle dit :

- »Tiens j’ai une idée »…

Cette phrase, toute droite sortie de son esprit parfois (enfin souvent) sadique n’annonce jamais rien de bien réjouissant pour ma personne. J’ai aussi appris à ne surtout plus essayer de demander quels pourraient être les aboutissants de cette nouvelle idée au risque de me retrouver dans une situation encore plus hasardeuse.

Donc, je me tus et attendis.

Elle entra dans la maison puis vint me rechercher pour m’emmener dans la chambre. Je dû me déshabiller et elle me laissant là, nu. Je ne vis pas de signe de sa part qui aurait pû me faire penser qu’elle allait m’enlever la Birdlocked Pico que je portais depuis la veille en punition d’une de mes nombreuses indélicatesses. Elle me fit enfiler une cagoule en latex. Une possédant des petits trous au niveau des yeux qui n’empêche pas vraiment de voir mais qui limite considérablement le champ de vision. Mon espace de perception fut soudain réduit à une vision juste floutée, une forte odeur de latex et une audition assourdie. Je ne parle même pas ici de la mauvaise sensation de ressembler à une grosse mouche !

Mais porter une cagoule reste toujours pour moi une expérience intense. L’esprit est protégé de ses stimulus usuels. Je sais aussi que je renvoie une image dépersonnalisée, le visage n’ayant plus de possibilité de s’exprimer. Je ne peux donc plus accrocher mon Elle du regard. Dans ce « bondage » mon esprit s’isole alors de son environnement et l’attention converge peu à peu sur les ressentis, le corps et les sensations.  La bulle se crée alors avec mon Elle, je ressens intensément son énergie. Ses plus subtils touchers s’écoulent en moi pour m’inonder de vagues voluptueuses.

Elle vint se placer devant moi et je devinais son regard amusé. Sans un mot, elle attacha l’extrémité d’une sangle autour de mon scrotum, se retourna et me tira en avant. Je traversais donc l’appartement, me laissant guider ainsi tiré en laisse. C’est alors qu’elle ouvrit la porte menant sur la terrasse ! Non pas ça ! Elle ne va pas le faire ! Malgré ma volonté à vouloir la suivre, j’ai probablement tressailli car elle tira fermement sur la sangle, me forçant ainsi à sortir. Elle s’arrêta au milieu de cette cour, me fît accroupir et noua la sangle à un anneau fixé sur un regard au sol.

Je n’y avais pas prêté attention à ce crochet, mais Elle… si !

- »Bon je vais me mettre un peu au frais. Je te conseille de ne pas bouger ! »

Elle tourna les talons et rentra, non sans avoir immortalisé ce qui allait devenir un grand moment de solitude.

solitude

C’est alors que je réalisais que je me trouvais dans l’axe de la porte d’entrée vitrée du voisin. Et s’il venait à sortir ? Quelle serait sa réaction de trouver un homme à poil, encagé, la tête dans une cagoule en latex attaché par la queue au milieu de la terrasse ? Je sentis la panique m’envahir. Le soleil me chauffait dur au travers de la cagoule, mais ce n’est pas la chaleur qui me faisait transpirer. Combien de temps allait-elle me laisser ainsi ? Même si Elle avait prévu de me libérer rapidement, il ne suffisait que d’une fraction de seconde pour être découvert ainsi. Toutefois, je réussis à garder mon calme. Si Elle m’a attaché ici, c’est volontairement qu’elle l’a fait. L’épreuve est justement de savoir me contrôler et lui faire confiance. La cagoule qui m’aide habituellement à mieux ressentir mes émotions est subitement devenue véritablement gênante. Ainsi stéréotypé, n’importe quel inconnu comprendra au premier coup d’œil que je pratique le SM. Elle m’empêche de pouvoir regarder dans la direction de l’entrée de notre appartement et celle du voisin, de plus je n’arrive pas à distinguer convenablement l’origine des bruits qui me parviennent. Je me sens vraiment déstabilisé, les jambes flageolantes.

C’est alors que j’entendis des pas crisser sur le gravier pour s’arrêter derrière moi. Là j’en prends pour 15 jours d’adrénaline! Je suis cuit, ca y est, c’est le voisin m’a aperçu et est sorti de chez lui. J’essaye d’imaginer ce qu’il risque de se passer. Si c’est lui, que vais-je pouvoir faire ? Il n’y aura rien à à justifier. Ma situation actuelle est simplement hors de ce que l’on peut expliquer ! Mais je sens une main se poser délicatement sur mon épaule et comprends que  c’est mon Elle qui m’a rejoint.

Elle me détacha et me ramena tranquillement par la sangle dans l’appartement protecteur.

- « Je suis fière de toi » me dit-elle simplement.

Fier je l’ai été, oui, mais après coup seulement. Fier d’avoir surmonté ma peur, fier d’avoir gardé le contrôle de mes émotions sans céder à la panique, fier de ne pas l’avoir déçue. Fier mais heureux aussi de réaliser qu’au restaurant des émotions, ce n’est pas le plat des expériences les plus douloureuses qui est nécessairement le plus pimenté.

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humiliation

Le désir de soumission se ressent souvent comme une nécessité de s’abandonner à l’autre pour son propre plaisir. C’est en quelque sorte un jeu où le sentiment d’appartenance, de transfert de contrôle, de lâcher prise, de surprise et d’inconnu en sont les cartes. La connaissance de l’autre et la confiance installée, l’exploration peut alors commencer…

Je pensais me connaître, particulièrement du fait que je sois axé sur l’ introspection (souvent un peu trop aux dires de ma bien-aimée), mais ce dont je me rends compte est que nos activités m’amènent à révéler mes émotions longuement enfouies au fond de moi et à découvrir des sources innatendues de plaisir. A l’opposé des expériences physiques, le voyage psychologique commence souvent avant même d’avoir pris le billet et c’est généralement après coup que je comprends le sens de ces instants vécus.

J’ai comme tout le monde eu et ai encore des fantaisies érotiques, des fantasmes (Pfff… heureusement !), mais jamais je n’ai fantasmé sur le fait d’être rabaissé, humilié et pourtant au final je découvre que cette humiliation m’apporte énormément de plaisir.

Mais que se passe t-il quand je dois faire face à une situation définie comme volontairement embarrassante ou humiliante par mon Elle ? Pourquoi ce que je fuis instinctivement m’excite finalement terriblement ?

Me retrouver à poil et tenu en laisse par ma Maitresse au milieu d’une soirée, me faire porter ses sous-vêtements sur ma cage de chasteté, finir le repas à manger ma glace par terre dans une gamelle sous ses quolibets et ceux d’une amie Domina ou plus simplement le rituel du soir où je dois m’agenouiller au pied du lit et attendre qu’ Elle m’accepte dans sa couche ou me dise de dormir par terre, m’auraient semblé difficile à assumer au premier abord. Mais à bien y réfléchir… Plus je me trouve enfoncé dans l’humiliation, plus la situation m’échappe sans autre solution que d’accepter. Quand je ne trouve plus les mots pour faire face, que les jambes ont du mal à me soutenir, que la nausée de l’auto-dégout monte et que mon esprit s’efface, conscient de ce conflit interne… et plus je suis excité. Quel terrible paradoxe !

Dans ces moments, je me trouve à entendre deux voix : la raisonnable qui me dit : « Aller, mon gars, relève la tête, envoies tout balader et sors toi de cette situation » et l’autre, passionnée, qui me crie : « Fais confiance et obéis ! » Me lever et fuir vers la porte dérobée sur une amère liberté ou accepter, se plier et vivre, exhalant ma soumission, surmontant mes inhibitions en savourant la victoire du mental sur l’instinct et l’égo.

La réalité s’entrechoque inévitablement avec les idéaux sociaux et il en résulte des impacts émotionnels dont souvent les dommages ne sont qu’imperceptibles mais résilients. Tout ce bagage émotionnel que nous transportons depuis les profondeurs de notre enfance se remplit d’expériences plus ou moins traumatiques et dont les peurs nous amènent à fuir et éviter toutes sortes d’émotions. Le masochiste que je suis est amené à inverser le sens de ces émotions à la recherche d’une explosion de plaisir. Tout ceci n’est viable que parce que j’ai une confiance absolue en mon Elle. Abandonner ses émotions à l’autre est aussi dangereux que le claquement d’un fouet à fleur de peau. Dans des esprits peu soucieux de leur jouet, le danger n’est plus une illusion et la relation peut alors être véritablement destructrice. Cette confiance m’a permis de lui donner les rênes pour me faire traverser mes peurs, comprendre mes rejets, faire face à mes démons ou encore jouer avec mon anxiété et mes rushs d’adrénaline. Une grande apnée émotionnelle dont je ne ressors paradoxalement pas essoufflé.

Je dois avouer qu’Elle sait parfaitement m’emmener là où elle veut en m’annonçant la couleur parfois longtemps à l’avance. Le jour où elle m’a expliqué qu’elle m’urinerai dessus, j’étais perplexe et bien qu’ayant fait mon fier à bras en répondant : «Pas de problème», je n’en menais quand même pas large. Je ne sais d’ailleurs jamais dans ses affirmations si c’est du lard ou du cochon et il serait bien futile d’essayer de le savoir au risque d’aggraver mon cas… Les mois ont passé puis un soir elle l’a fait sans autre cérémonial. la surprise après l’attente et l’incertitude. J’étais prêt. Ce fut une expérience intense !

Depuis que ma Maîtresse a accepté mon abnégation et de me la faire vivre, nous avons créé ensemble notre légende où elle a trouvé son rang de noblesse sur un territoire dont nous avons seuls créé les lois. L’honorer selon nos rituels ou accepter d’être rabaissé par ses actes de domination m’amène certes à confirmer son rang (et le mien) mais me procure au final un certain sentiment de fierté.

Dépressif  ? Je vous prescrit une bonne humiliation !

« lui » – Professeur es-en rien (en herbe)

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Ce qu’il y a de bien avec la vie de couple dans une relation D/s est qu’il est possible de se retrouver aussi dans la vie vanille; Où la femme retrouve l’homme dans toute la simplicité et la richesse de la relation.

Tenez, ce week-end, Elle avait décidé de me faire plaisir. Elle m’a fait couler un bain agrémenté de pétales de fleurs.

bain de fleurs

Dans l’ambiance parfumée et vaporeuse, elle m’a déshabillé, enlevé la cage puis m’a rejoint dans le bain. Nous avons alors passé un moment charnel intense… :razz:

Alors que nous étions encore enlassés, elle s’est levée soudainement, s’est positionnée au dessus de ma tête et m’a pissé dessus ! Elle ne m’avait jamais fait cela auparavent. La soudaineté de l’acte m’a surpris. Je l’ai pourtant laissé faire sans broncher. Je ressentais une certaine humiliation à me faire souiller de la sorte, pourtant je percevais aussi une grande excitation pour cet acte de Domination où elle marquait son territoire, souillait son objet pour démonter qu’elle faisait finalement ce qu’elle voulait de moi ; Qu’elle pouvait m’offrir le plaisir et la douceur puis me remettre immédiatement dans ma position, sans état d’âme ! :shock:

Ce qu’il y a de surprenant avec la relation D/s dans une vie de couple, c’est qu’il est possible de retrouver vraiment très vite nos positions respectives ! :wink:

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concombre

Je reçois le mail suivant alors que j’étais plongé dans mes consolidations de couts au boulot…

 » Je veux que tu arrives ce soir en étant passé au super-marché et que tu achètes :


  • un concombre
  • un paquet de préservatif
  • et une bouteille de lubrifiant


et RIEN d’autre !

Evidemment tu m’apporteras avec ces 3 choses le ticket de caisse !  »

Bah, je suis un grand garçon, je vais m’assumer.

Pas eu besoin d’imprimer la liste de courses, je ne pense que je n’oublierai rien !

Donc le boulot terminé je me rends au shop du quartier ; petit passage au rayon frais. J’essaye pour le coup d’en prendre un assez gros tant qu’à faire, histoire d’impressionner si jamais… Passage au rayon « santé ». Tiens je vais innover, je choisis pour le coup des capotes sans latex, juste pour essayer, et comme la bouteille d’un demi-litre de lubrifiant silicone de la maison est encore assez pleine, je choisis un lubrifiant chauffant : Cela épicera un peu nos soirées.

Je fais la queue (enfin on pourrait dire ici le concombre) à la caisse, mon hors d’œuvre et mes « produits corporels » dans les bras, les étale bien sur le tapis roulant et observe la réaction de la quadra qui tient la caisse. La miss me scan le tout.

- « Vous avez la carte de fidélité ? »

sera sa seule réaction.

Même pas un regard inquisiteur ou amusé. J’ai dû tomber sur une lobotomisée.

Je m’assure de demander le ticket de caisse et fourre le tout dans un sac avant de tourner les talons.

Pfff déception ! Imaginez les discussion en famille le soir ? …. Chéri, y’a un gros pervers qui s’est acheté de quoi se fourrer un concombre. Ben non même pas.

Tiens, cela me rappelle un épisode croustillant, il y a quelques années à la poste du quartier alors que je venais retirer un colis d’une commande de littérature « subversive » que j’avais acheté sur Amazon.

Je donne le reçu à la jeune postière, celle-ci se rend au fond du bureau pour aller chercher mon colis et revient, lisant visiblement l’étiquette du colis… sur laquelle était marqué les noms des bouquins ! Elle s’est subitement mise à rougir, n’osait plus me regarder. Elle ne trouvait plus la page de son carnet de reçus que je devais signer. Visiblement la littérature Sadienne ne la laissait pas insensible et la pauvre fille vivait là un grand moment de solitude.

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vitruvian

Vous avez…

Entendu ces mots que ma gorge ne vibrait pas.

Vu ces larmes contenues dans ces yeux refusant de pleurer.

Compris mon attente à m’empresser.

Perçu ces émotions enfermées.

Vous m’avez donné…

La joie exaltante de la douleur.

L’humilité d’oublier la condescendance du mâle.

Élevé dans l’humiliation.

L’offrande dans la servitude.

Je regardais, je vois.

J’entendais, j’écoute.

Je vivais, je ressens.

Je contrôlais et j’abandonne,

j’abandonne et je comprends,

me délectant de ce nectar d’amour et de souffrances.

Émotions ressuscitées de leur sépulture, et d’en bas comprennent le monde qui ostensiblement offre toute sa perspective, claire et lumineuse.

Je me remplis de sa profondeur.

Et je grandis.

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Evolutions

Je viens d’avoir un échange de courrier intéressant avec un soumis se posant de réelles questions et doutant sur sa capacité à se soumettre.

Si vous connaissez déjà mon Blog, vous comprendrez que ce sont des questions que je me suis également déjà posé.

J’ai pensé que cet échange pourrait intéresser quelques lecteurs/trices de ce Blog car il touche certaines questions fondamentales dans la mise en place d’une relation D/s.

Avec l’autorisation de mon correspondant, je vous livre donc les extraits significatifs de cet échange de courrier.

Peut-être aurez-vous d’autres perspectives ou points de vue à développer, alors n’hésitez pas à abuser des commentaires ;)

Bonne lecture…

—————————————–

Lui,
Tout d’abord félicitations pour votre site, il est pleins d’enseignements à tirer et tellement « vrai ».
J’ai lu vos écrits sur votre site ainsi que ceux de votre Maitresse sur le site d’elise suton.
Il se trouve que je vois dans votre expérience et les obstacles auxquels vous avez été confronté voir ceux auxquels vous êtes encore à ce jour confronté, une grande similitude avec ce que nous vivons ma Maitresse et moi depuis 10 mois (début de notre relation D/s).
En ce sens, tout comme vous l’avez été je suis à l’heure actuelle sous le coup d’une sanction qui m’oblige a porter ma cage de chasteté et dormir au pied du lit jusqu’au 14 février !!! Face à cette sanction et à cette manifestation de la domination de ma Maitresse (tout comme à d’autres qui ne sont pas forcément des sanctions) , je n’arrive pas a réagir autrement que dans l’orgueil de celui qui respecte la sanction mais qui garde la tête haute en ne pliant pas,en s’astreignant « au minimum syndical du soumis afin de n’être pas réprimendable » . J’ai l’impression d’être totalement bloqué par mon orgueil et cette sanction me semble m’éloigner de ma soumission beaucoup plus que me soumettre comme ce devrait être le cas.

Auriez vous un conseil a me donner fort de votre expérience qui me permettrait de modifier cette situation?

Je ne pense évidemment pas a une solution miracle mais vos écrits sonnent tellement justes à mes oreilles et vous semblez avoir passé des caps (que dis je des péninsules) que je n’arrive pas à passer !

——————————————

Cher x,

Je vous remercie ici pour votre message .
Je n’aurai pas la prétention de vous donner des conseils ni avis en ce qui vous concerne, je vais donc me contenter de vous donner quelques éléments de réflexions. Nous pourrons en débattre si vous le désirez…. ;)

Quelques questions fondamentales pour commencer :

Qu’est-ce qui vous a amené à vous soumettre ?

Que voulez-vous vivre ?

Votre relation coïncide t-elle avec vos fantasmes ?

Désirez-vous réellement donner le contrôle à votre Maitresse ?

Ne désirez-vous finalement pas le jeu (Domination sexuelle…. SM.. D/s en séance seulement? ) à une relation D/s « engagée » ?

N’avez-vous pas peur de vivre vos fantasmes, de peur qu’ils perdent de leur « beauté » ?

Où au contraire, êtes-vous prêt à y renoncer ?

Vous sentez-vous capable d’oublier vos propre désirs et prendre un réel plaisir au travers de celui de votre Maîtresse ?

En ce qui concerne  votre Maitresse :

Où se trouve votre plaisir à la servir ? Observez vos ressentis quand vous êtes en situation de l’honorer : Trouvez-vous du plaisir à lui donner, à lui offrir? Ressentez-vous du plaisir dans ce qu’elle vous renvoie dans ces moment là ? Où, peut-être inconsciemment, le faites-vous parce que vous êtes en attente à ce qu’elle « s’occupe de vous » ou vous soit reconnaissante ?

Quels sont ses désirs ? Les comprenez-vous ? Y accédez-vous ? Comment pourriez vous la surprendre et aller au delà de ce qu’elle attend de vous ?

Au début, apprenez à vous mentir : Si elle vous demande quelque chose que vous ne voulez pas faire où que vous n’aimez pas, dites lui « oui d’accord », et faites le. puis…

…plus profondément…
…Que ressentez-vous à ce moment là.. de l’humiliation ? Vous sentez-vous rabaissé ? un peu moins « Mâle » ? Votre égo vous dicte de ne pas perdre le contrôle ? Vous ressentez des émotions « nouvelles » qui vous font peut-être peur ? Mais ces émotions sont-elles finalement nouvelles ?… Où vous connectent-elles à de vieux ressentis qui vous font mal ? Vous devrez alors apprendre à recentrer vos énergies sur vous même, plutôt que de rechercher à les extérioriser sous forme de colère, de refus ou mauvaise volonté. Vous verrez alors la puissance de réflexion que vous obtiendrez, observez vos ressentis en vous positionnant comme « témoin » de vous même. Prenez de la distance avec ceux-ci et vous obtiendrez une meilleure compréhension de vous-même.

Oubliez l’homme à ce moment là et laissez vivre l’être, tout simplement. Vous n’avez plus rien à vous prouver et la perte de contrôle sera la solution. Paradoxalement, le fait de vivre un cycle où vous allez voir au fond de vous même ce que vous avez inconsciemment appris à vous cacher par l’orgueil ou l’égo, où vous serez dans une situation de « je ne veux pas, mais j’accepte de le vivre » vous en fera ressortir plus fort.

Quelques astuces :

Dépersonnalisez-vous : Oubliez votre identité de mâle, et plongez-vous dans votre peau de soumis.

Explorez votre côté féminin : Je ne parle pas ici de l’aspect « fétichiste » de la féminité mais plutôt émotionnel. Nous l’avons tous en nous. Que ressentirait une femme si elle se trouvait dans cette situation ? Ce sont des émotions riches.

Parlez lui de vos émotions, de vos ressentis. Une femme acceptera toujours de vous guider si vous vous posez des questions et lui demandez son aide. Exposez lui vos difficultés, dévoilez-lui vos blocages (l’égo dans la poche, je sais c’est dur). Révélez-vous comme un être émotionnel et sensible et vous parlerez alors le même langage qu’elle. Surtout ne bloquez pas vos émotion, exprimez les toujours dans le respect : Si vous ressentez de la colère, dites lui que vous ressentez de la colère. Le fait de partager ce type d’émotion permettre de ne pas la faire éclater mais aussi d’avoir d’autres perspectives. Vous avez envie de pleurer ? Laissez couler les larmes (Il m’aura fallu un an pour cela).

Et puis… « au minimum syndical du soumis afin de n’être pas réprimendable » … Pourquoi fuyez-vous votre soumission et ne pas voir plutôt cette perspective :  » au mieux que je puisse lui offrir sans rien attendre en retour  » Et si retour il y a, prenez le comme un réel cadeau.

Essayez d’identifier comment vous pourriez trouver du plaisir dans ce que vous n’aimez pas.

La soumission est avant tout une aventure humaine où vous devez apprendre à vous connaitre, vous ! Vous n’êtes pas soumis par hasard, et si vous êtes dans une situation où vous la vivez c’est que vous avez quelque chose à en tirer de très profond. Vous avez le mode d’emploi en vous et devez simplement maintenant prendre le temps de l’ouvrir et le lire.

Si vous êtes mieux dans votre peau, vous projetterez au final quelque chose de très positif, votre Maîtresse le ressentira et votre relation s’épanouira en harmonie… Et je n’aborde pas ici les effets sur la vie sociale et professionnelle !

Finalement quelques nuit inconfortables sur la carpette sont de bonnes occasions à l’introspection… J’en sais quelque chose ;)

donc… Laissez aller, soyez persévérant… C’est un chemin qui se fait par étapes.

Amicalement,

lui

———————————————–

Cher lui,

Tout d’abord merci beaucoup pour la rapidité de votre réponse. J’apprécie réellement car je me sens un peu « dans l’urgence » a donner une réponse; à la fois à moi même ainsi qu’à ma Maitresse.
Mon épouse et moi avons commencé notre relation D/s en Mars dernier … les choses ont très vite évolués … Nous avons commencé par des séances pour très vite s’orienter sur du 24/7….non sans fracas!

Ma Maitresse m’impose classiquement de ne pas prendre de plaisir seul  et c’est en fonction de son désir qu’elle me permets de jouir de temps en temps sans qu’il n’y ai de règles de temps mais en moyenne ce serait toutes les deux ou trois semaines. Elle s’astreint alors à un milking tous les 10 jours ou par semaine. Lorsqu’elle le souhaite et souvent dans le cadre d’une sanction elle m’oblige a porter ma cage. dans le cadre de la sanction je ne sais pas (puisque cela va être la première sanction si longue) si je vais avoir droit à des milkings ou pas.

Vos écrits sont vibrants de vérité et je sais qu’ils peuvent m’aider, il me faudrait juste arriver à passer outre mon moi! passer outre ce que j’ai mis des années à construire (pas toujours en le voulant) et qui m’empêche de ma laisser aller et de percevoir les aspects positifs en limitant ma vision à l’agression que représente l’intrusion de ma Maitresse dans ma vie  dans mon moi!

Amicalement

PS: je vais prendre le temps de la réflexion pour répondre à chacune des questions que vous évoquez et j’en partagerai certainement les fruits avec vous si vous le voulez bien.

——————————-

Cher x

Il est très difficile de se mettre en phase. Des fracas, nous en avons eu des sérieux.  Beaucoup de communication ouverte et honnête vous aideront. pensez à vous aménager des espaces de discussions « libres » où vous pourrez mettre au point vos ressentis mutuels et éventuellement réajuster votre relation.

Pour être vraiment efficace, le port de la cage de chasteté doit pour plusieurs raisons être permanent :

- C’est avant tout le symbole le plus fort : Vous transférez à votre Maitresse le contrôle de ce qui vous caractérise le plus en tant qu’homme : Votre virilité ! C’est à mon sens le symbole clé ( si je puis dire lol) de votre soumission. Votre Maitresse doit pouvoir disposer de vous selon ses désirs et a une une arme redoutable à sa disposition : le TEMPS !

Je sais qu’après un certain nombre de jours de chasteté complète, celle-ci m’aide à lâcher prise. Essayez alors d’être attentif à ce qui se passe en vous après 7 à 10 jours de chasteté (peut être qu’une « vidange » tous les 10 jours est trop pour vous, milking ou orgasme, vous devez peut être plus sous pression pour vous en apercevoir, du moins au début)

Pour vous donner une idée je porte une cage en 24/7 depuis le mois de mars dernier (avec un break de 3 semaines en Juillet pour la cicatrisation du Prince.Albert avant le changement de cage). Il a fallu près de 9 mois pour que, par des étapes successives, je lâche prise. C’est un véritable outil pour développer les émotions profondes aidant à baisser les armes. Le milking n’est qu’un soulagement bien agréable mais l’orgasme un véritable cadeau ou une réel remerciement de mon Elle. Ils prennent alors une dimension vraiment décuplée impossible à avoir lors de rapports réguliers « normaux ». C’est aussi en quelque sortes Elle qui symboliquement me dit : J’ai apprécié ta dévotion, Je te respecte comme soumis, et pour te le démontrer je t’offre la possibilité de retrouver, l’espace d’un instant le Mâle que tu es aussi avec tout le plaisir décuplé que l’abstinence te donne. Ces moments sont véritablement magiques.

Par extension cela signifie que la vie du soumis chaste se forme de cycles remplis de longues périodes de dons à sa compagne, d’attente, de déni, d’humiliations, d’espoir, d’abandon, de doutes, de blocages, de progrès…. et de courts instants d’orgasmes ultimes qui offrent un plaisir désincarné. Ces moments rares et fugitifs de bonheurs valent vraiment la peine de se battre et avancer  pour les mériter. Quand mon Elle décide de me les ruiner, ce qu’elle ne manque pas de faire parfois, je m’enfonce encore plus dans ma soumission et m’en retrouve de par là même encore plus renforcé… La chasteté est par conséquent un engagement réel et permanent.

Le problème est qu’après une jouissance le phénomène bien connu de « vide » se met en place et il est souvent difficile de reconnecter avec sa soumissions. Elle l’a bien compris : Elle me remet généralement en cage très rapidement et me démontre immédiatement qu’elle n’a pas l’intention de perdre le contrôle…

Pour le côté pratique, si vous voulez utiliser la chasteté comme « outil » de soumission, il faut que vous investissiez dans une cage ou ceinture avec laquelle vous ne pourrez pas « tricher ». Car même si vous ne le faites pas, vous savez que vous avez toujours la possibilité de jouir sans autorisation. Cela change tout. Vous serez alors surpris de vos capacités à lâcher prise et vous vous verrez vraiment évoluer.

Amicalement,

lui

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Non le blog n’est pas givré !

Mais oui, c’est vrai, je n’avais pas vraiment d’inspiration ces derniers temps et, je dois l’avouer pas mal d’occupations.

Toutefois la vie continue avec de jolies choses quotidiennes comme de retrouver mon Elle le soir et prendre le temps de discuter ensemble de nos journées respectives en fumant une cigarette devant un verre de vin ; poser ma tête sur son sein et écouter son cœur ou tout simplement la prendre dans mes bras et me délecter de son odeur.

La vie avec des réflexions, encore et toujours sur la complexité de l’être.

Quand je regarde derrière moi pour observer mes réactions passées, je me rends compte combien mon égo était futile face à la volonté de me soumettre et celle de mon Elle à me dominer. Où est l’orgueil d’être réticent à dormir par terre ou manger dans une gamelle ? Cette réticence est bien sûr en contradiction avec un choix de vie de soumission et contre-productives à l’évolution harmonieuse du couple.

Notre relation avance au rythme des rituels, surprises et autres demandes plus ou moins plaisantes, contraignantes, frustrantes ou douloureuses. Quels que soient les désidératas de mon Elle, même s’ils me semblent difficiles à réaliser, je choisis de ne pas prendre en compte les option « j’aime pas », « pfff ça m’casse les pieds » mais plutôt d’accepter, avancer et y rechercher le plaisir.

Vous savez quoi ? Ça marche !

L’acceptation passée, tout est devenu tellement naturel et simple que je me demande même pourquoi j’ai dû batailler contre cela.

Cette abnégation a une conséquence directe, visible et finalement primordiale : Je sens ma compagne plus détendue et à l’aise dans sa peau de Domina. Elle peut mettre en place sa domination sans crainte à avoir à affronter des réactions fortement négatives de ma part. Nous nous trouvons alors dans des espaces de réelle harmonie.

N’allez pas croire que je sois devenu pour autant une carpette. Je me sens au contraire beaucoup plus posé et moins anxieux. J’ai redécouvert le bien-être ressenti après avoir pleuré, chose que j’avais oublié depuis des années. Je trouve aussi mieux ma place dans la vie sociale en réagissant moins émotionnellement face aux évènements de tous les jours. Les émotions fortes, Elle me les offre lors de nos séances SM : douleur, humiliation, challenges, inattendu et attentes s’exacerbent harmonieusement dans un plaisir plaisir sensuel partagé.

Je n’ai désormais certainement plus le besoin de vivre inconsciemment ma soumission dans la vie sociale et projette vers les autres quelque chose de plus sain. Subtilement, les situations changent, je donne moins de prises aux emmerdeurs qui naturellement perdent de l’intérêt à m’emmerder pour se tourner vers d’autres en besoin d’emmerdements.

Oui, la vie, en adaptant mes réactions à une dynamique de soumission  jusqu’à ce que cela devienne naturel me ermet d’en ressortir grandi… et de faire grandir l’autre.

Il m’aura fallu une année pour comprendre cela. Elle a très bien su appuyer sur les points qui faisaient mal à l’inconscient, elle n’a pas lâché prise pour m’obliger à y faire face. Finalement, Elle était là, m’accompagnant pour les surmonter.

Je le comprends maintenant.

Je vais m’atteler maintenant à continuer à me rendre afin qu’elle puisse savourer le fruit de ses efforts.

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La semaine dernière, lors d’une séance, mon Elle m’a offert la possibilité de me masturber contre sa jambe. Je n’avais bien sûr pas le droit d’utiliser mes mains…

J’ai eu beaucoup de mal à trouver mon excitation car je ressentais une forte humiliation à m’exécuter. Voyant qu’Elle éprouvait un réel plaisir à me voir me branler comme un chien, et sachant également que je n’aurai pas droit de si tôt à une autre opportunité, j’ai fini par me détendre, lâcher prise et arriver à ma « fin »…

Elle pensait que j’allais éprouver beaucoup de plaisir et fût déçue lorsque nous avons parlé de cette séance en réalisant la manière dont je l’avais vécue, alors qu’au final, ayant pour ma part surmonté un challenge, cela a été pour moi extrêmement bénéfique. Cela a aussi été une expérience très intéressante de travail sur l’acceptation de ma condition.

Il est intéressant de voir le décalage avec lequel les deux partenaires peuvent vivre une même séance.

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Il y bien une chose que le démarrage de nos pratiques SM on fait apparaitre est bien ma propension à être masochiste.

:?: Cela est apparu bien sûr avec la découverte de la douleur imposée, la manière dont j’ai été amené à la gérer puis finalement la prise de conscience du plaisir que j’en tirais. Me voilà en plein dans le paradoxe de la douleur-plaisir qui m’amène à me questionner sur le fonctionnement de cette excitation « coupable ».

Mais je trouve réducteur de lier le masochisme uniquement à l’aspect physique et les émotions résultantes qui explosent quand le corps se trouve surchargé au delà du point de contrôle. Je me suis également surpris à trouver une certaine forme plaisir au travers de pratiques plus mentales comme l’humiliation et l’abaissement engendrant un fort sentiment de vulnérabilité exhibitionniste qu’il y a peu n’auraient même pas été imaginable.

Nous avons bien sûr développé le sujet avec Elle qui me fit remarquer que je pétais régulièrement les plombs quand « tout allait bien ».

:!: Ah ! Je suis donc aussi maso dans la vie de tous les jours ? Oh quel merdier ! J’ai du boulot là, mais je dois avouer qu’Elle a raison. En prenant un peu de recul et en me regardant avec lucidité, je me rends compte que je me complais à garder une certaine instabilité dans ma vie.

… Pourquoi l’aspect « fini », quand tout est terminé, qu’il n’y a plus rien à entreprendre et qu’il est temps de tirer bénéfice du travail accompli, se reposer et prendre du plaisir, me provoque paradoxalement un sentiment d’instabilité et d’enfermement angoissants …

… Garder les actions ouvertes qui me permet d’en perfectionner la fin, même si la volonté inconsciente me dicte de surtout ne jamais terminer cette action, de peur que les imperfections ressortent.

… Me mettre en position de danger tout en comptant sur mes capacités pour me retirer si les choses vont trop loin… Je flirte avec le feu , c’est chaud, très chaud, mais je n’irai pas jusqu’à me brûler.

La complexité de ce « merdier » est peut-être aussi protecteur. Peu sauront m’y trouver et je peux m’y retrancher pour m’y protéger.

:idea: D’avoir identifié mon masochisme et de pouvoir y donner vie d’une manière codifiée au travers de notre relation SM m’amène à pouvoir maintenant me comprendre et commencer à casser ces schémas de fonctionnement qui ne me construisent plus. Je cherche les pistes, analyse mes ressentis face à diverses situations et commence à mettre de la méthodologie dans ma vie. C’est particulièrement difficile à initier car il s’agit là d’un processus inconscient et je dois me baser sur mes émotions pour me comprendre et trouver des alternatives. Je ne suis heureusement pas seul dans cette démarche car s’il y a une personne qui a bien compris le problème, c’est bien mon Elle !

Faut-il considérer que la pire de punitions pour un masochiste comme moi serait le plaisir imposé ? Il n’y a pas loin !

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Le repas est prêt mon Elle

… Tiens, j’ai subitement plus faim moi !

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