Une fois n’est pas coutume, je prends la plume afin de donner une autre optique, mal connue, de la part féminine qui se cache, souvent bien profondément, chez l’homme.

Celle que l’on nomme « L’homme lesbien »

Rien à voir avec un homosexuel ou même un travesti. C’est homme, un mâle, classique en apparence. A ceci près qu’il révèle bons nombres des caractéristiques suivantes :

- Image de la femme vécue comme complice, égale et active

- Anti-jalousie, générosité naturelle et altruisme

- Pratiques amoureuses lesbiennes (complicité amoureuse totale, recherche et réalisation des   désirs   de l’autre et de son plaisir, don réciproque et double découverte, amour-comunication/échange)

- Amitié amoureuse qui ne dissocie pas la communication culturelle et affective de la tendresse physique

- Attirance d’abord pour la personnalité et donc vécu sensuel d’anatomies non dissociées de toute la personne et non systématiquement conformes aux canons officiels

- Tendresse et très grande sensibilité physique et morale souvent fragilisantes

- Il est susceptible

- Culture de l’amitié totale, généreuse

- S’assied pour uriner et s’essuie la goutte après

- Sexualité est très sensuelle, il pleure de volupté

- Aime être écouté pendant des heures

- Pleure au cinéma

- A des amis homo, mais ne l’est surtout pas

- Quand il est artiste, il ne peint, ne sculpte que des femmes

- Aime être pris comme un mâle objet

- Quand il était petit, il jouait avec les filles

- Sait qu’il n’y a que dans les yeux d’une femme que l’on voit son désir

- Ses vraies et seules amies dans ce monde ne sont que des femmes

- Jouit rectalement

- Aime par-dessus tout, les fantasmes des femmes, quand elles en parlent entres-elles

- Son idéal féminin est une Amazone qui le capturerai, pour l’enlever et le livrer nu à tribu

- Ne supporte pas les autres mâles nus, trop près de lui…

- Fait l’amour avec Dame nature, la mer, le vent, la pluie, l’orage.. tout l’érotise…

- Contrôle ses sensations

- Concrétise quand on lui parle d’abstrait, il rêve quand on lui parle concret

- Les enfants l’adorent, comme un « papa maman »

- Il parle et réfléchit avec son coeur et son sexe

- L’émotion est son centre vital

- Même adulte, il continue à jouer

- Il aime porter des strings de femme, mais ça déborde de tous les cotés

- Il aime parler chiffon, fringues, coussins, rideaux, parfums et dentelles…humm le contact de la soie sur sa peau

- Il est celui que peuvent aimer les lesbiennes

- Il aime à croire que c’est sa femme idéale, son âme soeur

- Il cultive avec authenticité son incohérence

- Il n’aime surtout pas discuter avec les mâles de foot, de service militaire, de moto et il hait leur façon de parler de sexe

- Il vivrait nu au soleil

- Il aime faire la cuisine, cultive les fleurs

- Il est « hétérophobe » pour ce que les machos font aux femmes et pour ce qu’ils font du monde en général

- Il rêve d’un « couple » à trois, deux femmes et lui, il ne sera pas jaloux, bien au contraire…

- Un psy lui a dit qu’il souhaitait redonner un phallus à la femme…

- Soumis un peu maso, il cherche le syndrome de Stockholm

- Aime par-dessus tout, les longs préliminaires…

- Est bavard comme une fille

- Lèche bien

- Est influencé par la lune…

- Il a deux sortes de jouissances, une très masculine, très forte et rapide, et une autre qui monte en lui doucement par vagues successives et qui l’inonde d’un bonheur érotique de la tête au pied, sans aboutir à un orgasme ou plutôt une volupté sans fin… qui se retourne en lui…

- Il est dans le Désir de la femme

- Il est parfois timide comme une jeune pucelle

- Il est compliqué

- La femme en lui le domine quelques fois en lui infligeant de terribles « tourments »

anima_animus

Il est vrai que je retrouve bien mon Lui dans certaines de ces descriptions. Son physique n’a absolument aucun signe de féminité, croyez-moi ! mais son psychisme et sa sexualité sont très féminins.

J’ai souvent l’impression de vivre avec une femme dans une peau d’homme. Ce qui, soit dit en passant, n’est pas toujours désagréable …  Sauf lorsque qu’il fait sa chieuse !

Messieurs, laissez donc tomber le masque du parfait macho, mettez votre égo au vestiaire et laissez éclore la femme qui est en vous. Pour vous, pour Elle.

Mistress Elle

Articles relatifs



vitruvian

Vous avez…

Entendu ces mots que ma gorge ne vibrait pas.

Vu ces larmes contenues dans ces yeux refusant de pleurer.

Compris mon attente à m’empresser.

Perçu ces émotions enfermées.

Vous m’avez donné…

La joie exaltante de la douleur.

L’humilité d’oublier la condescendance du mâle.

Élevé dans l’humiliation.

L’offrande dans la servitude.

Je regardais, je vois.

J’entendais, j’écoute.

Je vivais, je ressens.

Je contrôlais et j’abandonne,

j’abandonne et je comprends,

me délectant de ce nectar d’amour et de souffrances.

Émotions ressuscitées de leur sépulture, et d’en bas comprennent le monde qui ostensiblement offre toute sa perspective, claire et lumineuse.

Je me remplis de sa profondeur.

Et je grandis.

Articles relatifs



Émotions presque oubliées jusqu’à ce qu’Elle les fasse ressurgir lors d’un sérieux « recadrage » aujourd’hui.

Ces instants où les remparts s’effondrent, que les émotions explosent et que l’homme se trouve nu face à la vérité des sentiments exposés dans leur entièreté.

J’ai pleuré !

Articles relatifs



Il a été longuement développé le phénomène du subspace que pouvait générer la douleur. C’est une sensation dont je me délecte régulièrement sous les tourments de mon Elle quand elle fait progressivement monter la douleur lors de nos séances BDSM.

Je viens de faire une expérience bien étrange. Une de ces expériences tellement soudaines et violentes qu’elle vous laissent dans un état incompréhensible. Ce n’est qu’après 48 heures en parlant avec Elle que je commence à en comprendre le sens…

Cela s’est passé alors qu’Elle a décidé de « jouer » avec moi sur ce qui paraissait être un jeu anodin  mais qui s’est avéré me provoquer une douleur subite et intense contre laquelle j’ai dû mobiliser toutes mes ressources. Je luttais contre cette douleur. Incapable de pouvoir répondre autre chose que « j’ai mal » à ses questions. Tout mon environnement immédiat avait disparu et je me retrouvais subitement submergé de sombres émotions…

La séance terminée, exténué par ces 10 minutes, je me suis endormi dans un rêve noir.

Mais était-ce réellement la douleur que je combattais ? Maintenant je sais que non. La douleur a eu comme effet de réanimer des sensations vécues, celles qui m’ont perforé le coeur dans le passé que que j’ai crû avoir proprement refermé. Celles dont je n’ai jamais osé parler, par pudeur, par peur de les faire revivre, pour ne pas en partager la douleur, pour préserver ce stupide égo ou parce que je ne savais simplement pas les exprimer. Elle sont en train de reprendre vie. Les premiers flashbacks de souvenirs  oubliés ont commencé à apparaitre et je comprends maintenant que je dois replonger au fond de moi pour les retrouver, les observer, les exprimer, en comprendre le sens puis les expurger.

Je les exposerai dans cet espace, ne soyez donc pas surpris si certains messages n’ont pas grand chose à voir avec notre relation D/s…

Je suis confiant car je sais qu’Elle me supporte pleinement dans cette exploration profonde. Je ne suis plus seul.

Articles relatifs



Un évènement récent où une connaissance (dans le monde vanille) , à l’occasion d’un apéritif a fait une remarque à Elle :

- »Il est sympa ton homme, arrête de l’humilier en public. « 

J’imagine ce que cet ami, d’une approche plutôt macho devait ressentir. Cela me fait penser que même si nous restons discrets en public, notre relation D/s reste peut-être perceptible à un œil attentif. Quel décalage dans cette perception entre notre vécu, qui est établi d’une manière consensuelle et une personne « formatée » par son éducation, l’environnement familial ou encore la religion.

J’en viens à me demander sur la faisabilité d’expliquer une relation D/s à une personne non initiée à nos codes de vie. Je ne crois pas que ce soit possible. De prime-abord, celle-ci va probablement instinctivement se connecter sur ses propres visions stéréotypées, imaginer un  monde glauque sous-terrain fait de cuir, de chaines et de douleur. Cette image véhiculée par les médias et autres sites internet ou la Femme est ramenée à un fouet manié par un corset cuissardé torturant un pauvre type en désespoir de douleurs. Des quelques personnes avec lesquelles j’ai un jour abordé ce sujet (sans qu’elles sachent que je sois de ce style de vie), leur réaction a été régulièrement la même : Incompréhension et rejet complet.

Les différences dans les valeurs de vie font peur, particulièrement quand elles sont en décalage avec celles universellement acceptables. La différence fait peur. La peur conduit bien souvent au rejet pur et simple, quant ce n’est pas à l’agressivité. C’est la nature humaine qui nous poussent à nous protéger de nos différences plutôt que de nous inciter à s’intéresser et s’ouvrir à l’autre afin de pouvoir comprendre et accepter. L’humain a déjà beaucoup de mal à accepter les dissemblances de religions ou couleurs de peaux, alors imaginez leurs perceptions sur les minorités sexuelles.

Combien de personnes se sont senties attirées par une émotion, une envie ou un fantasme et se sont interdites de les vivre parce que « ça se fait pas » ? Combien trouvons nous d’homosexuels faisant un mariage hétéro ? Combien de soumis, de fétichistes, de masochistes n’osent même pas avouer leurs ressentis à leur partenaire de peur de leur réaction ?

Pour ma part j’ai décidé de ne pas faire la démarche d’expliquer ce mode de vie à moins que mon interlocuteur fasse preuve d’un réel intérêt et ouverture d’esprit.

« lui »

Articles relatifs



Mon Elle,

Je voulais vous remercier pour ce moment superbe hier soir. Vous servir a été bien sûr du bonheur à l’état brut. Je l’ai vécu encore comme une réelle jouissance en osmose avec Vous. Vous m’avez aussi laissé prendre mon plaisir, qui a bien sûr été un nirvana foudroyant :) encore, MERCI !

Mais que se passe t’il ?

Je me suis réveillé ce matin, vous étiez déjà partie travailler. J’aurais tant aimé pouvoir vous dire combien je vous aime, vous embrasser une dernière fois. Je me sentais vide. Une dure réalité où toute l’expression qui était en train de se bâtir ces derniers jours s’était vidé avec le jus de la jouissance. Je voyais devant la glace un homme, aimant certes, soumis bien sûr, mais dont la connexion forte et permanente avec vous venait de se couper. Connexion dont je veux rétablir rapidement ses pleines capacités.

Est-ce donc cela la chasteté ? la construction émotive d’une relation forte et profonde ? La faculté naturelle à se mettre en phase sans difficulté avec Vous, de ressentir Vos émotions et vivre les miennes d’une manière exacerbée ? Une osmose qui nous emporte et nous garde sur la ligne que nous avons choisi de vivre ? La capacité à pouvoir subir et accepter tout en y trouvant du plaisir ? Tous ces sentiments doivent-ils être brisés d’une simple éjaculation ? Il semble que ce soit le cas. Quelle fragilité ! J’ai le secret espoir que ces feelings tant appréciés reprennent rapidement le dessus.

Cette réflexion me fait me mettre en face de ce paradoxe : Dois-je vivre ces sentiments profonds d’appartenance qui me font tant vibrer intérieurement sachant que ce serait au dépend d’un plaisir physique ? Je ne sais pas.

J’ai passé la journée comme suspendu au dessus d’un vide, un peu hébété, ne trouvant plus de repères sur ce que j’étais en train de construire, comme une coquille n’ayant plus de substance.

J’ai bon espoir que cela ne durera pas, je me sens déjà mieux.

Vous me manquez,

Je vous aime.

Votre « lui »

Articles relatifs



Je ne sais depuis combien de temps que je suis là, mais je ne suis pas seul, Je sens qu’Elle est près de moi mais ne saurais dire ce qu’elle fait. La musique diffusée doucement au fond de la pièce et quelques bruits occasionnels sont seuls à stimuler mes sens… Je suis face à moi même, enfermé dans cette camisole de cuir.

Plus tôt dans la journée, Elle m’ordonna de me déshabiller et me banda les yeux :

- « Ton attitude n’a pas été correcte cette semaine avec moi et je veux que tu y réfléchisses. Tu m’as dit que tu avais besoin de moments seuls et de temps pour tes réflexions, sois ravis, du temps, tu vas en avoir ! »

Elle me demande de tendre les bras et m’enfile aussitôt la camisole de force qu’elle entreprend de serrer en place. Je sais pas à quoi m’attendre vraiment. Veut-elle juste jouer avec moi un court instant ou suis-je parti pour un long moment dans cet habit de contrainte ? Je n’en sais rien et Elle ne me donnera pas d’indice.

Elle m’abandonne sur le divan en me disant simplement :

- « Je te souhaite bonnes réflexions et je ne veux pas t’entendre. »

…puis rien… Combien de temps durera l’épreuve ? Je ne sais pas ! Je ne peux qu’essayer de gérer au mieux la situation…

Le temps n’a plus de sens et ne saurais dire quelle heure il est. Cela fait longtemps que je ne résiste plus à cette contrainte douce mais ferme dont il est impossible d’échapper.

J’aimerais qu’elle vienne auprès de moi. J’aimerais sentir l’arôme de son corps mais le seul parfum omniprésent est celui de cette camisole en cuir qui me chauffe la peau. Je ne peux pratiquement plus bouger. Il m’est impossible, les bras croisés ainsi sur la poitrine, de trouver un improbable équilibre ni même prendre appui pour me retourner. Mes bras n’ont plus d’existence, et mon corps est en train d’être vaincu.

J’abandonne !

Mon esprit s’envole, se libère de ce corps contraint devenu inutile. Il entreprend un voyage dans mes souvenirs, mes émotions, mes peurs, mes plaisirs, regarde ma vie avec compassion, me transmet des messages, me « réapprend ». Je n’existe plus que comme une entité spirituelle, cet inconscient affranchi de ses limites imposées et qui reprend la liberté quand je ne peux plus me battre.

… Finalement je sens Elle me prendre dans ses bras et je reprends doucement conscience de ma situation.

- « Je vais te libérer », me dit-elle d’une voix douce.

Mais est-ce vraiment une libération ? Avec une extrême douceur, elle enlève une à une les boucles qui m’enserraient puis me retire la camisole. Les épaules me font terriblement mal, je retrouve la dure réalité charnelle. Elle me laisse le bandeau.

Je reste un moment la tête posée sur ses cuisses réconfortantes à reprendre mes sens. Elle a posé une couverture sur moi. J’ai froid. Je tremble.

Finalement Elle se lève :

- »Reste à genoux, Je n’en ai pas fini avec toi… »

« lui »

Articles relatifs