mon Elle,

je tenais à Vous remercier pour ce moment douloureusement délicieux que vous m’avez offert avant-hier. j’étais extrêmement tendu après le milking, plus à la perspective d’être une fois de plus confronté à moi-même qu’à celle de la douleur à venir.

Aujourd’hui mon corps vibre encore de ces tensions abandonnées et je ressens plus que tout la fierté de Vous appartenir. Vous m’avez démontré que vous possédiez la capacité et la fermeté pour m’emmener visiter les frontières de mon subconscient. Vous savez utiliser mon corps et faire plier mes résistances physiques et inconscientes pour ainsi m’emmener avec vous dans ce voyage que seuls ceux poussant leurs limites dans leurs plus profonds retranchements connaissent.

Ce ne sont pas les cravaches, pinces, cannes ou chat à neuf queues qui m’ont fait abandonner, car ceux-ci n’étaient que l’expression de votre détermination.

Vous m’avez encore une fois fait connaitre ces instants désincarnés où l’esprit s’enfuit se blottir dans l’âme. Ces espaces intemporels d’un monde à l’existence absolue et où la douleur de ce corps à l’abandon se métamorphose en énergie pure, celle que Vous m’offrez.

Puis ces forts moments de tendresse où l’amour s’exacerbe…

Merci encore pour ce cadeau.

je Vous aime !

Votre « lui »

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Il semble qu’Elle a définitivement décidé de me démontrer l’étendue de son contrôle sur ma sexualité !

Je me suis aujourd’hui retrouvé à genoux par terre, les mains attachées aux barreaux du lit en fer forgé. Je ne sais ce qu’elle peut avoir en tête. Aveuglé par le bandeau, tous mes sens sont à l’affut. Elle reste derrière moi à me griffer le dos de ses ongles fraichement manucurés. La cage ce chasteté ne m’a pas été retirée. J’en conclus donc qu’elle a plutôt en tête de continuer sur une orientation plutôt SM. Je m’apprête donc à affronter la douleur qui ne tardera pas à venir. Franchement, je préfère cela car après l’orgasme ruiné d’hier, j’ai eu ma dose d’humiliation sexuelle.

La suite me donnera tort. D’une main elle me pousse la tête contre le sol. Je me retrouve les bras tendus vers le haut, retenus par les bracelets en cuir. Elle m’envahit alors l’anus d’un doigt ganté et lubrifié, et cherche sa voie pour trouver LE point sensible du bout de l’ongle. Elle est en train de me stimuler la prostate. De fortes sensations telles des décharges électriques envahissent mon bas-ventre. Je n’ai jamais rien connu de tel auparavant. Douleur ? Plaisir ? Je ne sais plus où j’en suis, comme je ne saurais dire si mon sexe est en érection en ce moment, ou pas. Tout ce que je ressens est une monstrueuse envie incontrôlable de pisser et une désorientation totale.

Il semblerait que j’ai éjaculé.

Pour être franc je ne me souviens pas. C’est la première fois qu’elle me fait me lâcher dans ma cage de chasteté. Je réalise alors que la technique du « milking » est réellement efficace mais aussi qu’Elle la maitrise parfaitement.

Mon ego de mâle vient encore d’en prendre un sacré coup !

« lui »

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mon Elle,

Je vous remercie pour ce Weekend passé à vos côtés. J’ai beaucoup apprécié ces moments de complicité. Vous me manquez déjà. Ces jours à venir loin de vous vont s’annoncer comme une véritable épreuve.

Comme vous pouvez le voir, je dois toujours me battre contre ces réactions impulsives. Si je vous ai blessé, je vous prie de bien vouloir m’en excuser. J’accepterai bien entendu vos punitions, quelles qu’elles soient. J’ai désormais compris qu’elles allaient être très dures à vivre.

Sachant ma sexualité désormais sous contrôle, je ressens de fortes envies, particulièrement le soir quand les activités de la journée sont closes, de m’occuper de vous, de votre bien-être et plaisir. Ces moments où je partage intérieurement d’une manière sensuelle et cérébrale vos jouissances sont délicieux.

Je me sens simplement bien, là, à genoux, à vous regarder allongée, venir vous caresser, sentir votre peau, vous embrasser.

Je vis, j’existe.

Je vous accompagne à l’extase, ma respiration suivant la votre, je sens sous ma langue votre discret clitoris trouver son orgueil et venir prendre le plaisir, hume votre vulve coulant de ce concentré de félicité, suis les mouvements de vos hanches en recherche d’exactitude sous ma langue motivée ; ces seins durcis que je masse avec attention ; Vous vous abandonnez voluptueusement avant de vous recroqueviller comme une petite chose fragile que je réconforte.

Mon sexe s’exalte inutilement, contraint au confinement. Ce soir il n’y aura pas relâche, ni je ne sais quand. Est-encore mon but ?

Jour après jour, je me vois glisser inéluctablement dans ma soumission. La muraille de mon égo s’affaiblit et déjà je ressens un nouveau « moi » ; un monde qui s’ouvre sur une dimension de ressentis sensuels, où le temps cultive ces nouvelles stimulations et où la douleur exacerbe les caresses. Je ne sais qui se réveille dans cette peau mais j’aime bien ce type. Je dois apprendre à le connaître et vous êtes là pour faire les présentations.

La cage de chasteté, cet engin terrifiant mais protecteur, agit comme un rappel permanent de ma condition. Elle me protège mais me contraint. Mon sexe durci inutilement en recherche d’une improbable liberté, m’apprend, lettre par lettre, le conte de ma nouvelle appartenance. Je suis si bien à découvrir l’abandon de cet égo et me sens plus fort de jour en jour à affronter les épreuves à venir : celles de la vie et celles auxquelles vous me ferez faire face.

Il est bien tard, je voulais juste vous dire, en toute humilité, que je vous aime.

Votre « lui »

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