Cela s’est passé bien vite !

Nous démarrions cette nouvelle soirée au Cav’O avec l’accueil des invités qui commençaient à prendre possession des lieux pour y démarrer leurs activités favorites. Mon Elle avait donné le ton en décidant de se déguiser en policière ce soir là. Je savais bien qu’elle avait préparé quelque chose de particulier mais ne m’avait rien dit de ses intentions.

Rapidement, Elle m’a installé la cagoule en Spandex me coupant ainsi effectivement la vue. Cette cagoule enserre sensuellement la tête sans trop de contraintes ni bloquer la respiration, mais me plonge instantanément dans le noir. Elle l’utilise assez souvent au débût se ses séances car cette cagoule m’empêche de voir ce qu’elle prépare, je ne peux qu’imaginer et appréhender ce qui est en préparation. Je ne peux plus que tressaillir à ses paroles et suggestions. C’est le moment où l’imaginaire commence à prendre vie, où l’excitation de l’attente s’exacerbe et que la moindre parole, caresse ou simple effleurement prennent une nouvelle dimension très érotique. Elle l’a bien compris et joue avec cette anxiété afin de rendre mon futur immédiat encore plus mystérieux et incertain.

Cette fois-ci, elle se contentera d’un simple « Tu aimes la contrainte ? Tu ne vas pas être déçu ! »

lui au Cav'O

Ce qui n’améliorait pas mon anxiété.

J’eus l’impression que toute la suite se passa très vite. Sans attendre elle me passa des cordes, m’ensserant le haut du corps dans un shibari, me cadenassa le sexe dans une menotte en acier qu’elle enchaîna à la cage voisine, me fît enfiler les gants de bondage en cuir qu’elle attacha dans le dos. C’est alors qu’elle enfonça le crochet de bondage anal qu’elle accrocha au shibari. Ce nouvel accessoire est impressionnant car il répond au moindre mouvement du corps… Elle me fît allonger et procéda à une momification des jambes, qu’elle attacha finalement en « hogtie », les immobilisant ainsi très efficacement.

Je cherchais à trouver une position pas trop inconfortable, mais mes capacités de mouvement étaient vraiment très limitées.

« Je te souhaite un bon voyage »

Et me plaça un casque anti-bruit sur les oreilles, finissant ainsi de m’isoler de mon environnement immédiat. Le monde extérieur devint subitement très lointain, la musique, les fessées, les cris de soumises et des discussions proches ne me parvenait plus que par des lointaines basses. Rapidement je m’enfonçais dans un autre monde… Lentement les douleurs et ankyloses d’inconfort disparurent, je me sentais flotter… quelque part.

C’est une douleur stridente qui me fît sursauter et me ramena dans la réalité. Sans autre préambule, Elle me passait cette terrible roulette à pointes sur le corps, puis, plus rien, me laissant sombrer de nouveau dans ce monde béant, seul. Elle renouvela l’opération « roulette » plusieurs fois avec le même résultat.

Finalement, Elle vint me libérer de ce bondage. Étais-je resté une demi-heure ou trois-quart d’heure immobilisé ? Il semblerait qu’elle m’avait laissé plus d’une heure et demie attaché par terre. J’avais vécu ce moment hors du temps.

Désorienté, il me fallut de nombreuses minutes pour revenir de ce subspace et reconnecter avec la réalité dans la douceur réconfortante de ses bras.

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