dans un bar :

- »Tiens Marcel, tu sais, y parait qu’y a des femmes qui mettent des ceintures de chasteté à leur mari et que ça change leur comportement. J’me d’mande bien comment c’est possible ça. »

L’autre réfléchit en se grattant longuement les couilles…

- »Bah, j’sais pas, ça doit être psychologique… Santé ! »

- »santé ! »

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Dans la relation qui s’est établie entre Elle et moi, se met en place tout une codification de vie. Objectifs, comportement, rituels, servitude et attention, règles de vie au sein du couple, en communauté SM, en public, attitude en séance SM. Les échecs se soldent par une punition qui est suivi en général d’un recadrage (que mon Elle appelle les séances éducatives) et les réussites par une hypothétique récompense. Elle se réserve aussi le droit d’accepter, reporter ou refuser mes demandes diverses.

Mais il est une activité qui prend une place bien particulière car elle représente l’essence même de la relation. Je l’appelle « l’acte de domination » :

Sans raison apparente, selon son bon vouloir, à tout moment, Elle décide quelque chose , ordonne, me contraint, sans autre explication. Je dois alors m’exécuter et accepter, sans poser de question.

Cette décision tombe toujours sans avis préalable. L’ordre, quel qu’en soit sa forme,  prend alors une forme réelle de domination car il n’est rattaché à aucune punition, rituel ou objectif manqué mais un réel désir de sa part de me faire obéir ou subir, là, maintenant selon le principe du « j’ordonne, tu exécutes et tu te tais ».

Il y aurait seulement quelques semaines, j’aurais eu beaucoup de mal à accepter de telles contraintes inattendues. Je les aurais prises comme une provocation et certainement ressenti une certaine injustice. Maintenant quand je me retrouve sous l’emprise de telles demandes, je comprends qu’elles sont les marqueurs surlignant nos positions respectives et j’ai tout simplement l’impression d’exister… Intensément !

« lui »

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