Archives pour le ‘D/s et SM’ Category

Moi aussi je vous aime !

Articles relatifs



Cela avait commencé comme certains de nos jeux érotiques. De ses caresses, Elle jouait à faire monter mon plaisir et me maintenait ainsi, dans une excitation intense. Bien sûr, elle ne m’avait pas donné l’autorisation de jouir. Cela me demandait une forte concentration pour essayer de me relaxer. Ejaculer, là, maintenant, m’aurait assurément attiré ses foudres.

Elle me banda les yeux.

Ne sachant toujours pas ce qu’elle avait en tête. J’essayais donc de me relaxer. Il est difficile d’accepter de perdre le contrôle de sa sexualité. Ce jeu pouvait me conduire de la plus agréable à plus frustrante des conclusions. Elle pouvait simplement décider de me faire l’amour, ou continuer à me masturber jusqu’à l’éjaculation, avec option possible d’orgasme ruiné, ou m’enduire le gland de crème anesthésiante pour me faire l’amour sans que je puisse prendre de plaisir (numbing), voir de subittement tout arrêter et me tendre la cage de chasteté, me signifiant ainsi la fin de tout espoir de plaisir et une perspective d’une période plus ou moins longue de chasteté, frustration ultime pour moi.

C’est alors que je sentis qu’elle me passait quelque chose de froid sur le sexe, puis rapidement, je percevais une odeur d’alcool. Je pensais alors une variation à laquelle je ne m’étais pas attendu : Les aiguilles ! Je m’imaginais déjà la peau du pénis et des testicules transpercée de part en part par ses dards.

Je ressentis une nouvelle sensation, quelque chose que je ne connaissais pas encore : Elle était en train de me pénétrer le pénis ! Une exquise stimulation était en train de remonter doucement à l’intérieur de mon sexe. De fabuleuses décharges de plaisir m’envahissaient à mesure que non urètre se dilatait pour laisser passer ce nouvel intru.

Elle me débanda les yeux pour me faire jouir du spectacle : Au bout de mon gland, juste appuyé contre mon Prince-Albert, se trouvait un joli cristal rouge sang serti dans une tige disparaissant dans mon sexe. Elle m’avait littéralement pénétré !

Me fixant droit dans les yeux, Elle se délectait visiblement de ma surprise et jouait simplement à tapoter le bout de la tige, transmettant ainsi les vibrations profondément dans mon sexe : Je ne pût résister longtemps et cette pénétration me fît sombrer dans un orgasme propulsé de sensations inconnues.

note : Attention, les techniques de Sodurètre doivent être pratiquées dans une hygiène absolue, avec grande douceur et avec un matériel spécialisé !

Articles relatifs



Ce qui m’impressionne toujours dans le BDSM, c’est que je ne sais jamais où je vais être transporté. Chaque nouvelle expérience peut m’emmener à de nouvelles découvertes de mon corps, me rend un peu plus conscient de qui je suis et du corps dans lequel je vis. J’y franchis des frontières dont je ne connaissais même pas l’existence dans un voyage dont la destination m’est inconnue.

La séance au Cav’O commençait par un bondage que mon Elle affectionne particulièrement : un Hogtie. Elle m’avait posé un harnais de poitrine en cordes, les mains attachées dans le dos et remontées jusque sous les omoplates, Elle m’avait allongé sur le ventre avant de me replier les jambes qu’elle fixa par les chevilles aux poignets. Elle termina en me posant un bandeau en satin sur les yeux. Cette position est très efficace : Il est impossible de bouger et donne une forte impression de vulnérabilité.

Humilié par ma condition, mon excitation était à son paroxysme et je sentais l’acier de la cage de chasteté m’étrangler le pénis engorgé de sang. Elle s’en rendit compte et s’amusa à promener ses ongles sur mes bourses gonflées par l’abstinence, me masser le scrotum et me masturber avec le tube de la cage, empirant ainsi ma situation. La frustration sexuelle était à son comble. J’aurais aimé jouir, là tout de suite, être relâché de cette insoutenable pression quitte à souiller le sol de mon sperme. C’était sans compter son plaisir à me maintenir dans cet état.

C’est alors que je sentis la roulette à pointes, cette fameuse roue de Wartenburg, commencer à me labourer le dos, les fesses et les cuisses. Ma réaction instinctive première est de me battre contre la sensation aigüe que provoque cet accessoire et je me tortillais d’une manière totalement inefficace dans mon bondage pour essayer d’en alléger, en vain, les effets.

- » Tortilles-toi si tu veux, mais je ne te lâcherai pas. J’ai tout mon temps «  Me chuchota t-elle à l’oreille.

C’est une technique de lâcher-prise pour moi, Elle le sait.

Elle continua, intensément, sur le dos, les fesses, les cuisses, les bras, les flancs, le cou. Jamais au même endroit, jamais au même rythme ni avec la même force. Je ne pouvais que me visualiser les lignes de pointillés rouges en train marquer mon corps.

C’est alors qu’elle passa sur un point très précis, dans le dos, à la base des côtes près le la colonne vertébrale, qui m’envoya une sensation foudroyante, telle une décharge électrique me secouant tout le corps. Elle s’en rendit compte et ne se focalisa plus que sur ce point précis. Mon corps n’était plus qu’électricité, chaque centimètre de peau était devenu hypersensible. Je me débâtais en vain dans le bondage, les cordes creusant un peu plus la chair des poignets et des chevilles.

Il ne fallut pas plus d’une minute avant de sentir mon corps propulsé dans le subspace et subitement « flotter », tous les muscles subitement relâchés, toutes douleurs subitement transformées en sensation agréables.

C’est ce que je me suis amusé à appeler par la suite le subspace du point « D », où un simple petit centimètre carré du corps peut vous transporter de « l’autre côté ».

Articles relatifs



Assis sur une chaise, Elle m’a aidé à installer cette nouvelle cagoule gonflable en latex munie d’un bâillon lui aussi gonflable puis attaché les bras au dessus de la tête…

Respires doucement.

Gardes ton calme.

Tout va bien et tu aimes toutes ces sensations.

Tu dois simplement comprendre que tu n’as plus le contrôle.

Tout ce que tu dois faire est respirer, calmement.

Je me répète ces mots m’auto-suggérant de me laisser glisser dans l’acceptation de ma situation actuelle…

Je sais que je peux me laisser aller, qu’Elle est attentive et garde la contrôle de la situation. J’ai confiance.

Entre ses 2 couches gonflées en latex, la cagoule me compresse inexorablement la tête forçant également les paupières à rester closes. Les sons très atténués me parviennent aussi fortement déformés.

Mon seul fil d’Ariane avec le monde extérieur est ce tube traversant le bâillon gonflable par lequel je peux juste respirer. La bouche remplie de latex, la langue immobilisée, la mâchoire écartelée est déjà engourdie. je ne peux plus déglutir et je sens la salive s’écouler par flots dans le tube. Je trouve un peu humiliant de devoir me baver dessus et de ne rien pouvoir y faire.

Respirer.

Juste cela.

Et oublier.

Oublier la roulette pointue qui me perce la peau.

Oublier l’encens avec lequel Elle me brûle.

Oublier le flogger qui vient claquer ma chair et le talon aiguille de sa cuissarde qui s’enfonce dans ma cuisse.

Je ne m’en rends pas vraiment compte mais je suis déjà en subspace. Cela a été si vite !

Mon esprit a déconnecté. Les sensations ne sont déjà plus qu’énergie pure, mes pensées voyagent dans un espace immense et lumineux. La réalité n’est plus que cette fraîcheur de vie qui vient remplir mes poumons. La douleur n’est plus.

De l’autre monde, je sens ses mains carresser mon corps, sa tête se poser sur mon épaule. Je sais qu’Elle est toujours avec moi et qu’elle m’accompagne déjà à l’atterissage.

Enfin c’est ce que le crois quand Elle me détache les mains, m’aide à me lever. Mais au lieu de m’accompagner près du fauteuil où je viens d’habitude m’asseoir à ses pieds pour reprendre vie, Elle me dirige vers la cage et m’y enferme. Je perçois le claquement métallique du cadenas de la porte qui se verrouille.

Debout, les mains toujours attachées, elle me place ces cruelles pinces japonaises sur les tétons en prenant soin de passer la chaîne au travers des barreaux. Toutes tentatives de mouvements se répercutent dans un resserrement inexorable des pinces sur mes seins. Je ne me souviens plus vraiment des tourments qui suivront jusqu’au moment où elle a subitement retiré les 2 pinces : Le flot de sang irriguant de nouveau mes tétons me fait sursauter de douleur.

Cette fois ci je n’aurai pas droit à le douceur réconfortante de ses cuisses pour cette fin de séance. Elle me laissa dans la cage pour récupérer. Je porterai la cagoule en latex jusqu’à ce qu’Elle vienne finalement me libérer.

attention : Les pratiques du « Breath Play » (communément appelée étouffement ou contrôle de la respiration) est une activité à haut risque qui peut s’avérer dangereuse. Je déconseille fortement de vous y essayer.

Articles relatifs



Nous étions dans ces moments d’intimité où nous nous abandonnions au plaisir charnel. Je me sentais particulièrement motivé et l’avais déjà accompagné jusqu’à l’orgasme. C’est alors qu’elle entreprit un de ses jeux favoris, qui n’est pas, je dois l’avouer, pour me déplaire : Elle m’amenait et me maintenait au bord de la jouissance. Jouant de ses fellations expertes, de pénétrations contrôlées, Elle déployait ses mains en caresses sensuelles sur mon corps ou s’atardaient longuement sur mon sexe.

Mais Elle m’avait interdit de jouir.

M’abandonner à l’orgasme aurait eu des conséquences fâcheuses.

Je me trouvais dans cet état second à me délecter longuement de cette volupté qu’Elle m’offrait mais je ne pouvais donc pas m’abandonner à l’extase. Je n’y étais pas autorisé. J’ai appris à me contrôler et Elle m’y aidait en sachant arrêter juste avant le point de non retour, pour recommencer encore et encore…

« Mon expérience m’a apprise qu’un homme doit être frustré pour se soumettre. » Me dit-elle calmement à l’oreille.

regard

Sans autre, elle se retira, ouvrit le tiroir de la table de chevet et en sortit la steelworxx.

Je compris alors que mon voyage dans le plaisir n’irait pas plus loin. Le couperet venait de tomber, me laissant seul avec mes désirs, et cette érection inutile qui allait vite devenir un gros souci.

« Comment, tu n’es pas content ? Je ne te trouve pas suffisamment soumis en ce moment, mais je suis sûr que la cage va t’y aider. Tu auras le temps pour y travailler. »

Je passe les détails sur les difficultés que j’ai eu pour me calmer et enfiler la cage, mais il m’aura fallu plus de 20 minutes pour y arriver.

D’un tour de clef elle verrouilla le mécanisme, vérifia que la broche de sécurité était bien en place dans le piercing Prince-Albert, puis se coucha.

« Tu peux venir dans ma couche cette nuit.

Bonne nuit. »

Elle tira la couette sur elle et éteignit la lumière.

De dormir à ses côtés plutôt que par terre aurait dû être une bonne nouvelle, mais dans ce cas précis, j’aurais apprécié l’inconfort du sol. Je n’ose avouer les difficultés que j’ai eu cette nuit là. Je n’arrivais pas à me calmer et chaque frôlement de sa peau ou son odeur ravivaient un désir profond. Mais mon sexe ne trouvait que la dure réalité de l’acier en écho à cette excitation latente, confinant ainsi sévèrement toutes vélléités de plaisir.

frustrations

J’ai toujours admiré cette capacité qu’à ma Maîtresse de me surprendre. Elle est capable de changer soudainement de dynamique sans que je m’y attende. Je ne sais pas si ce sont des actions réfléchies à l’avance ou si elle réagit à une idée, un désir soudain. Mais je sais que je me fais surprendre à chaque fois.

Je ne sais combien de temps je vais cette fois-ci rester encagé, mais son discours n’annonce rien de bon quant à la longueur de l’épreuve en cours.

Je me sens revenir à ma place.

Articles relatifs



Cela s’est passé bien vite !

Nous démarrions cette nouvelle soirée au Cav’O avec l’accueil des invités qui commençaient à prendre possession des lieux pour y démarrer leurs activités favorites. Mon Elle avait donné le ton en décidant de se déguiser en policière ce soir là. Je savais bien qu’elle avait préparé quelque chose de particulier mais ne m’avait rien dit de ses intentions.

Rapidement, Elle m’a installé la cagoule en Spandex me coupant ainsi effectivement la vue. Cette cagoule enserre sensuellement la tête sans trop de contraintes ni bloquer la respiration, mais me plonge instantanément dans le noir. Elle l’utilise assez souvent au débût se ses séances car cette cagoule m’empêche de voir ce qu’elle prépare, je ne peux qu’imaginer et appréhender ce qui est en préparation. Je ne peux plus que tressaillir à ses paroles et suggestions. C’est le moment où l’imaginaire commence à prendre vie, où l’excitation de l’attente s’exacerbe et que la moindre parole, caresse ou simple effleurement prennent une nouvelle dimension très érotique. Elle l’a bien compris et joue avec cette anxiété afin de rendre mon futur immédiat encore plus mystérieux et incertain.

Cette fois-ci, elle se contentera d’un simple « Tu aimes la contrainte ? Tu ne vas pas être déçu ! »

lui au Cav'O

Ce qui n’améliorait pas mon anxiété.

J’eus l’impression que toute la suite se passa très vite. Sans attendre elle me passa des cordes, m’ensserant le haut du corps dans un shibari, me cadenassa le sexe dans une menotte en acier qu’elle enchaîna à la cage voisine, me fît enfiler les gants de bondage en cuir qu’elle attacha dans le dos. C’est alors qu’elle enfonça le crochet de bondage anal qu’elle accrocha au shibari. Ce nouvel accessoire est impressionnant car il répond au moindre mouvement du corps… Elle me fît allonger et procéda à une momification des jambes, qu’elle attacha finalement en « hogtie », les immobilisant ainsi très efficacement.

Je cherchais à trouver une position pas trop inconfortable, mais mes capacités de mouvement étaient vraiment très limitées.

« Je te souhaite un bon voyage »

Et me plaça un casque anti-bruit sur les oreilles, finissant ainsi de m’isoler de mon environnement immédiat. Le monde extérieur devint subitement très lointain, la musique, les fessées, les cris de soumises et des discussions proches ne me parvenait plus que par des lointaines basses. Rapidement je m’enfonçais dans un autre monde… Lentement les douleurs et ankyloses d’inconfort disparurent, je me sentais flotter… quelque part.

C’est une douleur stridente qui me fît sursauter et me ramena dans la réalité. Sans autre préambule, Elle me passait cette terrible roulette à pointes sur le corps, puis, plus rien, me laissant sombrer de nouveau dans ce monde béant, seul. Elle renouvela l’opération « roulette » plusieurs fois avec le même résultat.

Finalement, Elle vint me libérer de ce bondage. Étais-je resté une demi-heure ou trois-quart d’heure immobilisé ? Il semblerait qu’elle m’avait laissé plus d’une heure et demie attaché par terre. J’avais vécu ce moment hors du temps.

Désorienté, il me fallut de nombreuses minutes pour revenir de ce subspace et reconnecter avec la réalité dans la douceur réconfortante de ses bras.

Articles relatifs



Je n’y avais pas prêté attention…

Dans la douceur des vacances, entre piscine et ballades au soleil, nous passions aussi beaucoup de temps pour « nous ». Elle n’avait pas fait manque d’imagination dans la manière d’épicer notre vie intime. Je me sentais vraiment en phase avec elle. Elle avait affirmé sa place de Dominante en épiçant notre relation d’une pointe d’humiliation, un soupçon de contraintes, le tout relevé à l’arôme BDSM. La constante étant que je ne savais jamais quand le temps de nous sustenter d’émotions fortes allait venir ni ce qu’il y aurait au menu des épices.

C’est dans cette même douceur de vivre que peut me tomber dessus à tout instant la plus implacable des demandes ou douloureuse contrainte qu’en ma position de soumis je me dois d’accepter.

… Moi qui ai pourtant l’œil aiguisé pour ces choses là, je n’y avais vraiment pas prêté attention…

Nous étions donc en train de finir nos cafés sur la terrasse et nous nous apprêtions à aller nous protéger du soleil de l’après-midi quand Elle dit :

- »Tiens j’ai une idée »…

Cette phrase, toute droite sortie de son esprit parfois (enfin souvent) sadique n’annonce jamais rien de bien réjouissant pour ma personne. J’ai aussi appris à ne surtout plus essayer de demander quels pourraient être les aboutissants de cette nouvelle idée au risque de me retrouver dans une situation encore plus hasardeuse.

Donc, je me tus et attendis.

Elle entra dans la maison puis vint me rechercher pour m’emmener dans la chambre. Je dû me déshabiller et elle me laissant là, nu. Je ne vis pas de signe de sa part qui aurait pû me faire penser qu’elle allait m’enlever la Birdlocked Pico que je portais depuis la veille en punition d’une de mes nombreuses indélicatesses. Elle me fit enfiler une cagoule en latex. Une possédant des petits trous au niveau des yeux qui n’empêche pas vraiment de voir mais qui limite considérablement le champ de vision. Mon espace de perception fut soudain réduit à une vision juste floutée, une forte odeur de latex et une audition assourdie. Je ne parle même pas ici de la mauvaise sensation de ressembler à une grosse mouche !

Mais porter une cagoule reste toujours pour moi une expérience intense. L’esprit est protégé de ses stimulus usuels. Je sais aussi que je renvoie une image dépersonnalisée, le visage n’ayant plus de possibilité de s’exprimer. Je ne peux donc plus accrocher mon Elle du regard. Dans ce « bondage » mon esprit s’isole alors de son environnement et l’attention converge peu à peu sur les ressentis, le corps et les sensations.  La bulle se crée alors avec mon Elle, je ressens intensément son énergie. Ses plus subtils touchers s’écoulent en moi pour m’inonder de vagues voluptueuses.

Elle vint se placer devant moi et je devinais son regard amusé. Sans un mot, elle attacha l’extrémité d’une sangle autour de mon scrotum, se retourna et me tira en avant. Je traversais donc l’appartement, me laissant guider ainsi tiré en laisse. C’est alors qu’elle ouvrit la porte menant sur la terrasse ! Non pas ça ! Elle ne va pas le faire ! Malgré ma volonté à vouloir la suivre, j’ai probablement tressailli car elle tira fermement sur la sangle, me forçant ainsi à sortir. Elle s’arrêta au milieu de cette cour, me fît accroupir et noua la sangle à un anneau fixé sur un regard au sol.

Je n’y avais pas prêté attention à ce crochet, mais Elle… si !

- »Bon je vais me mettre un peu au frais. Je te conseille de ne pas bouger ! »

Elle tourna les talons et rentra, non sans avoir immortalisé ce qui allait devenir un grand moment de solitude.

solitude

C’est alors que je réalisais que je me trouvais dans l’axe de la porte d’entrée vitrée du voisin. Et s’il venait à sortir ? Quelle serait sa réaction de trouver un homme à poil, encagé, la tête dans une cagoule en latex attaché par la queue au milieu de la terrasse ? Je sentis la panique m’envahir. Le soleil me chauffait dur au travers de la cagoule, mais ce n’est pas la chaleur qui me faisait transpirer. Combien de temps allait-elle me laisser ainsi ? Même si Elle avait prévu de me libérer rapidement, il ne suffisait que d’une fraction de seconde pour être découvert ainsi. Toutefois, je réussis à garder mon calme. Si Elle m’a attaché ici, c’est volontairement qu’elle l’a fait. L’épreuve est justement de savoir me contrôler et lui faire confiance. La cagoule qui m’aide habituellement à mieux ressentir mes émotions est subitement devenue véritablement gênante. Ainsi stéréotypé, n’importe quel inconnu comprendra au premier coup d’œil que je pratique le SM. Elle m’empêche de pouvoir regarder dans la direction de l’entrée de notre appartement et celle du voisin, de plus je n’arrive pas à distinguer convenablement l’origine des bruits qui me parviennent. Je me sens vraiment déstabilisé, les jambes flageolantes.

C’est alors que j’entendis des pas crisser sur le gravier pour s’arrêter derrière moi. Là j’en prends pour 15 jours d’adrénaline! Je suis cuit, ca y est, c’est le voisin m’a aperçu et est sorti de chez lui. J’essaye d’imaginer ce qu’il risque de se passer. Si c’est lui, que vais-je pouvoir faire ? Il n’y aura rien à à justifier. Ma situation actuelle est simplement hors de ce que l’on peut expliquer ! Mais je sens une main se poser délicatement sur mon épaule et comprends que  c’est mon Elle qui m’a rejoint.

Elle me détacha et me ramena tranquillement par la sangle dans l’appartement protecteur.

- « Je suis fière de toi » me dit-elle simplement.

Fier je l’ai été, oui, mais après coup seulement. Fier d’avoir surmonté ma peur, fier d’avoir gardé le contrôle de mes émotions sans céder à la panique, fier de ne pas l’avoir déçue. Fier mais heureux aussi de réaliser qu’au restaurant des émotions, ce n’est pas le plat des expériences les plus douloureuses qui est nécessairement le plus pimenté.

Articles relatifs



Elle01

Ce fût une grande réunion organisée par Maitresse Laura dans cette immense propriété, où D/s, maître mot de cette réunion côtoyait BDSM et bonne humeur. Dans cet espace ouvert sur la nature, tout au long du week-end, chacun a pû faire vivre à sa façon la Domination Féminine, sans gêne ni retenue mais dans un respect mutuel absolu.

Ce fût aussi le privilège d’assister à l’union BDSM de nos hôtes, Maitresse Laura et phil qui ont prononcé leurs voeux lors de leur cérémonie des roses. Je leur souhaite à tous les deux de longues années de bonheur et de complicité.

Je me suis vraiment trouvé bien durant ces deux jours, bien dans ma peau d’homme et de soumis, en phase avec mon Elle, dont je ressentais le bien-être dans son regard, ses paroles et ses gestes. J’aurais aimé que le temps se distorde et se suspende, pour que ces moments magiques perdurent.

Je tiens à remercier ici nos hôtes, Maîtresse Laura et phil, ainsi que toutes les personnes, Dommes ou compagnons d’infortune, avec qui j’ai pû partager expériences, paroles et émotions sincères pendant ces instants arrachés à la société « conventionnelle ».

Articles relatifs



C’est bien les vacances !

vacances

du temps,

du repos,

de l’espace,

de la liberté (surveillée),

de la littérature,

et mon Elle… pour moi tout seul !

Articles relatifs



- J’ai une petite surprise pour toi !

Je reste toujours un peu sur la réserve sur ce genre d’annonce et ne sais si je dois me réjouir ou non. Enfin sur ce coup là, j’étais loin de m’imaginer ce qui allait arriver…

- Tu vas être vraiment surpris de ta surprise… Mais si ca peut te rassurer, tu n’y verras pas grand chose !

Elle avait choisi de brouiller les pistes et je n’essayais même plus de savoir ce qu’elle avait mis dans son sac à malices.

Nous avions passé l’après midi au calme avec Maitresse Meline et son compagnon avant de nous rendre chez une amie tatoueuse avec qui nous avions rendez-vous en fin de journée pour reprendre un tatouage que j’avais déjà.

Je ne comprenais vraiment pas où elle voulait en venir.

Là où j’aurais dû me méfier, c’est en apercevant Maitresse Meline et Maître Chris nous rejoindre au salon de tatouage et piercing.

Arrivés dans l’arrière-boutique où nous devions faire le tatouage, tout alla très vite :

- C’est le moment de ta surprise, allonges-toi sur la table !

Perturbé et confus, je ne sentais rien qui vaille, mais m’exécutais.

Elle me tendit une cagoule et me la fit enfiler…

…Noir !

Tatouage 1

Alors que Maîtresse Meline me tenais les bras, je sentis ensuite des mains me défaire la ceinture puis descendre mon pantalon, entendis des discussions dont je ne percevais déjà plus le sens, puis ce fût la brûlure de l’aiguille…

tatoo 2

Quelques minutes seulement. Quelques minutes où je réalisais qu’Elle était en train de me faire marquer de son sceau, que je devenais désormais sa propriété et que cette marque s’exposerait au plus près de mon intimité.

Voilà, tu m’appartiens maintenant ! Tu pourras peut-être voir demain.

La soirée est passée vite après les trois heures qui ont suivi à reprendre le tatouage, enfin celui pour lequel j’étais venu ,et n’eût pas trop le temps d’essayer d’imaginer ce qu’Elle avait bien pû me faire graver sur le pubis.

Découvrant le monogramme ce matin en enlevant le pansement, j’en aurais pleuré de joie et d’émotion, mais mes réminiscences de fierté toute masculine m’en ont encore une fois empêché.

Nous avions parlé assez régulièrement de me faire poser une marque d’appartenance. Étonnamment, je le vivais comme un futur mal défini, quelque chose qui « arrivera » quand ce serait le moment sans même trop savoir si cela arriverait un jour.

Ce moment est arrivé sans que je m’y attende.

Quelque chose a définitivement changé en moi, je ne sais pas encore ni quoi ni comment et le temps m’aidera  certainement à le réaliser, mais une chose est sûre :

Je LUI appartiens !

Cette Femme, je l’ai vraiment dans la peau !

Articles relatifs