J’ai eu l’occasion de vivre une très belle et inattendue expérience BDSM lors de la dernière soirée du Cav’O.

Nous avions bien commencé la soirée avec mon Elle, avec qui nous avions partagé de délicieux moments dans notre bulle, puis agenouillé à ses bottes, les yeux bandés, je me délectais simplement de sa présence.

Ce n’est qu’après  avoir passé du temps à prêter très ludiquement mon postérieur expert sur lequel  Madame S. me demandait de comparer les effets de différents floggers, cravaches et autres slappers, puis, alors que je discutais avec « Maître B » et sa soumise « v » qu’il m’annonça : Je vais m’occuper sérieusement de toi !

Je ne m’attendais vraiment pas à cela.

Il alla se concerter avec mon Elle qui lui donna immédiatement son accord.

Maître B. et sa femme sont des amis, nous les connaissons bien et les rencontrons régulièrement en soirée. Si nous avons déjà eu des moments de partages plutôt  D/s, la proposition d’une séance SM seul avec ce Maître me surprit réellement. Toutefois, j’étais intrigué par ce sur quoi une telle expérience pouvait bien aboutir.

Il nous envoya avec sa soumise vers la croix de st André sur laquelle elle m’attacha. Sa tâche achevée, elle me glissa dans l’oreille « Mon Maître veut te faire souffrir… » et me laissa seul sans autre cérémonial.

Je restais simplement à attendre, face à la croix, chevilles et poignets entravés. J’étais paradoxalement serin. Je savais que mon endurance serait probablement mise à l’épreuve. Toutefois, je savais que Maître B saurait respecter mes limites. Je connais sa manière de Dominer : dure mais respectueuse.

Finalement, Il s’est approché et a commencé progressivement le challenge avec le flogger, me chauffant la peau des épaules aux cuisses. De coups très fermes, précis et assurés. Tout semblait complètement différent. Le style bien sûr mais quelque chose d’autre que je n’arrivais pas encore complètement à définir, un certain rapport de force était indéniablement en train de s’établir, celui d’un homme accompagnant l’autre vers ses limites, sans concession ni état d’âme. Mais aussi une complicité dans la construction d’un jeu jeu dont les deux partenaires d’un instant ont accepté les règles. Il faisait monter la pression, les coups  et les accessoires devenant de plus en plus sévères. Finalement, quand le Murphy venait claquer derrière ma tête, j’étais déjà en subspace. C’est très sereinement que j’allais me confronter au fouet. Les coups ne me faisaient déjà plus mal, seule une profonde énergie rayonnait à chaque impact au fond de moi. Toutefois, je gardais une inhabituelle lucidité dont je m’étonnais.

Bien que les coups étaient déjà plus puissants que ceux que me prodigue habituellement mon Elle, je n’étais pas dans ce voyage émotionnel qui me transporte habituellement lors de nos séances. Je réalisais que les émotion ne semblaient pas vraiment s’animer. Sa présence me manquait, les coups n’étaient pas emprunts d’amour et ceux-ci ne résonnaient pas avec le même écho en moi. J’étais en train de vivre mon masochisme sur un plan simplement physique, plus centré sur mon ressenti corporel que mental.

Finalement, après ce qu’il me semblait être une demi-heure, Maître B décidait de terminer la séance. Il avait raison. Depuis un moment, je ne ressentais plus la douleur protectrice. Celle qui permet de ne pas aller trop loin dans le jeu. Mon corps était hors de contrôle depuis un certain moment déjà et je n’avais plus conscience d’une quelconque limite.

Il me laissa un moment sur à la croix à reconnecter un peu à la réalité avant que sa soumise vienne me détacher.

Sans la présence de ma Maîtresse, je suis très rapidement revenu du subspace.

Cette expérience m’a permis de comprendre que le BDSM pratiqué sans l’amour ni la sensualité de celle que l’on aime provoque un ressenti bien différent.

Moi qui ne « marque » que très difficilement, à J+4, les stigmates étaient toujours là…

Un grand merci à Maître B. pour ce moment de partage BDSM qui m’a fait découvrir un voyage… bien différent.

  1. bert dit :

    Expérience intéressante que tu nous racontes là.
    La photo impressionnante à J+4 montre que cela a été très sérieux. Et finalement qu’est ce que tu préféres comme sensation, vivre le BDSM sans amour ou avec ?
    Question délicate je sais, qui n’a sans doute pas de réponse si ce n’est que c’est différent.
    Mes amitiés à toi et ta Maitresse et bonne fête de fin d’année si je ne te recroise pas.
    bert

  2. lui dit :

    En effet, la séance a été sérieuse. Les séance où l’amour et la passion y sont partagés sont beaucoup plus riches émotionnelement. Sans celle-ci la « descente » après la séance y est beaucoup plus rapide.
    Il est vrai que je me suis habitué à ces forts moments de tendresse que nous partageons après nos séances et qui me font atterrir en douceur.
    Ce fût don une expérience plutôt physique où il m’a été permis de confronter mon masochisme d’une manière différente.
    Mes amitiés. Transmets pour moi mes cordialités à Maîtresse Satine ;-)

  3. bert dit :

    D’accord, je ne manquerai pas de les transmettres… Transmet également les mien à Maitresse Morgane