|
Mistress Elle très prolixe en ce temps automnal ! J’ai découvert ce texte qui me paraît fort intéressant et qui fait une suite évidente aux 2 posts précédents. Certains passages (en gras) me ramènent à quelques conversations avec des hommes soumis … Le « fantasme » de la Parfaite Maîtresse … celle qui n’existe que dans LEUR tête et qui ne correspondra JAMAIS à la Femme réelle qu’ils rencontreront. Bonne réflexion … Mistress Elle L’homme et son Anima: l’inconscient dans les rapports entre les hommes et les femmes Il est un sujet bien peu abordé, celui de l’influence de l’inconscient dans les rapports entre les hommes et les femmes. Je me limiterai volontairement ici aux rapports hétérosexuels, les seuls que je connaisse et toute réflexion me semble, en particulier sur ce thème, devoir être nourrie de l’expérience personnelle. L’inconscient joue certainement un rôle aussi important dans la relation homosexuelle ou bi-sexuelle mais je préfère ne pas évoquer cet aspect du problème, n’ayant pas d’expérience concrète. Que l’on me comprenne bien, je ne remet nullement en cause, ni ne critique la bisexualité Vouloir évoquer l’inconscient dans sa globalité serait bien présomptueux et même impossible, je ne suis pas psy… quelque chose, et même eux, d’ailleurs ne s’y risquent pas, peut-on explorer un puits sans fond ? Non, je voudrais ici aborder seulement cette partie de l’inconscient que l’on appelle Anima. C’est Jung qui a mis à jour cet notion d’Anima ( la féminité inconsciente de l’homme ) et en mesurer l’importance. Selon Jung, la femme, de son côté, possède un Animus. Il serait certainement intéressant, dans le cadre d’un débat hommes-femmes que celles-ci puissent parler de leur expérience de l’Animus, ce n’est pas à un homme de le faire. J’évoquerai simplement ma vision de l’Animus des femmes dans le cadre de la relation qui s’établit entre un homme et une femme, mais il ne s’agit que de ma propre perception des choses, forcément subjective. En effet l’Anima est pour l’homme une sorte de femme intérieure, son côté féminin, car tout être humain est naturellement bisexué ( non au sens d’une attirance vers les deux sexes, mais dans son être profond ). Cela pourra paraître surprenant mais je pense que cette féminité de l’homme peut être pleinement vécue et assumée dans le cadre d’une relation hétérosexuelle. L’amour me semble être le lieu idéal ( mais pas le seul ) où les hommes pourraient assumer consciemment leur féminité. Bien des hommes refusent cette composante féminine de leur personnalité et la refoulent dans leur inconscient. Or tout ce qui est refoulé, court le risque d’être projeté sur autrui. Et cette Anima intérieure des hommes est généralement projetée sur les femmes que ceux-ci rencontrent, en particulier dans les relations amoureuses. Projeter cette image intérieure sur des femmes réelles perturbe sérieusement les relations hommes-femmes. En effet une projection est d’une certaine façon une négation de l’être réel qui se trouve en en face de l’homme. Le « dialogue » qui s’instaure entre l’homme et sa propre image féminine inconsciente est difficile, voire impossible. L’Anima est un personnage fascinant pour l’homme, mais aussi déstabilisateur. La femme qui se trouve être le support du transfert peut ne pas accepter ce rôle, ne pas cadrer avec le personnage de l’Anima masculin. C’est d’ailleurs une réaction tout à fait normale et saine. Mais malheureusement les femmes, comme les hommes sont également prisonnières de leur inconscient : la projection de l’homme, tout comme la réaction de la femme à cette projection se situe à ce niveau. A la projection de l’Anima sur la femme, répond, bien souvent la projection de l’Animus sur l’homme et les conditions du dialogue de sourds s’installent : l’homme parle à son Anima et la femme à son Animus. Le faux dialogue Anima-Animus ne peut mener qu’à la rupture ou à l’incompréhension, car tous deux sont des archétypes, des éléments de l’inconscient collectif auxquels les individus sont amenés à se conformer, mais pas des êtres réels. S’affrontent alors deux principes : l’Anima, créature irrationnelle, bonne et méchante, secourable et nuisible, bienfaisante et destructrice et l’Animus, moralisateur, sermonneur, arbitre des bonnes mœurs. La relation entre alors dans la tragédie grecque, où chacun joue un rôle préétabli et ne peut se sortir de la théatralité. Les ruptures, par leur caractère excessif, ne sont-elles pas, au fond, que des pièces de théâtre antique, où chacun se brûle dans un rôle écrit d’avance. Cette problématique de l’Animus et de l’Anima me semble essentielle dans la compréhension des relations entre les hommes et les femmes. Par ailleurs, je pense que si les hommes et les femmes arrivent à prendre conscience de cette part cachée d’eux-mêmes, un grand pas sera fait dans la mise à mal du patriarcat. Cette reconnaissance que tout être humain est constitué des deux principes, masculin et féminin, en des proportions variables selon les individus, devrait inciter à une meilleure compréhension. La prise de conscience du rôle moteur de ces phénomènes inconscients me semble également une étape vers l’autonomie de l’individu, car il n’est pas de liberté lorsque l’inconscient nous guide. Source : EuoPROFEM, par Dominique Petit Articles relatifs
Commentaires :
1 Commentaire posté pour "L’Homme et son Amina"
bert le 22 novembre 2009 à 13:07
humm… Poster un commentaire
|
|