Archives pour mai 9th, 2009

concombre

Je reçois le mail suivant alors que j’étais plongé dans mes consolidations de couts au boulot…

 » Je veux que tu arrives ce soir en étant passé au super-marché et que tu achètes :


  • un concombre
  • un paquet de préservatif
  • et une bouteille de lubrifiant


et RIEN d’autre !

Evidemment tu m’apporteras avec ces 3 choses le ticket de caisse !  »

Bah, je suis un grand garçon, je vais m’assumer.

Pas eu besoin d’imprimer la liste de courses, je ne pense que je n’oublierai rien !

Donc le boulot terminé je me rends au shop du quartier ; petit passage au rayon frais. J’essaye pour le coup d’en prendre un assez gros tant qu’à faire, histoire d’impressionner si jamais… Passage au rayon « santé ». Tiens je vais innover, je choisis pour le coup des capotes sans latex, juste pour essayer, et comme la bouteille d’un demi-litre de lubrifiant silicone de la maison est encore assez pleine, je choisis un lubrifiant chauffant : Cela épicera un peu nos soirées.

Je fais la queue (enfin on pourrait dire ici le concombre) à la caisse, mon hors d’œuvre et mes « produits corporels » dans les bras, les étale bien sur le tapis roulant et observe la réaction de la quadra qui tient la caisse. La miss me scan le tout.

- « Vous avez la carte de fidélité ? »

sera sa seule réaction.

Même pas un regard inquisiteur ou amusé. J’ai dû tomber sur une lobotomisée.

Je m’assure de demander le ticket de caisse et fourre le tout dans un sac avant de tourner les talons.

Pfff déception ! Imaginez les discussion en famille le soir ? …. Chéri, y’a un gros pervers qui s’est acheté de quoi se fourrer un concombre. Ben non même pas.

Tiens, cela me rappelle un épisode croustillant, il y a quelques années à la poste du quartier alors que je venais retirer un colis d’une commande de littérature « subversive » que j’avais acheté sur Amazon.

Je donne le reçu à la jeune postière, celle-ci se rend au fond du bureau pour aller chercher mon colis et revient, lisant visiblement l’étiquette du colis… sur laquelle était marqué les noms des bouquins ! Elle s’est subitement mise à rougir, n’osait plus me regarder. Elle ne trouvait plus la page de son carnet de reçus que je devais signer. Visiblement la littérature Sadienne ne la laissait pas insensible et la pauvre fille vivait là un grand moment de solitude.

Articles relatifs