vitruvian

Vous avez…

Entendu ces mots que ma gorge ne vibrait pas.

Vu ces larmes contenues dans ces yeux refusant de pleurer.

Compris mon attente à m’empresser.

Perçu ces émotions enfermées.

Vous m’avez donné…

La joie exaltante de la douleur.

L’humilité d’oublier la condescendance du mâle.

Élevé dans l’humiliation.

L’offrande dans la servitude.

Je regardais, je vois.

J’entendais, j’écoute.

Je vivais, je ressens.

Je contrôlais et j’abandonne,

j’abandonne et je comprends,

me délectant de ce nectar d’amour et de souffrances.

Émotions ressuscitées de leur sépulture, et d’en bas comprennent le monde qui ostensiblement offre toute sa perspective, claire et lumineuse.

Je me remplis de sa profondeur.

Et je grandis.

Articles relatifs



Commentaires :
11 Commentaires posté pour "Vous avez…"
Anubis le 28 janvier 2009 à 9:22

Cher lui,

pour être tout à fait honnête avec toi, je t’envie….j’envie là ou tu en es arrivé sans négliger que tu as du passer par de nombreuses épreuves pour cela!
J’espère arriver un jour à ce niveau de compréhension, d’appréciation, d’abnégation….de soumission.

Je salue églement la complicité dont tu sembkles bénéficier avec ta Maitresse…Et si, au même titre que l’amour c’était la confiance sur laquelle tout reposait ! Simple en apprence.


Elle le 28 janvier 2009 à 13:00

Merci mon Lui pour ces merveilleux mots qui touchent le fond de mon coeur.
Oui Anubis cela semble simple … en apparence.
Mais le chemin est long, très long et difficile.
L’amour, la confiance, la patience et le dialogue sont les pierres angulaires.
Ensuite, et c’est ce qui est le plus difficile est de lâcher prise, de se laisser guider.
Lâcher prise sur son éducation, ses convictions, la moral, ses blocages, le rapport de force.
Accepter, ses erreurs, que l’autre puisse avoir raison, de lui faire confiance.
Ecouter ses émotions profondes, souffir, les laisser sortir, sans honte, les vivres pleinement avec elle.
Etre ce dimant brut, qu’elle façonnera de son amour le plus profond.
Elle


alexandra le 29 janvier 2009 à 19:30

Bonjour Elle.
Comme je comprends que tu sois touché du fond du cœur.
Quelle belle déclaration d’amour pleine de poésie et d’abnégation de la part de ton Lui.
Comme tu le dis si bien le chemin est long mais quelle compensation.
Tu as beaucoup de chance dans récolté les fruits.
Quel bonheur de te savoir encensé vénéré et adulé .par ton lui.
Beaucoup de maîtresses t’envieraient.
Je vous souhaite encore plus de bonheur.
Très sincèrement à vous deux.
Alexandra.

.


bertrand le 29 janvier 2009 à 23:19

une question pour vous, Lui :

vous replacez votre vie cinquante ans plus tot qu’elle n’a eu lieu;

vous vous voyez faire le meme parcours jusqu’à votre retour de telles ou telles aventures que vous racontez sur ce site;

que vous souhaitez – vous de faire ensuite ?

cordialement


Elle le 30 janvier 2009 à 11:18

Merci Alexandra pour ton gentil message.
Ce qui me va droit au coeur c’est que mon Lui a enfin lâché prise et qu’il est heureux dans sa vie de soumis.
Il s’est tant battu avec lui-même, avec moi, par peur d’abandonner ce dont il n’avait plus besoin, par ego mal placé, par peur de vivre l’inconnu.
J’avais confiance en son potentiel et je n’ai plus lâché la bride même si elle fut parfois difficile à gérer. Je suis une battante et je vais toujours de l’avant lorsqu’il y a de l’espoir.
Je suis heureuse de son évolution visible, même si nous avons encore du travail sur la planche :grin:
Elle


Alain le 31 janvier 2009 à 14:22

Quelle merveilleuse preuve d’amour que cet abandon de soi pour l’autre…dans le respect de la relation et son équilibre toujours précaire…


lui le 31 janvier 2009 à 14:52

Bertrand,

J’ai peur de ne pas complètement comprendre le sens de votre question.

Pourriez-vous préciser avec plus de détails ce que vous aimeriez savoir exactement ?

Amicelament,

lui


Jean le 3 février 2009 à 15:24

Bertrand à manifestement beaucoup de mal à comprendre la relation. Il demande « ce que vous voulez faire ensuite » sans réaliser que tout se passe dans l’instant présent, que tout est dans cet instant qui est pour approfondir de façon profonde et personnelle notre dévelloppement personnel au travers de la recherche de la vacuité et que chaque seconde existe pour pouvoir enrichir cet instant dont la valeur se mesure à l’aùne de l’incertitude qui est la richesse.
Celui qui est capable de ressentir du plaisir gràce à l’incertitude même, ne se souçit pas de son sort, connait le nirvana et le lâcher-prise, se dépouille et creuse à l’intèrieur de lui même pour se défaire de l’importun, du superflu, de la souffrance par révélation et contrôle de celle-çi.
l’apparence n’est qu’un tableau. Le ressenti et la libido se situent au delà même si dans la réalité nous avons besoin d’icônes ou de bandes dessinées sous forme de scéances, rituels…
Mais la complicité de l’âme dans l’intensivité et l’acceptation de la correction sont des choses trops évidentes, importantes mais difficiles à exprimer. Voilà l’exemple d’une des choses qui peuvent s’intensifier dans le temps présent par une méditation adéquate; tout ce travail de l’esprit débouche sur une foule de questionnement et d’idées à explorer et à résoudre dans le cadre d’une recherche personnelle et introvertie mais non inutile avant d’arriver à l’extase.
Donc, cher Bertrand sachez que tout celà ne peut qu’être le fruit d’un long processus, et ce que vous voyez comme cyclique observez le plutôt comme une spirale ascendante.
A bon entendeur salut


RPH le 4 février 2009 à 13:09

« Je m’afflige certes un supplice, mais pour qu’Il(Elle) me pardonne ; je me châtie de moi-même pour qu’Il ( Elle) m’aide, pour plaire à ses yeux, pour arriver à la délectation de sa douceur » Saint Augustin (Sermon 400, 3, 3: PL 40, 708)


Maitre P. le 13 février 2009 à 12:47

Premiers pas dans votre univers… Et je m’y retrouve. Faire de notre relation si perverse parait il, le moyen pour nous de trouver l’apaisement, le bonheur et l’amour. L’équilibre tout simplement. A vous lire, je me reconcilie aussi avec les Dominas, qui trop souvent savent tout, exigent tout et ne savent pas ce qu’écouter veut dire, ni respecter et/ou aimer celui qui se donne à elles.
Maitre P.


lui le 14 février 2009 à 0:20

Merci beaucoup pour ces mots Maitre P.

Encore faut-il considérer l’image que nous, soumis attendons de ces femmes Dominantes. Doivent-elles être ces femmes sévères corsetées et si bien stéréotypées ? ou doivent-elles être simplement des femmes ayant choisi ce style de vie emmenant avec elles toute cette richesse de doutes et faiblesses qui les habitent également ?

Cantonner ces femmes Dominantes au rôle de simple porte-cravache est à mon sens réducteur. Mais peut-être que certaines de ces Dominas se cantonnent à ce rôle pour aussi se protéger en n’exposant pas leurs sentiments. Tiens, ne serait-ce pas là une réaction bien masculine ??? ;)

C’est donc aussi pour cela que j’aime ma compagne et Maîtresse, pour son entièreté, ses forces mais aussi ses faiblesses qu’elle sait partager.


Poster un commentaire
Nom: 
Email : 
URL : 
Commentaire :