|
Non, il n’est pas facile d’associer vie de couple relation D/s. Les différents personnages, doivent pouvoir se côtoyer et évoluer en harmonie. Pas facile, vraiment ! Si la Domina a les « outils» nécessaires pour faire passer des messages au soumis afin qu’il puisse trouver sa voie de vie, l’inverse me semble terriblement plus compliqué… Je me trouve parfois confronté au dilemme où l’homme, le compagnon, l’aimant, qui se trouve aussi être soumis veut réagir à des attitudes vis à vis de sa Maîtresse qui est aussi sa compagne. Quand cet homme a des choses à lui dire qui lui seront difficile à accepter. Mais comment faire pour qu’elle prenne ces messages sans qu’elles les interprète comme de la provocation voir de l’insoumission ? Je tombe donc régulièrement dans le schéma où je réagis à une attitude qui me choque où que je sais la desservir, et bang ! Ca bug. Que faire ? Accepter de la suivre, même si je sais que je peux lui donner d’autres perspectives sur ses problèmes ? J’ai bien sûr essayé de ne pas réagir et de laisser faire. Bon là c’est clair, pas de clash, seulement je reste avec le sentiment de ne pas lui avoir apporté le support et je le vis finalement mal. Non, vraiment, faire cohabiter le soumis se dévouant à sa Maîtresse avec le compagnon de vie de la femme qu’il aime et qu’il veut aider dans sa progression de vie n’est pas chose facile ! Articles relatifs
Commentaires :
12 Commentaires posté pour "Le soumis et l’homme…"
Perséphone le 14 décembre 2008 à 10:51
J’ai commencé à commenter… mais devant la longueur il vaut mieux passer par le mail…
thebrain13 le 15 décembre 2008 à 12:31
la vie nous apprend une certaine schizophrénie tout à fait nécessaire, mais dans ce carde là, j’ai toujours pensé qu’elle était tout a fait impossible à vivre longtemps. De plus, je vais te dire un secret mon cher Lui, les femmes, même les plus dominatrices, n’ont que mépris pour la soumission mâle…
lui le 15 décembre 2008 à 13:49
Une chose est sûre… Même si la relation D/s nous apporte son lot de réflexions et d’interrogations, elle nous oblige à arrêter de regarder notre propre ombre. Quant à ton secret, je te remercie de le partager avec moi. J’imagine qu’il est le fruit de ta longue expérience de soumis. Je me permettrai toutefois de forger mon opinion sur ma propre expérience…
Perséphone le 18 décembre 2008 à 16:25
Après mûre réflexion et bien qu’il soit long, comme tu l’as si justement souligné, il peut être lu par des gens interessés Donc voici le contenu de mon mail, après lecture de ce post : lui, Je comprend que cela puisse t’être difficile à vivre. Sans doute qu’Elle ne le voit pas comme toi, car nous avons tous une vérité propre d’un même évènement. adonys me dit souvent que je lui reproche ce que je fais moi même… Alors lorsqu’il me dit que je fais si, ou ça afin de me montrer que c’est là que ça pêche, j’avoue que je me renfrogne, regimbe… Non pas que j’imagine avoir la meilleure façon d’appréhender la vie, mais parce que c’est difficile pour moi que l’être que j’aime le plus, qui n’arrive pas à changer ce qui le dévore, agite sous mon nez mes points faibles. Sans compter que parfois, souvent… tout le temps d’ailleurs… il pointe ce que je pointe moi aussi avec beaucoup moins de délicatesse. Mais, bizarrement, mais bien compréhensible, ce qui blesse le moins passe nettement moins bien… parce que dit par l’autre, celui qu’on souhaite séduire… parce qu’il y a séduction continuelle dans un couple… enfin normalement. Je suis une Domina, et même si j’aime que mon compagnon m’aide à progresser, ce n’est pas toujours facile à entendre. C’est comme s’il me disait que sa Domina est faible, plus crédible… tu vois ce que je veux dire ? C’est terriblement dur à entendre. Peut être qu’en passant par l’écrit c’est plus facile. Non seulement parce qu’en ce cas de ne pas avoir la personne en face permet de mieux digérer les mots. Et puis en écrivant on a souvent tendance à peser ses mots, à mettre des formes que l’on ne fait pas systématiquement à l’oral. Et puis surtout on prend du recul ! C’est tout aussi valable pour lui. Il a du mal à « encaisser» ce que je pointe du doigt. C’est ainsi qu’il a mis beaucoup de temps à changer de vie. Il prenait ce que je lui disais de sa façon de gérer (ou plutôt de non gérer) sa vie comme… une intrusion dans sa pensée. Pourtant, il finissait toujours par me dire combien j’avais raison. Encore aujourd’hui, il a du mal lorsque je lui montre qu’il ne prend pas le problème dans le bon sens… Mais il finit par digérer et prendre en compte ma façon de voir… et l’adapte à SA façon… C’est ainsi que nous progressons l’un l’autre. Nous sommes le coach de l’autre. Nous progressons, nous analysons au travers des approches de l’autre. Ce n’est pas toujours facile mais nous gardons toujours à l’esprit que le ciment de notre couple c’est notre amour. Que la relation D/s n’est qu’une partie de notre couple. Alors oui parfois nous mettons entre parenthèse nos coté D/s. Oui nous vivons alors comme un couple normal. Oui nous ne sommes plus que des amants, des amoureux. Mais c’est aussi cela notre force. J’espère vraiment que vous réussirez à trouver votre équilibre. Celui du couple, des amoureux. Celui qui vous permettra de vivre ensemble, qui vous permettra d’évoluer, de progresser ensemble. Perséphone.
Elle le 18 décembre 2008 à 19:41
Je te remercie Perséphone pour ton commentaire que je rejoins en tous points.
lui le 21 décembre 2008 à 21:54
Je vais essayer de donner quelques précisions suite aux débats qui se sont formés autour de ce billet. Il semble que je n’ai pas été assez précis dans mon développement… Nous vivons une relation D/s en 24/7, ce qui signifie que par défaut, je suis soumis. C’est donc « lui » qui pilote à ma dynamique de vie. La vie privée et la D/s ne font donc qu’un. Cela ne veut pas dire que mon Elle ne me donne pas droit à la parole, loin de là. Nous avons tous les jours des espaces de dialogues, où l’homme et la femme aussi bien que le soumis et la Domina se rencontrent pour partager les réflexions du moment. J’ai le droit de donner mon avis sur les décisions du ménage et mon Elle en tient généralement compte. Nous n’avons en ce sens pas de réel problème de communication. Nous y mettons une grande priorité. Lors de ces discussion nous abordons bien sûr les problèmes auxquels elle fait face autant que les miens et prenons des décisions communes et concertées. Je suis déstabilisé quand je me retrouve à ressentir le besoin de réagir sur l’instant suite à une réaction qu’elle aurait pût avoir (Je n’en développerai pas ici la nature, ce n’est pas le sujet). Malheureusement cela amène à mettre le doigt sur des points qui peuvent… fâcher. Si je ne réagis pas, je vis avec la culpabilité de justement ne pas avoir réagi, de la laisser faire alors que j’aurais pû l’aider. Reparler du problème plus tard, à froid, n’a plus d’utilité, les émotions étant retombées. Excellent Noël à Toutes et tous. lui
séverin_à_Anne le 22 décembre 2008 à 20:40
Très intéressant sujet que voilà… Ce qui se joue est commun a beaucoup de relations Ds et sans y avoir trouvé la solution miracle j’y ai quelques idées perso. Premièrement une Maîtresse et son soumis au sein d’une relation Ds sont indiscossiables de la Femme et de l’homme, je veux dire par là, qu’à mon sens, jusqu’au plus profond comme jusqu’à la chose la plus anodine de nos quotidiens nous restons hommes soumis à nos Maîtresses Femmes. Partant de là , il me semble nécessaire d’une part que la Dame accepte pleinement qu’Elle est un être humain avec des « qualité» et des « défauts» et d’autre part que le fait d’assumer celà n’amoindri en rien l’exercice de son pouvoir sur son soumis aimé. Une fois ceci très clairement établit entre les deux âmes soeurs ainsi unies, il me semble tout à fait possible d’exprimer librement l’un et l’autre ses accords ses desaccords ; il est possible aussi de demander à sa Maîtresse de bien vouloir réfléchir à nos requètes de soumis, manifester notre incompréhension sur telle ou telle manière de faire ou façon de voir ….. le principal étant de rester soi l’un et l’autre et de garder conscience que seule la Maîtresse Femme que l’on aime et qui nous aime sincèrement , aura le dernier mot et la décision que celà nous semble juste ou injuste, que celà soit en accord avec notre vision des choses ou pas. Si nous, soumis , étions en desaccord complet alors il nous faut chercher le bon cheminement pour mieux comprendre et ….au pire …. nous retirer de la relation si c’est vraiment destructeur. Mais il me semble impératif d’avoir conscience que nous n’avons pas du tout du tout vocation d’aider à changer notre Maitresse Femme mais de nous efforcer de trouver le chemin de son épanouissement…. c’est d’abord en celà que pour ma part je « reconnais» le sens donné à mon choix de vie sur un mode Ds. Je n’ai fait que dire ce que je cherche à suivre et je précise que je ne fais pas mieux que les autres …. mais je pense que le bon chemin est là. Merci à Vous pour ces échanges ouverts qui font du bien, j’aurai pu écrire celà à ma Princesse, c’est un peu pour celà aussi que j’ai eu envie de participer. Meilleurs Voeux à Vous deux ainsi qu’aux participants…. vive la Ds …vive l’amour …. vive nos Suprémement délicieuses Maîtresses d’Amour. séverin_à_Anne
Elle le 23 décembre 2008 à 11:23
Bravo séverin pour ta manière de voir une relation D/s. Mais voilà, cela ressemble à une image d’Epinal car dans la réalité les choses ne se passent pas tout a fait ainsi pour nombre d’hommes qui veulent se soumettre. Se plier ne veut pas dire tout accepter aveuglément et sans rien dire mais cela signifie accepter que cette Femme choisie dirige, décide, guide, éclair sa vie et que l’on croit et a confiance en elle. Le dialogue, base d’une relation, étant toujours ouvert.
séverin_à_Anne le 23 décembre 2008 à 14:13
Le pourquoi pourrait-être dans certains cas le désir plus ou moins conscient de n’être prêt à plier que concernant sa vie sexuelle et non sa vie tout court. Pour ma part c’est dans une moindre mesure le premier cas mais l’acceptation du contrôle de ma vie en entier grandit et à déjà dépassé tout ce que j’ai pu vivre antérieurement par le fait que j’aime et qu’Elle m’aime, sans ce sentiment réciproque je n’aurai pas pu m’engager sur le chemin du reel renoncement aux prises de décisions concernant ma vie perso. Question fantasme/réalité tangible, je dois aussi, bien que sincère depuis le tout début, prendre toujours plus conscience que toute décision de ma part est en fait soumise à approbation, de ma Divine,pour le moins et parfois il n’y a pas d’approbation de sa part mais décision contraire et là je dois m’efforcer soit de tenter d’en reparler lorsque le moment s’y prête car je ne dois pas « imposer» le sujet pour espérer une reelle reflexion commune soit ….. jusqu’à présent …aller au bout de mon argumentaire souvent maladroitement et limite avec insolence voire colère contenue …puis…puis he bien plier profondement et une fois fait j’avoue me sentir mieux et libéré. (Cependant celà reste éprouvant pour nous deux)C’est pour celà que je m’efforce d’apprendre à exprimer tout en restant constament à ma place…et là j’ai encore du chemin à faire et à confirmer dans le temps mes progrès. Je précise toutefois que chaque progrès est une victoire et un pas de plus vers l’épanouissement de notre union.Un bien-être fou m’envahi chaque fois que je suis parvenu ou j’ai été amené au « lacher prise» vaincu, plus encore conscient de sa suprématie. Troisièmement le pourquoi pourrait être aussi se mentir à soi-même à demi-consciement car sûr de notre désir de soumission , sûr de désirer prôner la suprématie de sa Maîtresse mais pas assez véritablement amoureux pour le faire.
Elle le 23 décembre 2008 à 17:29
C’est bizarre, j’ai l’impression de lire un récit de guerre ! Un combat entre ce que l’homme désire idéalement et la réalité qu’il ne peux vivre, pour les raisons que tu évoques ou d’autres.
lui le 24 décembre 2008 à 14:08
Bonjour séverin, Je me permets de développer un peu le point suivant : J’ai pour ma part vécu avec l’image d’un père n’exprimant que peu ses émotions et qui gérait sa vie avec pragmatisme. Se soumettre est par conséquent pour moi aussi un gros travail de lâcher prise, accepter de plonger au fond de moi pour combattre mon instinct et apprendre à le contrôler. C’est accepter que l’autre puisse avoir une vision lucide sur ma propre vie et avoir la capacité d’accepter que je puisse avoir tort. Oui, cela représente un combat, mais un combat intérieur dont la guerre se gagne bataille après bataille. Amicalement Excellent Noël à toi. lui
séverin_à_Anne le 25 décembre 2008 à 8:11
Bonjour lui Oui oui c’est exactement ce que je pense , il s’agit d’un …pourquoi pas utiliser le mot « combat» mais surtout un combat qui se joue en soi…bref tu l’as très bien décrit. Madame Elle , au sujet de « rester à sa place» celà signifie tout simplement que même si un soumis ressent sa nature soumise et qu’il souhaite la vivre, il n’en reste pas moins qu’il s’agit d’un cheminement et non d’un état spontanné dans tous les actes de sa vie en rapport avec sa Chère et tendre ainsi que dans toute communication quelque puisse-être la teneur et le sujet…..du moins je suis convaincu qu’il est impossible à un homme même soumis, mais ayant aussi quelque peu du caractère, de ne pas avoir à faire un long « travail» en lui même et avec son Elue pour s’approcher toujours plus d’un épanouissement commun. pour ce qui est de l’égoisme , je l’évoquais concernant une relation complice mais sans amour profond …. ps. je suis désolé pour mon dernier post que j’ai hésité à éditer et qui en fait c’est affiché sans qu’il soit entier et à mon insu….. Joyeux Noel à tous les Deux Mes respects à Madame Elle Amitié à lui séverin_à_Anne Poster un commentaire
|
|