Une fois n’est pas coutume et aujourd’hui c’est Elle qui prend le clavier.
S’il est bien un fait récurant chez mon Lui, c’est sa propension à partir en vrille …Je ne sais jamais très bien quand la bombe explosera mais je sais que cela se produira de manière régulière. Le week-end et les vacances étant ses jours de prédilection !
Et pourquoi le week-end ou les vacances ? comme il l’explique très justement dans son article « Je suis masochiste », ce sont des moments où il pourrait trouver du plaisir, son « merdier » de vie mis entre parenthèse, il n’a plus à se prendre la tête, juste simplement se laisser aller …
Mais voilà , il est masochiste et les masochistes n’ont pas de week-end ni de vacances contrairement à leur chère Maîtresse ! Pour eux, il faut que les problèmes soient constants…
Mon Lui a donc un excellent moyen de toujours raviver ma flamme ! Me provoquer.
Il a beau prendre son air de duchesse offensée pour m’affirmer haut et fort que ce n’est pas vrai, le texte, ci-dessous, parle de lui-même.
Elle
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Dans sa forme la plus grossière, le facteur provocateur est aisément reconnu dans la scène masochiste même.
Le masochiste use de tous les moyens à sa portée pour amener son partenaire à créer la gêne qui lui est nécessaire pour obtenir son plaisir ; il force une autre personne à le forcer.
Le masochiste le plus souvent s’efforce très activement d’atteindre ce but passif ; il y dépense souvent une quantité d’énergie psychique, de ruse et d’intelligence. L’effort dépensé pour arriver au déplaisir désiré, qui est ici le plaisir, fait partie lui-même des sensations du plaisir masochiste préliminaire. L’expression de cette tendance varie d’une incitation douce à des provocations grossières.
Mais si le but n’est pas atteint, les efforts peuvent prendre une direction et un caractère très similaires aux expressions de l’instinct sadique. Tout se passe comme si les obstacles qui se dressent devant l’accomplissement du but masochiste rendaient l’individu impatient et stimulaient les tendances sadiques. Lorsque la satisfaction immédiate et directe de son impulsion ne paraît pas possible, le masochiste devient provocant en cherchant à obtenir de son partenaire l’action désirée.
Il existe beaucoup de masochistes «  exaspérés » qui torturent leur partenaire jusqu’à ce qu’il ou elle réagisse avec la punition désirée ou la vengeance ; jusqu’alors la pression de la part du sujet croîtra indéfiniment. Il ressemble à un méchant enfant qui agace sa mère jusqu’à ce qu’il soit puni. On dirait que l’enfant se demande en présence de la trop patiente mère : »Â va-t-elle se fâcher maintenant ? Pas encore ? Peut-elle supporter même cela ?
Des moyens agressifs sont employés dans le but d’obtenir punition, gronderie, humiliation ; la victime par vocation devient un tourmenteur, les rôles paraissent momentanément renversés. Le masochiste se conduit comme un sadique et son partenaire, dont il attendait souffrance, peine, humiliation, se conduit comme la victime d’un sadique. Cette conduite peut progresser d’une ironie légère au défi impudent du partenaire, d’une taquinerie d’apparence superficielle, de disputes, de tourments à l’insulte grossière si la satisfaction n’est pas accordée.
En considérant la persévérance obstinée de la provocation, on serait tenté d’attribuer au masochiste qui agit ainsi un caractère tyrannique et despotique. Il est étrange, et digne d’être médité, que le masochiste dont le caractère normal est celui d’une soumission complète à son partenaire, d’obéissance absolue, insiste maintenant sur l’obéissance à sa propre volonté, sans s’occuper des désirs du partenaire.
Lorsqu’un masochiste a ainsi réussi à forcer sa victime à l’insulter, il n’est pas rare qu’il se sente offensé et peiné. Du reste, cette réaction reste consciente, mais n’exclut pas la satisfaction inconsciente.
L’obstination et la persévérance du masochiste parviennent presque toujours à leurs fins secrètes. Il insiste pour être insulté tout en résistant énergiquement. Naturellement, ses efforts incessants et infatigables provoquent toutes les tendances agressives du partenaire qui est tenté de donner libre cours à sa propre cruauté. Dans sa recherche inconsciente le masochiste trouve toujours sa contrepartie sadique.
Quelle place peut-on lui accorder dans l’ensemble des phénomènes masochistes ? Ce trait provocateur fait partie de la technique du Masochisme ; son but est de provoquer une certaine conduite, une certaine réaction de l’objet. Il est bon de remarquer que cette technique spéciale a un caractère actif, agressif même. En d’autres termes : elle a sa source dans le Sadisme comme le partenaire dormant du Masochisme.
Le but de cette attitude peut être généralement appelé sabotage masochiste.
Theodor Reik (Extraits)



Bravo Madame Elle
, halte aux non dits ou dénis !! 
Bonjour MAdame Elle, et merci beaucoup pour cet extrait, je me retrouve complétement dans ce qui est dit et mes pétages de plomb régulier surtout le dimanche soir quand je dois partir pour 1 semaine et que je n’ai pas eu ma dose dans le weekend. Je l’énerve, la cherche, elle ne répond pas, je continue plus fort, jusqu’a m’énerver très fort contre moi même, puis généralement la seul façon pour moi de retomber calme c’est de jouir, ensuite grand sentiment de culpabilité pour l’avoir provoqué. C’est exactement cela. Puis j’avance dans ma réflexion plus je me comprends. Ma question c’est comment gérer tout cela dans la soumission ?
Le soumis Maso finalement n’est soumis que pour avoir sa dose régulière ??
Humblement
Bert