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Mais ai-je encore des fantasmes ? Franchement, je ne sais plus. J’ai le sentiment que ma réalité a dépassé tout ce que je pouvais ressentir auparavant comme émotions dans l’imaginaire de mes fantasmes. N’avais-je finalement pas un seul fantasme pouvant à lui seul dynamiser tous les autres ? A savoir l_â_c_h_e_r-p_r_i_s_e et a_c_c_e_p_t_e_r. Quel con ! Il ne me serait jamais venu à l’idée de fantasmer là dessus, alors que ce lâcher-prise est simplement le catalyseur, le glutamate de tout plaisir éprouvé dans ma peau de soumis. Ma vie s’est subitement simplifiée face à la force de l’abandon se substituant à la complexité impossible des fantasmes. C’est peut-être aussi parce que je ne m’imaginais pas la force du lâcher-prise et de ses bénéfices que j’ai eu autant de mal à y arriver. C’était finalement si simple ! Toutes les attentes, les scenarii, ces désirs si imperceptibles et flous que je ne pouvais y mettre mots me semblent désormais si insignifiants. Mon seul désir est de tendre à vivre cette vie encore plus intensément, du plus profond de mon être. Ayant oublié mes points de résistances je lui ai ouvert la porte afin qu’Elle me structure, me modèle au fil des jours à l’image qui lui convienne. Je me sens plus proche d’elle, plus aimant. Je la ressens vibrer et vibre avec son être. Je nous perçois parfois comme une entité unique qui , enfin, a déployé toutes ses forces. Oui, il me semble bien que ma réalité est bien plus intense que tout ce que j’aurais pu oser fantasmer. Mon seul besoin maintenant est de pouvoir le vivre simplement au quotidien avec et au travers d’elle sans nécessairement chercher à savoir ce qu’Elle, qui cultive les vertus de l’inattendu, me réserve demain. « lui » Articles relatifs
Commentaires :
3 Commentaires posté pour "Fantasmes, désirs ou réalités ?"
Oxyfera le 30 août 2008 à 2:01
Avec des mots à la sincérité cristalline, le voyage au coeur de quelques chose d’aussi vaste en amour, d’aussi grand en beauté, d’aussi immense en leçon, d’aussi élevé dans l’expérience, d’aussi intense dans les découverte des tréfonds du soi, d’aussi haut dans l’abandon que le bas dans la descente des profondeurs d’un soi qui sera rarement allé, est-il facile d’imaginer, aussi loin sur le chemin de la sinusoïde de l’âme humaine et de ses faces qu’elles nous cache à vie, si l’on ne prend pas le courage ni le désir de partir en exploration. L’âme sondée doit, pour parvenir à un tel voyage, être aussi belle que la phase qui la lie à son Exploratrice. Cet écrit me bouleverse.
Dame Féline le 2 septembre 2008 à 15:52
lâcher-prise oui… mais combien de déclics, combien d’étapes pour arriver à la quintessence? Chaque verrou qui saute est une libération, puis vient le temps de la résistance du verrou suivant, du schéma mental suivant, si ancré… les réactions peuvent être fortes; moments de doute, rébellion, agressivité verbale… que sais-je… et lorsqu’Elle tient bon, reste zen et inflexible… soudain le verrou suivant lâche enfin… quel parcours! Courage, vivez avec toute l’intensité ces moments si riches mais parfois si pénibles… cela en vaut la peine! tendresse dame Féline
petite française le 10 septembre 2008 à 16:07
Très authentique témoignage sur un palier difficile dans le cheminement vers l’absolu. Merci de le partager. B Poster un commentaire
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