Mon Elle,
Je voulais vous remercier pour ce moment superbe hier soir. Vous servir a été bien sûr du bonheur à l’état brut. Je l’ai vécu encore comme une réelle jouissance en osmose avec Vous. Vous m’avez aussi laissé prendre mon plaisir, qui a bien sûr été un nirvana foudroyant
encore, MERCI !
Mais que se passe t’il ?
Je me suis réveillé ce matin, vous étiez déjà partie travailler. J’aurais tant aimé pouvoir vous dire combien je vous aime, vous embrasser une dernière fois. Je me sentais vide. Une dure réalité où toute l’expression qui était en train de se bâtir ces derniers jours s’était vidé avec le jus de la jouissance. Je voyais devant la glace un homme, aimant certes, soumis bien sûr, mais dont la connexion forte et permanente avec vous venait de se couper. Connexion dont je veux rétablir rapidement ses pleines capacités.
Est-ce donc cela la chasteté ? la construction émotive d’une relation forte et profonde ? La faculté naturelle à se mettre en phase sans difficulté avec Vous, de ressentir Vos émotions et vivre les miennes d’une manière exacerbée ? Une osmose qui nous emporte et nous garde sur la ligne que nous avons choisi de vivre ? La capacité à pouvoir subir et accepter tout en y trouvant du plaisir ? Tous ces sentiments doivent-ils être brisés d’une simple éjaculation ? Il semble que ce soit le cas. Quelle fragilité ! J’ai le secret espoir que ces feelings tant appréciés reprennent rapidement le dessus.
Cette réflexion me fait me mettre en face de ce paradoxe : Dois-je vivre ces sentiments profonds d’appartenance qui me font tant vibrer intérieurement sachant que ce serait au dépend d’un plaisir physique ? Je ne sais pas.
J’ai passé la journée comme suspendu au dessus d’un vide, un peu hébété, ne trouvant plus de repères sur ce que j’étais en train de construire, comme une coquille n’ayant plus de substance.
J’ai bon espoir que cela ne durera pas, je me sens déjà mieux.
Vous me manquez,
Je vous aime.
Votre « lui »



Mon Lui
Magnifique image pour représenter ton ressenti et merci pour tes mots doux mais quelque peu tristes …
Tu me sembles perdu tout a coup. J’ai l’image d’un ballon rouge s’envolant dans le ciel bleu.
Mais rassure-toi, je suis là près de toi, en pensées si je ne le puis de manière physique.
Et tu connais la force de la pensée !
Je t’aime.
Courage
mon Elle
Je vous sais avec moi et sais aussi que cet équilibre encore fragile bénéficie aussi de ces expériences.
J’ai confiance car je sais que nous nous aimons.
Votre « lui »
oh… lui, tu ressens le vide après t’être vidé… comme un/e soumis/e ressent le down au lendemain d’une séance particulièrement forte…
que de nouveautés à apprendre à gérer… mais je sais que tu y réussiras, et que ce « vide », grâce à Elle, se comblera bien vite, et chaque fois plus vite…
courage…
et bisous tendres à tous 2
Voila bien là le propre de l’homme, le grand calme troublant après la tempête des sens.
Le grand dévouement et l’abnégation soudain réduit à néant,
Une simple éjaculation à tant d’effets sur nos petits soumis.
Mais tout refleurira en quelque jours pour être encore plus aimant, encore plus amant. . .
Bravo Lui tes écrits sont superbes et ton analyse si humble.
Encore. . .encore. . .
Maîtresse Fleur
« Un seul être vous manque et … » – Cette absence de l’autre, même momentané, bien connue des amoureux passionnés, prend une toute nouvelle dimension dès lors qu’elle est vécue dans la soumission.
Cette impression de vide, qui nous transforme en enfant perdu, cherchant sa mère, cette panique devant l’absence, ce manque d’elle, est exacerbée par la dépendance du soumis. Plus on aime, plus on est soumis, plus on s’abandonne, et plus on devient dépendant. N’est-ce pas cette dépendance, qui fait le véritable pouvoir de la femme dominante ? Ce besoin de sa présence, d’un regard, d’un sourire, d’un simple geste, où de sa silhouette qui rode à proximité de nous, nous fait paniquer dès qu’elle s’absente, ou pire, est là , près de nous, mais ne se préoccupe pas de son soumis, semble l’ignorer.
Cette dépendance qui nous rend si soumis, si humble, et qui nous donne des dispositions à obéir, à lui faire plaisir, à tout subir, pourvu qu’elle soit là .
Félicitations à vous deux, Elle et lui
puton
Merci puton pour ces mots.
Avec le recul des jours, je me rends compte que ces moments font aussi partie de la vie de soumission, et qu’il nous faut les surmonter, apprendre à faire abstraction de ses propres ressentis, sachant qu’en regardant devant (bon légèrement vers le bas quand même) et en continuant à se donner, la pente sera plus facile à remonter à chaque fois.
Mais n’est-ce pas là notre force ? Avoir la capacité à surmonter ces instants de perdition et continuer à se donner ?
Son absence après cet instant a été terrible pour moi, la distance momentanée me faisant perdre brusquement tout point de repère. Je dois admettre qu’Elle est très attentive à mes états émotionnels et m’a apporté toute sa tendresse son réconfort et le soutien nécessaire pour me remettre en ligne.
Amicalement,
« lui »
Vos articles sont pertinents et bien écrits, bravo.
Pour avoir vécu sous CB 24/24 et 7/7 sous CB je dis attention au dérapage affectif car quand cela arrive on est TRES MAL.
L’expression « chien sans collier » prend alors tout son sens et les sentiments exacerbés génèrent parfois des pensées et des mots trop forts pour exprimer une forme de souffrance.
Envisager une petite pause pour mieux rebondir peut être utile.
Cordialement
TSM
http://tsm-textes.over-blog.com/
Je suis une Maitresse débutante et je viens de tomber sur vos écrits, j’adore, c’est très bien écrit, très beau et le lien qui vous unit tous les deux est vraiment palpable, votre relation a l’air si forte! J’admire. Continuez à vous livrer ainsi.
Amicalement
Minealis